Pouvez-vous m’emmener ?

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montagnes
Le Dr Mike Barnes traversait le désert d’Arizona pour se rendre au lac Tahoe, lorsqu’il aperçut un petit garçon au bord de la route.

Vêtu d’un uniforme de scout et d’une casquette de base-ball rouge, celui-ci agitait frénétiquement les bras.

Barnes s’arrêta et le garçon, visiblement en état de choc, le supplia :

« – S’il vous plaît, monsieur, pouvez-vous m’emmener ? »

Barnes accepta et, après quelques kilomètres, le garçon lui demanda d’emprunter une piste, puis un chemin de montagne. II conduisit ainsi durant plusieurs kilomètres, le garçon devenant de plus en plus agité.

Près du sommet de la montagne, Barnes entendit des cris. Le petit garçon lui demanda de s’arrêter et pointa le doigt en direction du ravin. En se penchant, Barnes vit que les cris provenaient d’un car de ramassage scolaire qui avait fait une chute. Grâce à son téléphone de voiture, le Dr Barnes a pu appeler des secours. Laissant le petit garçon dans le véhicule, il descendit au fond du ravin pour prodiguer les premiers soins aux enfants en attendant les secours. Lorsqu’on a pu enfin les dégager, on découvrit qu’il y avait un seul mort : un petit garçon qui portait un uniforme de scout et une casquette de base-ball rouge.

 « L’inexpliqué. »  Robert Laffont, 1997.

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Le fantôme avec un clou dans la tête

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serrurier

Autrefois vivait un serrurier avec sa jolie femme dans la rue Tomáš, à Malá Strana. Sa femme profitait cependant de sa beauté et aimait à papillonner.

Un jour, le maître embaucha un apprenti talentueux pour l’aider dans son métier éreintant. Le jeune homme plut tout de suite à la femme, qui se rapprocha de lui de façon inconvenante. Elle décida très vite de se débarrasser de son mari afin de se marier avec l’apprenti, et conçut donc un plan ingénieux.

Une nuit, alors que son mari dormait, elle s’approcha de lui et lui enfonça un clou dans la tempe, ce qui eut pour effet de lui ôter la vie. Pas une seule goutte de sang ne coula de la blessure, et grâce à l’épaisse chevelure du mari, le clou y resta caché. Tout le monde cru que l’habile serrurier était mort d’une crise cardiaque, et c’est ainsi qu’après l’enterrement de son mari, la femme de l’ancien serrurier se maria avec l’apprenti, et ils firent prospérer ensemble la serrurerie.

Sept ans plus tard, sur ordre des autorités, on ouvrit les tombes et le fossoyeur découvrit dans le crâne du maître serrurier le clou qui l’avait tué. Il avertit aussitôt les autorités. L’ancienne femme du serrurier fut entendue et très vite dévoila la vérité aux personnes qui l’interrogeaient. Elle fut, tout comme son deuxième époux, condamnée à la torture et subit le supplice de la roue. L’assassin paya ainsi son crime, mais le serrurier ne trouva jamais le repos, même dans le silence de sa tombe, car il mourut sans sacrement chrétien, et c’est pour cela que son squelette avec un clou dans la tête tourne et retourne sans fin autour de l’ancienne serrurerie.

http://www.digital-guide.cz/fr/

La légende du charmeur de rats

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hamelin

En 1284, un homme étrange arriva à Hamelin. Il portait un habit multicolore et se présenta comme preneur de rats. Il s’engagea pour une certaine somme d’argent à débarrasser la ville de tous ses rats et de toutes ses souris. Les citoyens lui promirent une récompense.

Le preneur de rats sortit une petite flûte et commença à jouer. Aussitôt tous les rats et toutes les souris sortirent des maisons et se réunirent autour de lui. Lorsqu’il fut certain qu’il n’y en avait plus de cachés, il quitta la ville en direction de la Weser. Les rats le suivirent jusque dans l’eau où ils se noyèrent. Quand les citoyens furent libérés du fléau, ils se repentirent d’avoir promis une récompense et refusèrent de payer l’homme qui s’en alla plein d’amertume.

