Albert Einstein

Einstein et le petit violoniste 

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Le monde musical allemand est dans l’enthousiasme. Un jeune garçon de douze ans, Jehudi Menuhin, s’est révélé prodigieux violoniste.  

Ce wunderkind a exécuté dernièrement à Berlin trois concertos des trois grands B (Bach, Beethoven et Brahms) avec une telle maîtrise que le public lui a fait une immense ovation. L’orchestre était dirigé par Bruno Walter, un des plus célèbres Kapellmeister d’Allemagne.

Albert Einstein, qui était dans la salle, tint à féliciter le petit virtuose : 

« Mon cher petit, lui dit-il, les larmes aux yeux, voilà bien, des années que je n’ai pas éprouvé une émotion semblable à celle que vous m’avez donnée aujourd’hui. » 

A l’Opéra de Dresde, Jehudi Menuhin a remporté un succès aussi vif qu’à Berlin. Nous aurons bientôt, paraît-il le plaisir de l’entendre à Paris. Cet enfant est nè à San-Francisco. Ses parents, qui l’accompagnent en Europe, sont des israélites de modeste origine qui ont émigré de Palestine aux Etats Unis. Comme on leur demandait de qui leur fils pouvait bien avoir hérité ce génie musical, ils répondirent que son grand-père était un rabbi de la secte des Hassidistes, et que sa ferveur religieuse était peut-être à l’origine de cette précocité, musicale du petit-fils.

« L’Européen. » Paris, 1929.

Albert et le chauffeur

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Comme tout mathématicien qui se respecte, le savant Albert Einstein est un homme distrait.

Un jour qu’il descendait de taxi, raconte un de ses amis, il tendit un billet au chauffeur, qui commença à lui rendre la monnaie. Mais bien, avant que le compte n’y soit, le savant poursuivant sans doute un problème élaboré dans le taxi, s’éloignait rapidement.

Et le chauffeur, qui était honnête, de s’écrier en le rappelant :

Si vous ne savez pas compter, il faut le dire !

« Le Progrès de Bel Abbès. » Sidi Bel Abbès, 1930.