Il photographie des fées…

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Un professeur de l’université de Manchester est persuadé d’avoir pris en photo des fées, rapporte le Dailymail.

John Hyatt, 53 ans, estime que sa série de clichés, prise ces deux dernières années dans la campagne anglaise, la Rossendale Valley (Lancashire), prouve l’existence de ces créatures. «Je pense que c’est une de ces situations où il faut le voir pour le croire», a expliqué l’universitaire au Dailymail. Pourtant, au début, il a eu du mal.

«J’étais un peu choqué quand j’ai développé mes clichés la première fois», raconte-t-il. «A tel point que je les ai développés une deuxième fois pour être sûr de ce que je voyais». Il a alors décidé de présenter ses photos insolites dans une exposition au Whitaker Museum, à Rossendale, «pour que tout le monde puisse les voir». Le professeur assure que ses photos sont vraies et qu’il ne les a jamais retouchées.

Les photos sont disponibles ici.

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L’anniversaire d’Augustus

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Écrivain et artiste célèbre de l’époque victorienne, Augustus J.C. Hare avait été abandonné puis adopté à l’âge de 14 mois, dans les années 1830.

Après des études supérieures à Oxford, il vécut principalement en Europe, sur le continent, retournant de temps à autre en Angleterre. Dans son autobiographie, il raconte l’histoire suivante:

Pour célébrer l’anniversaire de mon adoption, nous allâmes tous dîner à Mannheim, à l’hôtel même où, 17 ans plus tôt, j’avait été confié à ma tante, qui était aussi ma marraine, laquelle devait désormais m’élever comme son propre enfant. Le soir, nous revînmes à la gare… et, sur le quai, nous vîmes une pauvre femme qui pleurait amèrement, un petit enfant dans les bras.

Emmie Penrhyn alla vers elle et lui dit qu’elle compatissait à sa détresse.

«C’est à cause de mon enfant, dit la femme, il n’a que 14 mois, et le train qui arrive va l’emporter loin de moi pour toujours. Il doit être adopté par sa tante, qui est aussi sa marraine, et jamais, jamais plus, ne n’aurai le droit de m’en occuper.»

Augustus J.C. Hare, The Story on my Life, vol. 1, p. 383-384.

Le peintre et le capucin

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C’était à Vienne, en 1836, Joseph Aigner, qui avait dix-huit ans et qui allait devenir  un portraitiste de renom, tenta de se suicider par pendaison, mais il en fut empêché par l’arrivée mystérieuse d’un moine capucin. 

Quatre ans plus tard, à Budapest, Aigner essaya de nouveau de se pendre et, de nouveau, en fut empêché par l’apparition du même moine. Huit années passèrent, Aigner, qui avait embrassé la cause de la révolution, fut condamné  au gibet pour ses activités politiques, mais il fut gracié, à l’instigation d’un moine, le même capucin.

En 1886 enfin, à l’âge de soixante-huit ans, cédant à sa pulsion de mort, Aigner se suicida d’un coup de pistolet. Ses obsèques furent conduites par un moine capucin, dont le peintre ignora le nom jusqu’à son dernier jour.

« LE GRAND LIVRE DU MYSTERIEUX. » Sélection du Reader’s Digest.

Le cheval noir

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S’il y a un personnage qu’on retrouve dans plusieurs légendes, d’un bout à l’autre du Canada, c’est bien le diable, qu’on appelle aussi Satan, le démon, ou parfois le Malin. C’est bien connu, le Malin peut prendre différentes formes pour s’approcher de nous, comme il l’a fait au Manitoba, au dix-neuvième siècle …

Monseigneur Taché avait entrepris, à cette époque, la construction d’une église à Saint-Boniface. Cette année-là, l’hiver était dur. Les travaux avançaient de peine et de misère. Les hommes étaient fatigués, le froid était mordant, le découragement se faisait sentir sur le chantier. Un beau matin, un cheval noir surgit à travers les flocons qui tombaient sur les ouvriers. Une bête superbe, haute sur pattes et solide, mais qui semblait trembler sous le froid mordant de l’hiver manitobain. Les hommes s’approchèrent du cheval pour le caresser. Nul ne savait d’où venait ce cheval. Il n’appartenait à personne des environs. Les ouvriers proposèrent de le nourrir et de l’héberger dans l’écurie du chantier. Monseigneur Taché accepta, mais à une condition : personne ne devait jamais, jamais enlever la bride de cette bête. En aucun cas. Pas même pour la laisser manger.

