La sœur de Sainte Agnès

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couvent-Sainte-Agnès

Au couvent Sainte Agnès, il y avait autrefois la fille d’un seigneur tchèque, lequel l’y avait mise contre son gré, car elle était tombée amoureuse d’un pauvre chevalier, et son père, furieux contre cette amour, avait préféré qu’elle entre dans les ordres.

Mais ni le courroux du père ni les murs du couvent ne purent effrayer les amants, qui continuèrent de se voir, mettant à profit le silence qui baignait les jardins du couvent et les ténèbres nocturnes. Un jour, ils décidèrent de s’enfuir ensemble. La fille du seigneur, cependant, n’était pas très aimée des autres sœurs, car elle haïssait son état et n’avait pas réussi à ses lier d’amitié avec elles.

Et arriva ce qui devait arriver : une des nonnes comprit la raison de ses promenades nocturnes. Elle en fit immédiatement part au père de la jeune fille, qui entra dans une grande colère, et se mit à rêver d’une cruelle vengeance. La nuit où la fuite des amants était prévue, le père furibond fit le guet dans le jardin du couvent, l’épée à la main. Lorsque les amants apparurent, le père, possédé par la fureur, transperça le cœur de sa fille, qui tomba sans mot dire. Puis il se jeta sur l’amant épouvanté, qu’il blessa mais ne tua pas. Il prononça enfin une malédiction à l’encontre de sa fille, afin qu’elle ne trouve jamais le repos tant que s’élèverait le couvent Sainte Agnès.

Depuis lors, la nonne hante les couloir du couvent, respirant péniblement et attendant sa libération. L’habit gris qu’elle porte est marqué d’un coup d’épée à la poitrine. Elle fait le tour du couvent sans faire de mal à personne, contrairement à d’autres fantômes qui hantent ces lieux.

http://www.digital-guide.cz/fr/realie/a-la-decouverte-des-fantomes-de-prague/i-la-soeur-de-sainte-agnes/

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La Carmagnole n’est pas une danse

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A l’origine, la Carmagnole n’est pas une danse, c’est un vêtement porté par les habitants du village italien de Carmagnolia, dans le piémont.

Veste courte, son sommet est découpé en angle aigu, rabattu sur la poitrine avec plusieurs rangées de boutons en métal, des revers courts et des poches. Elle gagne le sud de la France et, par l’intermédiaire des fédérés marseillais, arrive à Paris pendant la Révolution française.

Les sans-culottes l’adoptent tout de suite et en font un de leurs symboles avant de donner son nom au célèbre et anonyme Chant. Celui-ci a été vraisemblablement composé en 1792 après la prise des Tuileries lors de la journée du 10août.

La Carmagnole devient très populaire au moment de la chute de la royauté, après l’arrestation du roi et son enfermement à la prison du temple. Son texte évoque l’atmosphère de ces journées d’insurrection s’en prenant à Monsieur et Madame Veto (surnoms donnés à Louis XVI et Marie-Antoinette) ainsi qu’aux gardes suisses qui furent massacrés après la prise du château.

Ce n’est que plus tard que la chanson est accompagnée d’une danse en ronde qui commence lentement pendant le couplet, en tapant du pied, puis s’accélère de plus en plus au refrain. Symbole révolutionnaire et populaire, cette chanson reflète les joies, les attentes, les tendances ou les rancoeurs de la population, qui la modifie constamment en y ajoutant un couplet au gré des événements. Elle scande ainsi les épisodes de la Révolution, chantée et dansée au moment des fêtes, lors des grands rassemblements populaires, au départ des troupes ainsi qu’aux exécutions, notamment lorsque Robespierre monte à l’échafaud.

Vêtement avant d’être une chanson, c’est également un genre littéraire dans lequel s’est illustré Bertrand Barère. Cet avocat, qui a présidé le procès de Louis XVI, est membre du Comité de salut public. Instigateur de la Terreur et partisan de la guerre à outrance, l’homme s’est surtout fait connaître par ses discours surnommés « carmagnoles ». Epiques, ils transforment un épisode militaire en mythe républicain; lyriques, ils appellent à l’extermination des ennemis de la Révolution en soutenant les colonnes infernales en Vendée ou en réclamant la destruction de villes qui se sont soulevées comme Lyon ou Marseille. Mais c’est le chant populaire qui restera dans les mémoires.

