Amérique

La découverte de l’Amérique

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colomb
 Le Figaro assure qu’il a découvert une composition donnée dans une école populaire de jeunes Anglaises, et il en donne la traduction.
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Sujet : « Comment Christophe Colomb découvrit l’Amérique » 
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Colomb était un homme qui savait faire tenir des oeufs sur la table. Un jour, le roi d’Espagne lui dit :
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Saurais-tu découvrir l’Amérique ?
Oui, dit Colomb, si tu me donnes un vaisseau.

Il eut son vaisseau et fit voile du côté où il pensait que se trouvait l’Amérique. Les matelots commençaient à se plaindre, déclarant qu’ils ne croyaient pas qu’il y eût un tel endroit que l’Amérique. Mais, après de longs jours, le pilote vint lui dire : 

Colomb, je vois la terre !
C’est l’Amérique !… s’écrie Colomb.

Approchant davantage, il voit le pays couvert d’hommes noirs. Colomb leur crie :

— Est-ce ici l’Amérique ?
Oui, répondent-ils.

Alors lui :

Je suppose que vous êtes des noirs ?
En effet.

Puis le chef de ceux-ci de lui dire :

Je suppose que tu es Christophe Colomb ?
Juste ! Tu l’as deviné.

Alors le chef, se tournant vers les siens :

Mes amis, il n’y a pas à nous le dissimuler, nous sommes découverts !

« La Revue des journaux et des livres. »  Paris, 1885.

La fabrication des nez en Amérique

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outil

Un riche Américain privé de son nez, avait acheté le bras d’un ouvrier solide et bien portant, pour y prélever la petite quantité de chair, qui était nécessaire au complément de sa figure. On la lui avait même vendu assez cher.

C’est sans doute pour ne pas avoir à supporter cette dépense, que, voulant gratifier d’un nez un individu qui n’en avait jamais eu, un chirurgien se servit du doigt de l’individu même; toujours en Amérique, à Philadelphie. Il pratiqua entre les yeux du patient une ouverture triangulaire, où il plaça son petit doigt, dont, auparavant, il avait enlevé l’ongle; il cousit la peau de la face à la peau du doigt et le disposa avec l’inclinaison nécessaire pour bien représenter le nez.

Puis le buste fut enveloppé dans une masse de plâtre, afin de rendre la main absolument immobile, tandis que la tête était aussi tenue en place par un appareil spécial.

Et maintenant, il faut attendre trois semaines, au bout desquelles on espère que les os seront soudés entre eux. On procédera alors à l’amputation d’une phalange du petit doigt, et on habillera l’ossature avec la peau du front et du cou.

Ce ne sera peut-être pas joli, joli; mais le patient pourra se moucher comme tout le monde… si l’opération réussit.

« Touche-à-tout. Revue hebdomadaire. »  Paris, 1904.

Les moineaux en Amérique

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moineauLes moineaux étaient encore inconnus en Amérique en 1850, époque à laquelle on en importa d’Angleterre huit couples. Ce premier essai d’acclimatation n’ayant pas réussi, on en fit un second quelques années plus tard. Il parait que, cette fois, on réussit  trop bien, car, au dire des Américains, les moineaux sont devenus le plus grand fléau de leurs récoltes.

On n’évalue pas à moins de 275 millions la descendance d’un seul couple après une période de dix ans seulement.

« Le Petit Français illustré. »  Paris, 1890.

Un moinal, des moineaux ?