Cependant, il revint le 26 juin, sous les traits d’un chasseur à l’allure effrayante, portant un étrange chapeau rouge. Pendant que tout le monde était à l’église, il sortit de nouveau sa flûte et commença à jouer dans les ruelles de la ville. Cette fois, ce ne furent pas les rats et les souris, mais tous les petits garçons et les petites filles qui accoururent en grand nombre. Il les conduisit par la porte de l’est en continuant de jouer, et tous s’en allèrent jusqu’au mont Koppenberg (ou: Poppenberg) où il disparut avec eux pour toujours. Deux enfants revinrent, car ils s’étaient attardés en chemin. Le premier étant aveugle ne put montrer l’endroit où les enfants se trouvaient, le second étant muet ne put rien raconter. Un autre petit garçon qui était revenu sur ses pas pour prendre son manteau échappa lui aussi au malheur.

Certains dirent que les enfants avaient été conduits à une grotte d’où ils étaient ressortis dans la région de Siebenbuergen (dans la Roumanie d’aujourd’hui). 130 enfants auraient ainsi disparu à jamais. La rue par laquelle sortirent les enfants avant de franchir la porte de la ville s’appelle aujourd’hui encore Bungelosenstrasse (c’est-à-dire «rue sans tambours»), parce que l’on ne devait pas, jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, y danser ou jouer d’un quelconque instrument. Et si une fiancée était conduite en musique à l’église, les musiciens devaient parcourir la rue en silence.

Jean-Marie Tung
D’après «Légendes allemandes» des Frères Grimm, No. 245

Des animaux qui chassent les braconniers !

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Une histoire incroyable qui nous vient des Etats-Unis…C’est l’histoire de Brett Russel Thompson, un braconnier sans remords, qui roule tranquillement sous le soleil de Floride.

Il aperçoit alors un cerf, et décide, contre toutes les lois qui protègent les animaux, de s’arrêter, de sortir son fusil et de tirer. Mais qu’elle ne fut pas sa surprise de ne pas voir l’animal s’écrouler sur le champ… Peu de chances en effet puisque le cerf en question était un robot !

On vous laisse imaginer aussi sa tête quand des policiers en surveillance, ayant assisté à la scène, lui passe les menottes pour chasse hors saison et coups de feu tirés depuis la route.

Résultat : un an de prison pour le braconnier !

Cette histoire n’est a priori que le début d’une série « animaux-robots ». En effet, le système des animaux factices n’est pas nouveau, puisque ces  sont utilisés depuis quelques années déjà, notamment pour piéger les braconniers. Disposés dans les bois, ces animaux plus vrais que nature sont ensuite téléguidés par des policiers en surveillance, via une télécommande. Ces faux animaux peuvent par ailleurs recevoir près de 1000 balles, et être contrôlés à près de 15 mètres de distance.

Corneille et sa résilience

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© Sofia de Medeiros

En 1994, au Rwanda, Corneille assiste au massacre de sa famille. Il a 16 ans. Réfugié en Allemagne, puis au Québec, il devient chanteur. Ses textes racontent que l’on peut survivre au pire et être heureux. Il se croit résilient. Pourtant, après deux albums, c’est la dépression. Il lui a fallu trois ans pour aller mieux et parler enfin de lui. Vraiment.

Après le massacre, je me suis caché pendant trois mois à Kigali, au Rwanda, avant de réussir à m’enfuir jusqu’au Zaïre [actuelle République démocratique du Congo, ndlr]. Mais cela ne suffisait pas : il fallait absolument que je laisse toute l’Afrique derrière moi. Quand je suis arrivé en Allemagne, j’ai eu l’impression que ma course était enfin terminée. J’étais sauvé. Je venais d’échapper à un enfer, sur lequel il était impossible de mettre des mots. D’ailleurs, personne ne me l’a demandé, et je n’ai rien demandé à personne. Dans la culture rwandaise, les psys, c’est pour les fous. Cela ne se fait pas de parler de soi, d’étaler ses états d’âme. J’étais vivant quand tant d’autres étaient morts. Je n’allais pas, en plus, me lamenter sur mon sort.