Le cheval devait rester bridé. Bien à l’abri dans la chaleur de l’écurie, le cheval retrouva rapidement ses forces. On le fit travailler au chantier. Les hommes l’attelèrent à une charge assez lourde, mais comparable à celles que les autres bêtes travaillant à la construction de l’église pouvaient tirer. Le cheval noir fit tout le chemin avec sa charge comme si de rien n’était. Malgré l’effort, pas une goutte de sueur n’apparut sur sa robe lustrée. Le lendemain, on doubla sa charge. Le cheval la tira aussi facilement que la veille et travailla rudement toute la journée, sans manifester la moindre fatigue. Le jour suivant, on tripla le poids de la charge.

Cet étalon ne ressemblait à aucun autre. Il était plus fort, plus résistant. Pour tout dire, il semblait infatigable. Les travaux avançaient tout à coup bien plus rapidement. Le moral remontait en flèche sur le chantier. Les hommes étaient reconnaissants envers cette bête qui leur facilitait la tâche. Tellement qu’un beau jour, l’un des ouvriers trouva que ce n’était pas convenable de traiter un cheval si utile de cette façon. Il décida de lui enlever sa bride pour lui offrir un peu de repos. Après tout, la brave bête l’avait amplement mérité. Eh bien ! À la seconde même où l’homme lui retira sa bride, le ciel s’obscurcit, le cheval se dressa sur ses pattes arrière, il poussa un hennissement terrible qui glaça le sang de tous ceux qui étaient présents et il disparut en un instant. Tous tremblaient sur le chantier. Monseigneur Taché comprit immédiatement que c’était le diable qui les avait approchés ainsi.

On ne revit plus la fabuleuse bête dans les environs. Elle ne revint jamais terminer les travaux. Si vous passez par Saint-Boniface, vous remarquerez qu’il manque toujours une pierre en haut de l’un des murs de l’église qu’a fait construire monseigneur Taché. Grâce à cette pierre manquante, tous gardent en mémoire que le diable peut prendre bien des formes, et les paroissiens se souviennent avec fierté qu’un jour, ils ont réussi à faire travailler le diable pour la cause de Dieu. Mais n’allez pas croire que le Malin a renoncé à s’approcher des hommes après avoir quitté Saint-Boniface… Parlez-en aux gens de Trois-Pistoles, de L’Islet ou de l’île d’Orléans, au Québec; ils vous raconteront qu’on a aussi vu ce cheval rôder par chez eux. Si un jour vous croisez une bête noire, forte et infatigable, restez donc sur vos gardes. On ne sait jamais à qui on a affaire.

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Un fait extraordinaire arrivé à Mademoiselle…

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Diane chasseresse. Jardin du Luxembourg. Photo: Dinkum

On rapporte un fait extraordinaire arrivé à Mademoiselle dans le jardin du Luxembourg, et qui aurait été la prédiction de quelques événements de sa vie agitée.

Un jour qu’elle se promenait seule dans une longue allée ombragée de tilleuls, un vieillard se présenta tout à coup à elle, et voulut lui parler. La princesse, effrayée de cette subite apparition, eut à peine assez de force pour crier et s’enfuir vers le palais.

Ses gens accoururent aussitôt; on fit dans le parc de nombreuses recherches, qui restèrent sans résultat. Peu de jours après, lorsque sa frayeur était dissipée, repassant par le même endroit, elle aperçut encore devant elle le vieillard, qui, avec un air suppliant, manifesta de nouveau le désir de lui adresser la parole. Cette fois, tremblante de tous ses membres, la princesse poussa un cri, mais ne put faire un pas; bientôt elle s’évanouit et tomba sur le gazon en fleur uni qui bordait le chemin.

Anne Marie Louise d’Orléans — dite « La Grande Mademoiselle ». Nocret

Quelque temps après, elle revint à elle; elle était entourée de tous les gens de sa maison, et tenait à la main un papier qu’elle serrait convulsivement.

Tout le monde soupçonna que ce papier provenait du vieillard, qui, désespérant de se faire entendre de la princesse, avait voulu lui communiquer par écrit ce qu’il avait l’intention de lui révéler.

Ce papier renfermait trois dessins d’une perfection admirable.

Le premier représentait un navire porté sur le sommet d’une vague, et dans le navire un serpent levant une tête orgueilleuse au-dessus de l’élément en courroux. Le second représentait un naufrage : on y voyait les débris d’un navire flottant sur les ondes, et le serpent du premier dessin recueilli, au moment où il allait périr, par une femme au front noble et à l’air compatissant. Le troisième représentait un château baigné par une rivière : dans le lointain on apercevait les tours de Notre-Dame; au milieu d’un massif de saules pleureurs, la femme du second dessin, blessée par le serpent qu’elle avait généreusement secouru, par la suite, Mademoiselle reconnut dans le serpent l’ambitieux Lauzun; dans le château, Choisy sur le bord de la Seine; dans la femme au front noble, elle-même.

