Sur la route de Chilcomb

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créature-ovni_Joyce Bowles

Par un dimanche soir de novembre 1976, Joyce Bowles, une employée de la gare de Winchester, accompagnée de son voisin Ted Pratt, se rendait en voiture au village de Chilcomb pour chercher son fils.

Tout à coup, le véhicule, violemment secoué, dérapa sur l’herbe du bord de la route. Les phares s’éteignirent et le moteur s’arrêta. Par les fenêtres, la jeune femme et son passager virent un engin en forme de cigare, d’une couleur orangée lumineuse, immobilisé au-dessus de la route. A travers les vitres de l’engin, ils virent trois têtes alignées, comme dans un autobus. L’un des personnages en descendit et s’approcha de la voiture: il avait les yeux rougeâtres, sans pupilles ni iris, et il portait une combinaison argentée.

Il jeta un coup d’oeil au tableau de bord de la voiture; les phares se rallumèrent et le moteur se remit en marche. Puis le personnage et son engin disparurent.

« Les lieux énigmatiques. »  Time-Life
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Un saut à travers l’espace et le temps

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Beechcraft-Bonanza

Ce fut « un étrange nuage en forme de cigare », dit Bruce Gernon Jr, qui lui donna le pressentiment que ce vol du 4 décembre 1970 serait hors de l’ordinaire. Avec son père pour copilote, il venait de cécoller de l’île Andros, dans les Bahamas, dans son Beechcraft Bonanza, à destination de Palm Beach, en Floride.

Gernon se rappelle avoir accéléré pour éviter l’épais nuage, mais celui-ci semblait monter à sa rencontre pour l’envelopper. Apercevant une ouverture, il plongea dedans, avec l’espoir de revoir le ciel bleu à la sortie. Mais il volait entre des parois d’un blanc lumineux, où de petits nuages blancs tournaient dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. L’avion prit anormalement de la vitesse, et, pendant quelques secondes, les deux hommes se trouvèrent en apesanteur. L’appareil sortit du tunnel, mais il émergea dans une zone de brume vert clair.

Voulant déterminer sa position, Gernon, stupéfait, observa que l’aiguille de son compas tournait dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Ses instruments de navigation ne fonctionnaient plus, et il ne pouvait entrer en contact avec le contrôle radar. A travers la brume, il repéra une île, qu’il prit pour l’une des Bimini. Mais, peu après, il reconnut Miami beach. Comment était-ce possible ? Moins de la moitié du temps de vol prévu s’était écoulée.

En se posant à palm Beach, il vérifia sa montre. Un vol, qui lui prenait normalement 75 minutes, n’en avait duré que 45 , et il avait consommé 50 litres de carburant de moins que d’habitude. Par la suite, Gernon s’estima heureux d’avoir survécu à ce voyage au-dessus du « Triangle des Bermudes », ayant été apparemment victime d’un dérapage du temps.

Friedrich Jürgenson et les voix …

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friedrich-jurgenson
Friedrich Jürgenson

A sa mort, en 1987, le cinéaste et spirite suédois Friedrich Jürgenson laissa une bibliothèque plutôt surprenante. Elle contenait des milliers d’enregistrements de mystérieuses voix que Jürgenson avait toujours attribuées à des personnes décédées.

Jürgenson avait entrepris ses recherches parapsychologiques dans les années 50, à une époque où la question des relations avec l’au-delà avait commencé de le passionner. Se demandant si les morts pouvaient laisser l’empreinte de leur voix sur une bande magnétique. Il avait d’abord eu l’idée de s’asseoir devant son magnétophone implorant les esprits de bien vouloir s’adresser à lui par le truchement de l’appareil. Pendant des mois, il ne se passa rien.

Un jour, il essaya d’enregistrer des chants d’oiseaux près de chez lui. En écoutant la bande, il remarqua de curieuses interférences qui lui firent penser que l’on tentait d’entrer en communication avec lui.

La semaine suivante, je me suis rendu dans une petite cabane dans la forêt pour refaire l’expérience, racontait le cinéaste. Je n’avais évidemment pas la moindre idée de ce que je cherchais. J’ai placé le micro à la fenêtre et l’enregistrement s’est déroulé normalement.