Très vite, j’ai développé la capacité de mettre en sourdine tout ce qui ne concernait pas la musique. Celle-ci me permettait d’être absent de tout, elle était comme un sas hermétique entre la réalité et moi. Tout le monde était content : moi, le public, les médias… Je suis devenu “le jeune homme qui s’en est bien sorti”. Une sorte de preuve vivante qu’il est possible de revenir de l’horreur. Je ne parlais jamais de ce qui s’était passé au Rwanda ; on en parlait pour moi. Moi, je chantais des chansons qui disaient que tout allait bien maintenant, et je me croyais. Tout le monde me croyait, parce que tout le monde ne demandait qu’à me croire

J’ai été invité à une émission de télévision avec le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, qui parlait de la résilience. Il expliquait que l’on peut survivre à tout, même aux pires traumatismes, si l’on a été aimé, vraiment aimé, durant son enfance. C’est exactement mon histoire : j’ai été aimé de façon inconditionnelle par mes parents, jusqu’à l’âge de 16 ans. J’ai endossé avec enthousiasme le costume du parfait résilient ; il m’allait parfaitement et plaisait aussi à mon entourage. Ainsi qu’aux Rwandais, aux rescapés, aux malades en sursis, aux accidentés de la vie, à une foule de gens qui me disaient : “Ton parcours signifie beaucoup pour nous.” J’avais de temps en temps des sortes de flashes, qui hurlaient “quelque chose ne va pas”, mais ils disparaissaient, et je les laissais disparaître avec soulagement. Le show business, les lumières et l’agitation de la vie d’artiste m’ont permis de traverser toutes ces années sans vraiment m’interroger, sans m’engager dans quoi que ce soit, ni avec qui que ce soit. Je portais un masque, le masque du résilient heureux, et je n’en avais même pas conscience. En fait, j’étais mort, absent de mon histoire, absent de moi-même. Mais je souffrais tellement que je ne le sentais pas.

Et puis j’ai rencontré Sofia. Elle est la première personne de ma vie qui m’a vraiment vu, et que j’ai vraiment vue. J’avais 28 ans, elle 26. Nous sommes tombés amoureux. Fous amoureux. Devant elle, je me suis mis à nu. Très vite, elle m’a dit : “Tu as un problème. Tu es dans le déni.” Cela m’a complètement paniqué. J’ai senti que je perdais le contrôle sur “Corneille le chanteur”, ce personnage public, connu, aimé, rassurant pour tous. Et j’ai dégringolé, d’un seul coup. Je savais qu’elle avait raison, que j’étais emmuré dans un mensonge énorme. Et que si je n’allais pas voir ce qui se passait derrière mon mur, je la perdrais. Je ne le voulais pas ! Quand j’ai perdu mes parents et mes frères et soeurs, je ne pouvais rien faire. Mais là, j’avais le pouvoir de choisir. J’ai cherché un psy, pour qu’il m’aide à comprendre, à faire le tri dans toutes mes contradictions et mes ambiguïtés. Et je me suis mis au travail. C’est libérateur d’admettre sa propre complexité. Même si c’est extrêmement douloureux.

J’ai beaucoup parlé, et beaucoup pleuré – je n’avais pas versé une larme depuis Kigali. Sofia avait raison : ce que je prenais, et que tout le monde prenait, pour une résilience magnifique était en fait un déni monstrueux. Je vivais dans un mensonge, parce que la réalité était, jusque- là, trop difficile à affronter. Il a pourtant fallu que je l’accepte : le génocide au Rwanda était comme l’arbre qui cachait ma forêt. Non seulement les miens ont été assassinés sous mes yeux, mais en plus ils sont morts. À l’horreur s’ajoute le deuil. La douleur. Le manque. Et aussi l’histoire d’un garçon de 16 ans qui doit survivre à un massacre épouvantable et, en même temps, devenir un homme, comme tous les autres garçons de 16 ans.