L’histoire singulière de Mademoiselle et surtout de Lauzun, son amant et son époux, peut seule faire connaître toute la justesse d’une semblable interprétation.

« Mystères des vieux châteaux de France, ou Amours secrètes des rois et des reines, des princes et des princesses, ainsi que des grands personnages du temps … » par une société d’archivistes, sous la direction de A.-B. Le François -Penaud (Paris) – 1850

Une égratignure au visage …

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M. G.D. Boston, demeurant en ce moment à Saint-Louis, se trouvait dans son cabinet de travail, lorsqu’il vit le fantôme de sa soeur unique, morte depuis neuf ans.

C’était au milieu du jour, pendant qu’il écrivait; elle était auprès de lui avec une telle apparence de vie, qu’il crut que c’était réellement sa soeur et l’appela par son nom. M. Boston avait pu scruter chaque détail de son habillement et de sa figure, remarquer particulièrement une ligne ou égratignure d’un rouge brillant, sur le côté droit de la figure.

Cette vision l’avait impressionné à ce point qu’il prit le premier train pour aller chez son père et sa mère et leur dire ce qu’il avait vu. Son père fut tenté de tourner en ridicule sa croyance à quoi que ce soit de surnaturel, mais, en entendant mentionner l’égratignure, la mère faillit s’évanouir, et lui dit les larmes aux yeux : « C’est moi qui, après sa mort, ai fait par maladresse cette égratignure au visage, de ma très chère fille, égratignure que j’avais soigneusement cachée avec de la poudre; n’ayant confié ce détail à âme qui vive, personne ne pouvait le savoir. »

On ne peut attribuer à une simple hallucination la vision du fantôme par le frère de la décédée, précisément à cause de l’égratignure. Ce stigmate n’était connu que de la mère, et une phrase du rapport semble indiquer que l’on ne croyait guère dans la famille à une survie possible, puisque le père raille son fils lorsque celui-ci lui raconte qu’il a vu un fantôme. Il est donc impossible de supposer que la mère soit l’agent qui aurait, après neuf ans, produit involontairement et inconsciemment cette hallucination si réelle, si vivante et si caractéristique.

« Les Apparitions Matérialisées des Vivants et des Morts. » Tome 2 . Gabriel Delanne, 1911 .

L’Ankou de Ploumilliau

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L’Ankou, ouvrier de la mort chargé de faire la moisson des défunts, passe de préférence juste avant le lever du soleil. On voit ici l’Ankou de Ploumilliau muni de sa faux et de sa bêche pour ensevelir les cadavres.

L’église de Ploumilliau est le seul site de Bretagne qui abrite une statue en bois de l’Ankou. Sculptée au XVIIème siècle, faisant 1 m de hauteur, elle est impressionnante dans sa composition macabre et représente un squelette avec une bêche dans la main gauche et une faux dans la main droite : c’est la mort qui fauche les vivants et les enterre.

D’après les traditions bretonnes, cet être mystérieux est l’ouvrier de la mort, chargé de moissonner les défunts de village en village, de ville en ville, sans un jour de repos. Ceux qui l’ont vu oeuvrer le décrivent comme un homme très grand, squelettique, au visage cadavérique encadré de de longs cheveux blancs et ombragé d’un large chapeau. Vêtu d’un manteau noir, il serre dans la main droite une faux dont le tranchant est tourné vers l’extérieur pour pousser plus facilement les morts vers le royaume des ténèbres.

Empruntant de vieux chemins forestiers, l’Ankou voyage sur une charrette mal graissée dont l’essieu fait « wik ! wik ! » . Il ne voyage pas seul et se fait précéder par ses amis préférés, la peste et le choléra, annonçant toujours son arrivée par le croassement d’un corbeau ou le hululement d’une chouette. Il est, bien sûr, vivement déconseillé de monter dans la charrette nocturne de l’Ankou, sous peine de trépasser très vite. Mais attention, pour les Bretons, la mort n’est pas une fin et le dernier voyage dans la charrette de l’Ankou n’est qu’un passage vers un autre monde plus chaud et plein d’hydromel.

«A la découverte de la France Mystérieuse.» p.125, Sélection du Reader’s Digest