En écoutant ensuite la bande, j’ai commencé par entendre des gazouillis d’oiseaux. Puis ce fut le silence. Soudainement, une voix venue de nulle part, une voix de femme, dit en allemand :

– Friedel, mon petit Friedel, peux-tu m’entendre ?

Jürgenson ne pouvait alors savoir qu’il venait de s’engager dans une tentative pour contacter l’au-delà qui allait occuper le reste de ses jours.

Quelques parapsychologues allaient même finir par s’intéresser au projet. William G. Roll, de la Psychical Research Foundation, alors installée à Durham, en Caroline du Nord, rendit visite au cinéaste en 1964 afin de se livrer à quelques expériences.

Lors de ces séances, Jürgenson mettait une bande vierge sur son magnétophone et tous ceux qui étaient présents dans la pièce continuaient de parler comme si de rien n’était. Lorsqu’on faisait ensuite passer la bande, on entendait clairement des voix étrangères venir s’intercaler dans les conversations ?

Roll, pourtant d’une prudence toute rationaliste, fut tellement abasourdi qu’il n’hésita pas à faire une communication spéciale devant ses pairs à son retour de Scandinavie.

Les voix de Friedrich Jürgenson, déclara-t-il, sonnaient tout ce qu’il y a de plus authentique !

« Les phénomènes étranges du monde. »   Editions du Rocher, 1989.

Un fantôme à bord

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City-of-Limerick

Le 3 octobre 1863, à trois heures de l’après-midi, le paquebot à roues City of Limerick quitta le port de Dublin à destination de New York.

Vers sept heures, le navire pénétra dans une zone agitée et un steward prévint les passagers que la soirée risquait d’être un peu agitée. Il disait vrai. Un heure plus tard, le City of Limerick roulait tellement que les rares personnes qui s’étaient hasardées dans la salle à manger regagnèrent bien vite leurs couchettes.

Tout le monde ne souffrait pas pour autant du mal de mer. C’est ainsi que, dans une cabine, deux passagers que le hasard avait réunis s’efforçaient, à la lueur d’une bougie et malgré un roulis vertigineux, de jouer à la manille américaine.

L’un, grand, roux et barbu, s’appelait William Tait. C’était un riche Irlandais. L’autre, Harold Wilmot, était un industriel américain qui regagnait le Connecticut où l’attendaient sa femme et ses enfants. Les deux hommes, qui s’étaient déjà rencontrés au cours d’un précédent voyage, avaient été ravis de se retrouver.

Mais un problème s’était posé à eux au moment du choix des couchettes. La cabine qu’ils occupaient étant située à la poupe du navire dont elle empruntait la forme courbe, la couchette supérieure était plus longue que la couchette inférieure. Et chacun des deux hommes avait voulu, bien entendu, laisser à l’autre la meilleure place.Finalement, tout s’était réglé à pile ou face, et le sort avait attribué la couchette supérieure à William Tait. C’était donc sur la couchette de Harold Wilmot qu’ils se tenaient pour faire leur partie de manille …

Soudain, une lame fit sauter le navire et les cartes tombèrent sur le plancher.

– Ce n’est plus possible, dit Harold Wilmot; je crois qu’il vaut mieux aller dormir …

Et, aussi calmement que s’il était dans sa chambre du Connecticut, il se déshabilla, enfila une chemise de nuit et se coucha. Au bout de cinq minutes il s’endormait. William Tait qui, lui, n’avait pas la même habitude des traversées maritimes, se sentit l’estomac un peu noué. Il grimpa dans sa couchette et s’allongea tout habillé, laissant la bougie allumée.

Tout à coup, il eut l’impression que quelque chose de clair avait bougé dans la cabine. Il se pencha et vit avec stupeur une jeune femme blonde vêtue d’un peignoir blanc rayé de bleu qui, semblant venir de la coursive par la porte qu’il avait lui-même fermée à clé, se dirigeait vers les couchettes. Après avoir jeté un coup d’œil gêné à William Tait, elle se pencha sur Harold Wilmot et déposa un baiser sur son front.