Valérie Perronet

http://www.psychologies.com/Culture/Philosophie-et-spiritualite/Savoirs/Articles-et-Dossiers/Corneille-et-sa-resilience

Le château alchimique de Terre-Neuve

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Le château de Terre-Neuve, né de la Renaissance, est situé à Fontenay-le-Comte. Il est le témoin du rayonnement économique et intellectuel du Bas-Poitou.

Construit au XVIème siècle par Nicolas Rapin, grand prévôt de la Connétablie de France, puis rénové par Octave de Rochebrune (1824-1900), le château de Terre-Neuve est considéré comme une authentique demeure alchimique, c’est-à-dire un lieu abritant des peintures et des objets sculptés cachant sous forme de symboles le secret de la pierre philosophale … elle aurait permis de guérir les maladies incurables et de transformer le plomb en or.

Le grand salon du château qui s’ouvre à droite en entrant est dominé par une monumentale cheminée qui fut rapportée du château de Coulonges-d’Autize par Octave de Rochebrune. On sait que c’est Louis d’Estissac, gouverneur du Poitou, qui, à la renaissance, demanda à Philibert Delorme de symboliser sur cette cheminée les grandes phases qui président à la réalisation de la pierre philosophale. 

château de Terre-Neuve

Cette cheminée est ainsi entièrement revêtue d’un décor fantastique que l’alchimiste Fulcanelli interpréta comme une série de symboles ayant trait à la réalisation du Grand Œuvre. Elle porte notamment sur son fronton la parabole des alchimistes, inspirée de Sénèque:  » Nascendo quotidie morimur  » (En naissant nous mourons chaque jour).

château de Terre-Neuve
Plafond à caissons de la salle à manger

Enfin, si vous êtes un amateur d’énigmes alchimiques, sachez que la pierre philosophale dessinée la cheminée porte le signe du Soleil …

« A la découverte de la France mystérieuse. »  Sélection du Reader’s Digest, 2001.

Un implant cérébral le transforme en fan absolu de Johnny Cash

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Illustration © thinkstock

Cobaye volontaire pour les besoins de la science, un homme de 60 ans s’est du jour au lendemain découvert une passion absolue pour Johnny Cash. Incident technique? Non, un résultat souhaité. Explications…

La science pourra-t-elle un jour imposer ses choix musicaux à monsieur Tout-le-monde? La question mérite d’être posée à l’heure où une curieuse expérience vient d’être menée par des chercheurs néerlandais. Publiée sur la revue scientifique Frontiers, l’étude relayée par le magazine musical DumDum surprend, voire inquiète les mélomanes. En effet, l’installation d’un simple implant électronique dans le cerveau d’un volontaire âgé de 60 ans a fait naître chez ce dernier une véritable passion pour la musique, et plus particulièrement celle de… Johnny Cash. Une transformation étonnante quand l’on sait que le cobaye n’avait jamais manifesté un goût immodéré pour la chose: « Six mois après son opération, Mr.B (NDLR: le volontaire) a commencé à s’intéresser de très près à Johnny Cash. Il écoutait la radio quand il est tombé sur ‘Ring of Fire’ et ce morceau l’a bouleversé. Il a écouté de plus en plus de titres de Johnny Cash et a remarqué qu’il était vraiment ému par la voix grave du chanteur.

A partir de ce moment là, Mr.B. a acheté tous ses CDs et DVDs… » L’équipe néerlandaise s’est en réalité concentrée sur les zones cérébrales les plus réceptives en la matière et a installé en ces endroits stratégiques des implants chargés d’émettre des stimulations électriques et ainsi multiplier les capacités « artistiques » du patient. Faut-il craindre une collaboration machiavélique à l’avenir entre le monde de la musique et celui de la science? D’aucuns diront que la radio applique une recette similaire depuis toujours…

http://www.7sur7.be/7s7/fr/