Alvensleben

Si vis pacem, para bellum

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prussiensIl y a décidément des officiers allemands qu’on ne prend pas sans vert. L’anecdote suivante en fait foi, que raconte le Vorwaerts, critiquant la discussion du budget de la guerre au Reichstag : 

Un soir de printemps de l’année 1887, l’esplanade de Metz était remplie d’officiers prussiens. Tous, très émus, regardaient un point brillant dans le ciel. Ce point brillant, selon ces officiers, c’était un ballon français qui, au moyen d’un projecteur électrique, étudiait les fortifications de Metz et, en particulier, les forts Prinz Friedrich Karl et Alvensleben

Un capitaine de pionniers prussien racontait avec importance à qui voulait l’entendre, qu’il avait calculé très exactement le lieu où se trouvait le ballon. C’était, assurait-il, un ballon captif. 

Or, en réalité, ce que ces officiers prenaient pour le projecteur d’un ballon, c’était simplement… la planète Vénus.  

Il y a des chiens qui aboient à la lune, des sauvages qui tirent des flèches contre le soleil : il y aura des artilleurs qui canonneront les planètes; et ce sera la guerre telle que l’a décrite le romancier Wells.

« Ma revue. » Paris, 19 mai 1907.

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