De plus en plus étonné, l’Irlandais fit un brusque mouvement pour s’asseoir et perdit ainsi de vue, l’espace d’une seconde, la mystérieuse visiteuse. Quand il releva la tête, la jeune femme avait disparu.

Ah ! Ah ! le coquin ! pensa-t-il. Il ne m’a pas dit qu’il avait une amie sur le bateau … Mais comment a-t-elle pu entrer ?

William Tait descendit de sa couchette et alla examiner la porte. Elle était toujours fermée à clé ! Fort intrigué, il remonta se coucher et réfléchit.

Voyons, se dit-il, pour que cette jeune femme vienne en pleine nuit, vêtue d’un peignoir léger, dans la cabine où dort Wilmot, il faut qu’elle et lui soient unis par des liens assez étroits. Dès lors, une question se pose: si Harold Wilmot voyage avec sa maîtresse, pourquoi ne partage-t-il pas sa chambre avec elle ?

William Tait continua de réfléchir et crut bientôt avoir trouvé la solution de l’énigme: Harold Wilmot, qui était marié, devait voyager avec une dame mariée elle aussi. Pour sauvegarder les apparences, ils avaient pris chacun une cabine.

C’est aussi simple que cela ! pensa William Tait. Et l’Américain a confié sa clé à son amie pour que celle-ci puisse le rejoindre, la nuit venue … Ils ne pouvaient pas supposer qu’une tempête m’empêcherait de dormir; et c’est pourquoi la pauvre femme a semblé si gênée en me voyant éveillé et s’est contentée d’embrasser chastement Harold Wilmot avant de repartir vers sa cabine …

L’Irlandais, ravi d’avoir élucidé ce petit mystère, s’allongea et, la tempête s’étant un peu calmée, finit par s’endormir.

Au petit matin, quand il se réveilla, il interpella l’Américain :

– Alors, cachottier, on donne rendez-vous à des dames la nuit ?

L’autre le regarda avec ahurissement:

– Quoi ?

– Il fallait me mettre au courant … Je serais allé coucher dans sa cabine .

– Mais de quoi parlez-vous ?

– Allons, allons … puisque je l’ai vue … Elle est venue pendant que vous dormiez …

Cette fois, Wilmot sembla hébété :

– Je vous assure que je ne comprends pas un mot de ce que vous dites …

Son évidente sincérité troubla William Tait.

– Il faut donc que je vous explique, dit-il. Cette nuit, une jeune femme blonde vêtue d’un peignoir est entrée dans la cabine et vous a embrassé …

L’Américain éclata de rire :

– Ah ! je comprends ! j’ai dû parler en dormant …

– Non. Pourquoi ?

– Non ? Alors, c’est stupéfiant. Parce que j’ai rêvé que ma femme venait dans ma cabine pour m’embrasser. Et elle était vêtue d’un peignoir …

Cette fois, c’est l’Irlandais qui fut stupéfait.

– Votre femme est-elle blonde avec des macarons sur les oreilles ?

– Oui.

– Des yeux d’un bleu très clair ?

– Oui.

– A-t-elle un peignoir rayé de bleu ?

– Non, jaune.

– Comment était-il dans votre rêve ?

– Je n’ai pas remarqué …

Au cours de la matinée, les deux hommes confrontèrent leurs souvenirs. Finalement, ils arrivèrent à cette conclusion que William Tait avait « vu », dans la cabine, Mrs. Wilmot agir exactement comme elle le faisait, à ce moment même, dans le rêve de l’Américain …Toute la journée et les jours suivants, il ne fut question que de cette histoire parmi les passagers. Puis le paquebot arriva à New York, et Harold Wilmot, qui voulait en avoir le cœur net, emmena William Tait chez lui, dans le Connecticut. Après un long voyage en train, puis en carriole, ils arrivèrent chez l’industriel.