Alors qu’il est premier consul, Bonaparte interdit de chanter et de danser la Carmagnole. Elle fait toutefois sa réapparition à l’entrée des alliés dans Paris en mars 1814 et rythmera les autres épisodes révolutionnaires tout au long du XIXème siècle. Une nouvelle strophe est chaque fois composée, que ce soit en 1848 à la chute de Louis-Philippe, pendant la Commune de Paris en 1871 ou lors de la Révolution russe de 1917 où, à défaut d’endosser la veste, les Soviétiques entonnèrent le célèbre chant français: « Dansons la carmagnole … »

Olivier Tosseri.  « Historia. »

La légende du gouffre de Padirac

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gouffre de Padirac

L’énorme gouffre de Padirac aurait-il une origine surnaturelle ? Voici la légende, telle qu’elle nous est parvenue.

Saint-Martin, au cours d’une tournée sur le causse, en quête d’âmes à sauver, rencontra le diable qui s’en retournait aux enfers, la besace pleine d’âmes damnées dont il venait de faire ample moisson parmi la population très païenne du pays.

La conversation s’engage, et le Diable, se moquant des piètres résultats de Martin, lui propose de franchir l’obstacle qu’il lui indiquera. S’il y parvient, il récupérera le sac du diable et sauvera les âmes qui s’y trouvent enfermées.

Martin tient le pari: le Diable frappe le sol et, sous ses pieds, s’ouvre le fameux gouffre.

Saute de l’autre côté si tu le peux ! lui intime-t-il.

Le saint enfourche sa mule, qu’il talonne violemment tout en invoquant le Tout-Puissant. Et l’animal fit un tel bond qu’il retomba de l’autre côté de l’abîme, imprimant la marque de ses sabots sur une dalle de roche (où elle est encore visible).

Le Diable, furieux, regagna les enfers par le trou qu’il avait ouvert.

Voila pourquoi le gouffre de Padirac mène à Lucifer…

« A la découverte de la France mystérieuse. »

Le destin funeste d’un portier qui malmenait les étudiants

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balayeurLa maison située en face de l’église Saint Nicolas, appelée « le vieux collège », était autrefois un foyer destiné aux étudiants et aux maîtres de l’université de Prague.

Le foyer était dirigé d’une main de fer par le propriétaire, et personne n’avait le droit de rentrer la nuit tombée, sans peine de devoir s’annoncer au portier. Le portier, un homme bourru, veillait au grain, et causait de nombreux désagréments aux élèves, allant jusqu’à les faire renvoyer. Les étudiants mirent alors au point un plan ingénieux pour se venger de lui. Prétextant la présence de cambrioleurs, ils l’attirèrent dans la cave, où il fut surpris de trouver les élèves au grand complet. Il se tenaient en rond autour d’un billot sur lequel une hache était posée, et près duquel un bourreau masqué attendait. Tandis qu’on le ligotait promptement, les genoux du portier se mirent à trembler. On lui lut son acte de condamnation, qui stipulait qu’il devait mourir pour les tourments qu’il avait infligés aux élèves.

C’est en vain que le portier implora grâce, il dut s’agenouiller contre le billot, et ses yeux furent bandés. Il ne savait pas encore que deux étudiants avaient pris la place du bourreau, derrière lui, un foulard blanc à la main, et s’apprêtaient à en frôler le cou du condamné à la place de la hache du bourreau. Mais le portier, qui ne put surmonter sa terreur, fut frappé d’apoplexie, et s’écroula près du billot comme s’il avait eu la tête tranchée par le bourreau. Ainsi, ce qui devait au départ être une plaisanterie s’avéra la triste vérité. Le portier mourut sans absolution, ne trouva pas le repos dans la tombe, et son fantôme, la tête coupée, se mit à hanter le foyer. On dit qu’il ne trouvera la paix éternelle que lorsque quelqu’un achèvera de lui trancher la tête.

http://www.digital-guide.cz/fr/realie/a-la-decouverte-des-fantomes-de-prague/vi-une-execution-dans-une-cave/

Une châtelaine venue de l’au-delà

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châtelaine venue de l'au-delàCette histoire se passe dans un village de Seine-et-Marne, en 1924 *. L’abbé Boineau, nouveau curé, vient de s’installer au presbytère. Tout à son emménagement, il n’a pas encore eu le temps d’aller présenter ses devoirs à ses paroissiens.

