adepte

Histoire d’un mot

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alchimiste

Le mot adepte, qui appelle d’ordinaire un complément déterminatif : adepte de telle école, de telle doctrine, fut Jadis employé comme désignant ceux qui étaient censés parvenus à connaître les secrets du grand oeuvre, c’est-à-dire de faire de l’or.

L’Empereur Rodolphe II, ayant appris qu’il y avait en Franche-Comté un chimiste qui passait pour être certainement un adepte, envoya vers lui un homme de confiance, pour l’engager à venir le trouver à Prague.

L’émissaire du souverain n’épargna ni soins, ni promesses, pour déterminer le Franc-Comtois, à se rendre auprès de son maître. Mais l’homme se montra inébranlable, s’en tenant constamment à ce dilemne :

« Ou je suis adepte, ou je ne le suis pas. Or, si je le suis, je n’ai pas besoin de l’Empereur, et si je ne le suis pas, l’Empereur n’a que faire de moi. »

« Musée des familles. »  Paris, 1897.
Illustration :  David Teniers le Jeune.

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