Quand Mrs. Wilmot vint les accueillir, l’Irlandais eut un choc: la jeune femme qu’il avait devant lui était bien celle qu’il avait vue dans la cabine: mêmes yeux bleus, mêmes macarons, même air mutin. Harold Wilmot, qui avait remarqué l’émotion de son ami, entraîna tout le monde au salon et entreprit de raconter son voyage. Mrs. Wilmot, qui regardait bizarrement William Tait, interrompit son mari :

C’est curieux, dit-elle, j’ai l’impression d’avoir déjà rencontré monsieur …

– Où ça ? demanda Harold Wilmot.

– Je ne sais pas …

Elle chercha un instant, puis s’écria :

Ah ! j’y suis … vous ressemblez à un personnage de mon rêve … C’est frappant ! Figurez-vous, dit-elle à son mari, qu’un après-midi, j’étais dans ce fauteuil; je me suis endormie et j’ai fait un rêve d’une netteté extraordinaire. J’étais vêtue de mon peignoir et je parcorais la mer, par une grande tempête. J’étais à la recherche de votre bateau. Tout à coup, j’ai vu un vapeur peint en noir. J’ai atterri sur le pont, j’ai traversé un salon et je suis entrée dans une cabine … Une cabine étrange où un détail m’a frappée: la couchette supérieure était plus longue que la couchette inférieure. Un homme était allongé dans celle d’en haut et me regardait fixement. Il était roux et portait la barbe, exactement comme vous, monsieur … J’en ai été troublée un instant, puis je suis allée près de vous, Harold, et je vous ai embrassé sur le front … Après quoi, je me suis retirée …

Harold Wilmot se força à rire :

  En pleine tempête ! … avec votre peignoir jaune …

  – Ah non ! je portais le nouveau peignoir que je viens d’acheter. Il est très joli, vous le verrez ce soir. Il est blanc, avec des rayures bleues …

« Nouvelles histoires magiques. »   Guy Breton & Louis Pauwels

La sœur de Sainte Agnès

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Au couvent Sainte Agnès, il y avait autrefois la fille d’un seigneur tchèque, lequel l’y avait mise contre son gré, car elle était tombée amoureuse d’un pauvre chevalier, et son père, furieux contre cette amour, avait préféré qu’elle entre dans les ordres.

Mais ni le courroux du père ni les murs du couvent ne purent effrayer les amants, qui continuèrent de se voir, mettant à profit le silence qui baignait les jardins du couvent et les ténèbres nocturnes. Un jour, ils décidèrent de s’enfuir ensemble. La fille du seigneur, cependant, n’était pas très aimée des autres sœurs, car elle haïssait son état et n’avait pas réussi à ses lier d’amitié avec elles.

Et arriva ce qui devait arriver : une des nonnes comprit la raison de ses promenades nocturnes. Elle en fit immédiatement part au père de la jeune fille, qui entra dans une grande colère, et se mit à rêver d’une cruelle vengeance. La nuit où la fuite des amants était prévue, le père furibond fit le guet dans le jardin du couvent, l’épée à la main. Lorsque les amants apparurent, le père, possédé par la fureur, transperça le cœur de sa fille, qui tomba sans mot dire. Puis il se jeta sur l’amant épouvanté, qu’il blessa mais ne tua pas. Il prononça enfin une malédiction à l’encontre de sa fille, afin qu’elle ne trouve jamais le repos tant que s’élèverait le couvent Sainte Agnès.

Depuis lors, la nonne hante les couloir du couvent, respirant péniblement et attendant sa libération. L’habit gris qu’elle porte est marqué d’un coup d’épée à la poitrine. Elle fait le tour du couvent sans faire de mal à personne, contrairement à d’autres fantômes qui hantent ces lieux.

http://www.digital-guide.cz/fr/realie/a-la-decouverte-des-fantomes-de-prague/i-la-soeur-de-sainte-agnes/

La Carmagnole n’est pas une danse

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A l’origine, la Carmagnole n’est pas une danse, c’est un vêtement porté par les habitants du village italien de Carmagnolia, dans le piémont.