Sa première visite d’usage sera, bien entendu (ainsi que le lui a conseillé son prédécesseur), pour le château où vit le comte de Chalamel. Mais des soucis domestiques lui font remettre cette sainte corvée de jour en jour.
Or, un après-midi, alors qu’il procède au classement de sa bibliothèque, on frappe à la porte. Il va ouvrir et se trouve face à une vieille dame qui lui dit:

Vous êtes, je pense, notre nouveau curé ?
Oui, madame …
Je suis Mme de Chalamel.

Le jeune curé fait entrer la châtelaine, lui donne le meilleur fauteuil et lui dit à quel point il est confus de n’être pas encore allé se présenter au château …

C’est sans importance, dit Mme de Chalamel.

Et elle ajoute:

Je viens vous voir pour vous demander un service, monsieur le curé … Un grand service … Quand vous nous ferez le plaisir de venir à la maison, vous reconnaîtrez mon fils Emmanuel. C’est un grand garçon, très sympathique, qui vous plaira certainement … Il a une seule passion: les chevaux. Il est fou d’équitation comme l’était son père. Et cela m’inquiète car, vous l’ignorez peut-être, mais c’est un sport dangereux … très dangereux. Or, j’ai beau le mettre en garde, il ne m’écoute pas. C’est pourquoi je viens vous voir, monsieur le curé …

L’abbé Boineau s’agite sur sa chaise:

– Mais, madame, je ne vois pas ce que je peux faire …
– C’est bien simple: Emmanuel est très pieux, et je pense que si vous, monsieur le curé, lui demandiez de ne plus monter à cheval, il vous écouterait … Vous auriez certainement plus de poids que moi …
– Mais, madame, je ne sais si je saurais …
– Mais si, mais si. Voulez-vous me faire plaisir et lui parler ?
– Et bien, soit ! quand j’irai au château, la semaine prochaine …

Mme de Chalamel interrompt l’abbé Boineau:

– Non, pas la semaine prochaine, monsieur le curé. Aujourd’hui même, si vous le voulez bien. Car mon fils doit faire demain une grande promenade à cheval, et nous devons l’en empêcher …
Je veux bien, madame, dit le curé, mais ma demande ne va-t-elle pas lui paraître bizarre ? … Surtout le jour où je le verrai pour la première fois … Peut-être aurai-je plus d’influence lorsque je le connaîtrai mieux …
– Je vous demande, monsieur le curé, d’y aller aujourd’hui.
– Vous pensez vraiment qu’il risque d’avoir un accident ?
– Je ne le pense pas, monsieur le curé … Je le sais !

Et Mme de Chalamel regarde l’abbé Boineau d’une façon si étrange que le pauvre prêtre se sent mal à l’aise.

– Vous voulez dire que vous avez un pressentiment ?
– Non, monsieur le curé. Je sais qu’il aura un accident. Alors, je vous en supplie, allez le voir dès cet après-midi. Et empêchez-le de monter demain …

La châtelaine paraît tellement bouleversée que le curé troublé promet.

Merci, monsieur le curé !

Mme de Chalamel se lève et prend congé.

L’après-midi, l’abbé Boineau se rend au château et demande à voir le jeune comte.
Un grand garçon sympathique est bientôt devant lui. Le nouveau curé se présente, accepte un doigt de porto, et les deux hommes parlent longuement du village, de la région, de la pêche et de la chasse.

Je crois que vous êtes un grand sportif, dit l’abbé Boineau. Je me suis laissé dire que vous étiez féru d’équitation …
C’est vrai !
Très beau sport; mais dangereux …
Pas quand on connaît les chevaux et quand on monte, comme moi, depuis l’âge de cinq ans !

Le curé est très embarrassé:

Sans doute, sans doute, dit-il; mais on est toujours à la merci d’un accident … Or, la vie est un bien si précieux que Dieu nous a donné, que dis-je donné, confié ! Et nous devons, c’est un devoir, en prendre grand soin … ne pas l’exposer inutilement

Le jeune comte considère l’abbé Boineau avec un sourire amusé.

