alcoolisme

A vous écœurer !

Publié le Mis à jour le

vinLes Norvégiens luttent avec frénésie contre l’alcoolisme et cherchent par des moyens pratiques et ingénieux, encore plus que par la théorie, à vaincre le véritable alcool.

Leur dernière invention mérite d’être signalée. Quand la police a arrêté un ivrogne, on le soumet non au passage à tabac, mais au régime de la panade au vin. C’est-à-dire qu’on lui sert, pour toute nourriture, une tranche de pain nageant dans un certaine quantité de vin. Ce mets est d’abord goûté de l’ivrogne, mais il finit par réclamer de l’eau à grands cris, réclamation inutile, et il est condamné tout le temps de sa détention au même régime.

Les Norvégiens affirment que quand il sort libéré, il est guéri et a une saine horreur du vin.

« L’Écho des jeunes. » Paris, Ier décembre 1903.

Publicités

Utilisation des fonctionnaires 

Publié le

duboutLa scène se passe à Gothenbourg, en Suède. Là, comme ailleurs, l’alcoolisme accomplissait son oeuvre de ruine. Et les habitants s’émurent.

Alors la municipalité eut une idée de génie. Elle expropria tous les marchands de vins de la cité et les remplaça par des employés à sa charge qui ne vendent que des boissons garanties et par qui le règlement qui défend de donner plus d’un verre d’eau-de-vie à la même personne est respecté avec intransigeance.

Qu’est il aussitôt arrivé ? Simplement ceci : d’abord que les cabarets ressemblent à des bureaux, c’est-à-dire qu’ils n’offrent plus qu’une image sévère et même rébarbative. Ensuite que les débitants étant des fonctionnaires, ont gardé le visage et l’accueil de leur emploi, et l’on sait combien sont peu engageants l’accueil et le visage qui, par l’effet d’une habitude naturelle, deviennent et restent l’apanage d’un bon fonctionnaire.

Aussi les habitants désertent les salles qu’aucune orgie ne vient hanter. Et voilà comment depuis que l’alcool est devenu municipal, il n’y a plus d’ivrognes à Gothenbourg.

Quelle heureuse application de l’esprit administratif : Je demande qu’elle soit introduite chez nous et qu’on mette nos fonctionnaires là où leur manque de bienveillance deviendrait presque une vertu.

« Le Madagascar. » 1903.
Illustration : Albert Dubout.

Permis de s’enivrer

Publié le Mis à jour le

alcool-bar

On a pu lire dans un journal américain l’entrefilet suivant :

De façon à pouvoir équilibrer son budget, l’Etat de Michigan vient de décider qu’il délivrerait désormais, à l’instar des permis de chasse, des « permis de s’enivrer » à toute personne qui en ferait la demande en l’accompagnant d’une somme de cinq dollars.

Moyennement le versement de cette somme, les titulaires des permis en question auront le droit, pendant un an, de boire, où ils voudront et tant qu’ils voudront, toutes les liqueurs alcoolisées qu’il leur plaira.

 Si pendant ce temps ils sont rencontrés en état d’ébriété, ils n’auront à craindre aucune poursuite judiciaire en dépit des lois de l’Etat qui punissent sévèrement le délit d’ivresse.

Pour être tout à fait complets, nous devons ajouter que c’est en 1893 que ces lignes ont paru…

« Le Pêle-mêle : journal hebdomadaire. »  Paris, 1930.
Egalement sur : http://anecdotesethistoire.eklablog.com/permis-de-s-enivrer-a125647182

 

Eclipse indéterminée…

Publié le Mis à jour le

ivrogne

Ne pourriez-vous pas me dire, monsieur, si c’est là la lune ou le soleil? demanda un ivrogne.

Il avait tant ingurgité de litres au cabaret, qu’il ne savait plus distinguer le jour de l’éclat d’un beau clair de lune.

Je regrette bien, monsieur, répondit celui à qui il s’était adressé, de ne pouvoir vous renseigner, mais je ne suis pas du pays.