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La befana des automobilistes

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befana

C’est une gentille coutume romaine, pour le jour de l’Epiphanie. Les automobilistes, reconnaissants envers les agents qui règlent la circulation du haut de leur petite estrade, avec un bâton blanc qu’ils agitent comme de vrais chefs d’orchestre, offrent un cadeau à leur agent préféré.

Bouteilles de mousseux, vermouth, mortadelle, fruits, cigarettes sont donnés au passage à l’agent qui entasse les offrandes à ses pieds, sans pour cela cesser de surveiller le flot des voitures. Ces offrandes sont apportées à la caserne principale et fraternellement partagées entre les 400 agents, les 150 motocyclistes et cyclistes, les deux douzaines de gardes à cheval qui règlent la circulation dans la ville éternelle. 

Aux cadeaux des particuliers viennent s’ajouter plus de 150 paquets envoyés par l’Automobile-Club de Rome.

« L’Intransigeant. » Paris, 1934.

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Nos poules et nos agents

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poules

Une vicomtesse au cœur sensible, qui signe « La Mimi des Ruchoux » dans le « Courrier du Centre », prend la défense des poules que la police limousine pourchasse impitoyablement.

Elle fait remarquer, avec juste raison, que les poules qui picorent ça et là pondent beaucoup mieux que celles qui vivent enfermées dans le poulailler.

La vicomtesse Mimi des Ruchoux voudra bien trouver ici nos hommages et notre vive approbation. Les agents, devenus si populaires grâce à leur présentation en public par Georges Avryl, Fernand Crabié et Roger de Tourny, méritent, cependant, quelques reproches, car ils sont aussi terribles pour les pauvres petites poules que bienveillants pour les poivrots. Ils n’ont pas l’air de se douter de l’importance d’un oeuf dans la société. D’ailleurs, ils ne s’occupent pas des ânes et les laissent rosser par leurs conducteurs.

En conséquence, nous  saisissons le Conseil municipal d’un vœu intense tendant à ce que les agents fassent un petit stage à l’Ecole ménagère où on leur fera subir des examens pendant les grandes chaleurs.

« La Revue limousine. »  Limoges, 1926.

L’Esperanto et la police

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esperanto

M. Raoul Brandon, conseiller municipal, vice-président du Conseil général, présentera un voeu pour que l’Espéranto soit enseigné à un certain nombre d’agents de police. L’Espéranto est devenu, assurent ses fidèles, une langue vivante, parlée dans le monde entier, enseignée dans de nombreuses écoles.

En France, le ministre de l’Instruction Publique, M. Edouard Herriot, s’est fait représenter par des Recteurs d’Académie à divers congrès esperantistes, ainsi, d’ailleurs, que le ministre de la guerre, M. Paul Painlevé, et plusieurs autres ministres.

De nombreux savants : le général Ferrié, Charles Lallemand, Louis Lumière, Charles Richet, Dr Roux, général Sebert, etc., patronnent l’Espéranto. Dans le domaine commercial, citons la Chambre de Commerce de Paris, qui fait usage de l’Esperanto dans ses imprimés, et dont le distingué Président, M. André Baudet, parle et écrit en cette langue.

Il est certain que l’Espéranto pourrait devenir une langue internationale si tous ceux qui la parlent avaient la même prononciation (ce qui n’est pas le cas, malheureusement), les promoteurs de cette langue n’ayant pas fait, à ma connaissance, le nécessaire pour uniformiser la prononciation et l’accent.

« Le Détective. »   Paris, 1928.