Monsieur le curé, vous aurez du mal à me convaincre. Je dois, demain, faire à cheval une visite de nos fermiers et je ne crois pas que cette promenade constitue une offense à Dieu …

L’abbé Boineau pense qu’il s’y est mal pris:

– Ecoutez, dit-il. Je ne devrais pas vous le dire, mais je suis chargé d’une mission … J’ai promis de venir vous demander de ne pas faire cette promenade … Oui, j’ai promis à quelqu’un que vous aimez beaucoup … et qui tremble de vous voir monter à cheval …
Quelqu’un ? Mais qui ?
– Là encore, je ne devrais pas vous le dire … Il s’agit de Madame votre mère … Elle est venue me voir ce matin, follement inquiète …

Emmanuel de Chalamel blêmit:

– Ma mère ? … Mais elle est morte, monsieur le curé.
– Morte !?
– Oui, il y a trois ans.
– Mais je l’ai reçue ce matin au presbytère; elle m’a suppliée de venir vous demander de ne plus monter à cheval …
– Monsieur le curé, vous avez été victime d’une affreuse, d’une immonde plaisanterie … Et croyez-moi, je saurai qui s’en est rendu coupable. Comment était la femme que vous avez reçue ?
– Petite, maigre, avec des lunettes et un chapeau blanc, une robe bleue, je crois …
– Ainsi, on est allé jusqu’à habiller quelqu’un de vêtements semblables à ceux que portait ma mère ! … C’est odieux !
– Elle avait aussi l’insigne de l’Union des femmes françaises …
– Même ce détail ! Ils n’ont rien oublié !
– Mais pourquoi cette sinistre plaisanterie ?
– Je ne sais pas, monsieur le curé, mais croyez bien que je le saurai !

L’abbé Boineau, fortement troublé, regagna son presbytère.

Et le lendemain, Emmanuel de Chalamel partit faire sa promenade équestre …
C’est en fin d’après-midi que l’on apprit dans le village que, son cheval s’étant emballé, Emmanuel de Chalamel s’était fracassé le crâne sur un tronc d’arbre …

*A la demande de la famille du jeune homme dont il est question les noms des personnages ont été changés et la localité où s’est produit l’évènement n’est pas citée. 

« Nouvelles histoires magiques. » Guy Breton & Louis Pauwels

Oui, j’ai vu des morts …

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 Mollie-Fancher

Insolite et mystérieux est sans doute le cas d’une jeune infirme américaine, Mollie Fancher, enregistré dans les annales de la psychiatrie aux Etats-Unis.

Née dans la deuxième moitié du XIXème siècle, cette dame ne quitta pratiquement jamais le domicile new-yorkais où sa tante l’avait recueillie.

Tuberculeuse depuis l’enfance, elle avait été victime, à 18 ans, d’un accident très grave. Elle avait été traînée sur plusieurs mètres en voulant descendre d’un omnibus tracté par des chevaux, sa longue robe s’étant accrochée au véhicule. Ce fut le début d’un long calvaire.

Devenue invalide incurable, elle allait mener pendant près de 30 ans une existence grabataire et quasi végétative dans sa petite chambre de Brooklyn. Elle ne pouvait pratiquement plus se nourrir. Ses jambes s’étaient complètement atrophiées et elle tenait ses bras paralysés au-dessus de sa tête. Seuls ses avant-bras conservaient un peu de mobilité, ce qui lui permettait d’écrire et d’effectuer quelques travaux d’aiguille. Pour comble de disgrâce, elle était devenus complètement aveugle. Elle succombait fréquemment à des transes qui duraient plus de 14 heures. Le reste du temps, elle était secouée de spasmes qui la projetaient parfois contre les murs et son entourage devait la retenir pour l’empêcher de se blesser.

Mais étrange et cruelle compensation de la nature, son cerveau était devenu le centre d’une activité cérébrale particulièrement intense. Son monde intérieur était peuplé de visions étranges qu’elle hésitait le plus souvent à confier aux personnes qui se relayaient à son chevet, dont plusieurs médecins intrigués par ce cas mystérieux.

Pourtant, jamais elle ne donna le moindre signe de déraison, ses propos restaient emprunts d’une calme lucidité et même de prudence et de dignité. Alors que plusieurs journaux new-yorkais s’étaient emparés de son histoire, elle ne manifesta jamais aucun goût pour la publicité dont elle faisait l’objet.