Veste courte, son sommet est découpé en angle aigu, rabattu sur la poitrine avec plusieurs rangées de boutons en métal, des revers courts et des poches. Elle gagne le sud de la France et, par l’intermédiaire des fédérés marseillais, arrive à Paris pendant la Révolution française.

Les sans-culottes l’adoptent tout de suite et en font un de leurs symboles avant de donner son nom au célèbre et anonyme Chant. Celui-ci a été vraisemblablement composé en 1792 après la prise des Tuileries lors de la journée du 10août.

La Carmagnole devient très populaire au moment de la chute de la royauté, après l’arrestation du roi et son enfermement à la prison du temple. Son texte évoque l’atmosphère de ces journées d’insurrection s’en prenant à Monsieur et Madame Veto (surnoms donnés à Louis XVI et Marie-Antoinette) ainsi qu’aux gardes suisses qui furent massacrés après la prise du château.

Ce n’est que plus tard que la chanson est accompagnée d’une danse en ronde qui commence lentement pendant le couplet, en tapant du pied, puis s’accélère de plus en plus au refrain. Symbole révolutionnaire et populaire, cette chanson reflète les joies, les attentes, les tendances ou les rancoeurs de la population, qui la modifie constamment en y ajoutant un couplet au gré des événements. Elle scande ainsi les épisodes de la Révolution, chantée et dansée au moment des fêtes, lors des grands rassemblements populaires, au départ des troupes ainsi qu’aux exécutions, notamment lorsque Robespierre monte à l’échafaud.

Vêtement avant d’être une chanson, c’est également un genre littéraire dans lequel s’est illustré Bertrand Barère. Cet avocat, qui a présidé le procès de Louis XVI, est membre du Comité de salut public. Instigateur de la Terreur et partisan de la guerre à outrance, l’homme s’est surtout fait connaître par ses discours surnommés « carmagnoles ». Epiques, ils transforment un épisode militaire en mythe républicain; lyriques, ils appellent à l’extermination des ennemis de la Révolution en soutenant les colonnes infernales en Vendée ou en réclamant la destruction de villes qui se sont soulevées comme Lyon ou Marseille. Mais c’est le chant populaire qui restera dans les mémoires.

Alors qu’il est premier consul, Bonaparte interdit de chanter et de danser la Carmagnole. Elle fait toutefois sa réapparition à l’entrée des alliés dans Paris en mars 1814 et rythmera les autres épisodes révolutionnaires tout au long du XIXème siècle. Une nouvelle strophe est chaque fois composée, que ce soit en 1848 à la chute de Louis-Philippe, pendant la Commune de Paris en 1871 ou lors de la Révolution russe de 1917 où, à défaut d’endosser la veste, les Soviétiques entonnèrent le célèbre chant français: « Dansons la carmagnole … »

Olivier Tosseri.  « Historia. »

La légende du gouffre de Padirac

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gouffre de Padirac

L’énorme gouffre de Padirac aurait-il une origine surnaturelle ? Voici la légende, telle qu’elle nous est parvenue.

Saint-Martin, au cours d’une tournée sur le causse, en quête d’âmes à sauver, rencontra le diable qui s’en retournait aux enfers, la besace pleine d’âmes damnées dont il venait de faire ample moisson parmi la population très païenne du pays.

La conversation s’engage, et le Diable, se moquant des piètres résultats de Martin, lui propose de franchir l’obstacle qu’il lui indiquera. S’il y parvient, il récupérera le sac du diable et sauvera les âmes qui s’y trouvent enfermées.

Martin tient le pari: le Diable frappe le sol et, sous ses pieds, s’ouvre le fameux gouffre.

Saute de l’autre côté si tu le peux ! lui intime-t-il.

Le saint enfourche sa mule, qu’il talonne violemment tout en invoquant le Tout-Puissant. Et l’animal fit un tel bond qu’il retomba de l’autre côté de l’abîme, imprimant la marque de ses sabots sur une dalle de roche (où elle est encore visible).

Le Diable, furieux, regagna les enfers par le trou qu’il avait ouvert.

Voila pourquoi le gouffre de Padirac mène à Lucifer…

« A la découverte de la France mystérieuse. »