Un magistrat, qui s’était pris d’affection pour elle, recueillit de sa bouche des propos étranges. La jeune femme lui confia qu’elle « voyait » régulièrement ses parents et ses amis, pourtant tous déjà morts. Elle prétendait qu’il lui arrivait de les rejoindre « dans des lieux très agréables ».

Six femmes en une seule

femmeLes homme de science qui examinèrent Mollie Fancher n’étaient pas au bout de leur surprise. Ils constatèrent bientôt que ce corps infirme et difforme, dont la vie semblait s’être complètement retirée, était en fait « habité » par cinq personnages différents, dont chacun possédait ses propres souvenirs, son langage, son écriture, un caractère et des talents distincts.

Quand la jeune femme entrait en transes, il lui arrivait de devenir aussitôt non seulement quelqu’un d’autre mais plusieurs autres. Dès cet instant, elle cessait de reconnaître son entourage et posait des questions dont elle aurait dû normalement connaître les réponses, faisant montre à ces moments-là d’une mentalité parfois tout à l’opposé de la sienne en naturel.

Les multiples personnages incarnés par la jeune femme avaient tous un âge différent. Il y avait une Mollie de six ans qui s’exprimait, raisonnait et se comportait exactement comme une enfant de cet âge, n’évoquant que des souvenirs d’école primaire. Une autre Mollie avait 16 ans, avec des souvenirs appropriés à l’adolescence et aucune réminiscence antérieure à l’âge de six ans. Et chacune de ces personnalités s’enchaînait avec une chronologie parfaite, sans aucune interférence entre elles, toutes s’ignorant mutuellement.

Lorsqu’on lui parlait de ses autres identités, elle s’inquiétait seulement de savoir si l’une ou l’autre d’entre elles paraissait plus sympathique à son entourage. Il était devenu presque impossible de savoir qui était, en définitive, la vraie Mollie à travers ces individualités successives et intermittentes.

Certaines de ses incarnations avaient une existence très brève, d’autres se prolongeaient pendant des années, l’une d’elles persista même pendant neuf ans. Mais quand elle quittait un personnage, elle en retrouvait un autre exactement au point où elle l’avait laissé des mois ou des années auparavant. Elle était capable de reprendre la conversation au mot près, à plus d’un an d’intervalle.

Ses dons médiumniques étaient tout aussi étonnants. Quoique aveugle, elle était capable de décrire sans peine les personnes qui entraient dans sa chambre et pouvait lire le contenu d’une lettre sans ouvrir l’enveloppe.

Mollie Fancher mourut en février 1916, sept jours après son cinquantième anniversaire. Elle n’avait plus quitté son lit depuis 32 ans.

« Curieuses histoires de l’étrange. »   Christian Vignol, éditions Jourdan, 2012.

voir également: http://carnets2psycho.net/theorie/classique286.html

Pouvez-vous m’emmener ?

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montagnes
Le Dr Mike Barnes traversait le désert d’Arizona pour se rendre au lac Tahoe, lorsqu’il aperçut un petit garçon au bord de la route.

Vêtu d’un uniforme de scout et d’une casquette de base-ball rouge, celui-ci agitait frénétiquement les bras.

Barnes s’arrêta et le garçon, visiblement en état de choc, le supplia :

« – S’il vous plaît, monsieur, pouvez-vous m’emmener ? »

Barnes accepta et, après quelques kilomètres, le garçon lui demanda d’emprunter une piste, puis un chemin de montagne. II conduisit ainsi durant plusieurs kilomètres, le garçon devenant de plus en plus agité.

Près du sommet de la montagne, Barnes entendit des cris. Le petit garçon lui demanda de s’arrêter et pointa le doigt en direction du ravin. En se penchant, Barnes vit que les cris provenaient d’un car de ramassage scolaire qui avait fait une chute. Grâce à son téléphone de voiture, le Dr Barnes a pu appeler des secours. Laissant le petit garçon dans le véhicule, il descendit au fond du ravin pour prodiguer les premiers soins aux enfants en attendant les secours. Lorsqu’on a pu enfin les dégager, on découvrit qu’il y avait un seul mort : un petit garçon qui portait un uniforme de scout et une casquette de base-ball rouge.

 « L’inexpliqué. »  Robert Laffont, 1997.