anthropologie

Elles ont épousé un arbre

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M. Port, anthropologiste anglais, décrit dans le Globus une coutume indienne de mariage symbolique qui fera le bonheur de la Société des amis des arbres.

Dans certaines régions hindoues, une jeune fille ne peut se marier qu’après sa sœur aînée. Mais pour surmonter la difficulté, la sœur aînée peut épouser un arbre, des plantes ou des objets inanimés. Les suites fâcheuses que ne pouvait manquer d’entraîner la transgression aux coutumes, se trouvent de la sorte évitées, et la jeune sœur peut se marier en toute sécurité.

L’inconvénient se réduit à avoir pour beau-frère un peuplier, un orme ou un sapin. Mais il y a des compensations quand ce proche parent est un chêne dont il a nécessairement le coeur, ou bien un prunier, ce qui permet à la sœur ainée de secouer son époux suivant la méthode usitée dans les mariages non symboliques. Les dames indiennes qui ont des propensions au veuvage épousent tout naturellement un saule pleureur, et celles qui ont le caractère particulièrement cassant, un acacia. 

« La Tradition. » Paris, 1900.

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Des crânes en pierre

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Les dernières nouvelles anthropologiques sont des plus intéressantes, à en juger par cette note que nous découpons dans l’une de nos gazettes les plus lues :

On vient de découvrir une grotte préhistorique à Estagel (Pyrénées-Orientales). L’un des préparateurs du muséum de Lyon a été envoyé sur les lieux. Ce savant a découvert plusieurs crânes en silex. 

Des crânes en silex ! On s’explique dès lors la fin du paragraphe qui conclut ainsi :

Cette grotte semble remonter à l’âge de pierre.

« Le Journal amusant. »  Paris, 1894.

Le cerveau humain

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Au cours du congrès anthropologique allemand qui se tient actuellement à Strasbourg, le professeur Stieda, de l’Université de Loenigsberg, a rendu compte de ses études sur les circonvolutions du cerveau humain.

D’après le savant allemand, les circonvolutions sont sans aucune influence sur l’intelligence. M. Steida a spécialement étudié le cerveau de Sauerwein, un polyglotte suédois mort il y a trois ans et qui jouissait de l’extraordinaire faculté de causer, d’écrire et de versifier en cinquante-quatre langues différentes. Or, ce moderne Pic de la Mirandole avait un cerveau présentant certaines particularités, mais la deuxième circonvolution gauche, celle où Broca a localisé la faculté du langage, était, d’un aspect ordinaire.

L’examen de cerveaux de sourds-muets a permis de faire des constatations analogues. Même chez les femmes, la circonvolution est peu développée, ce qui prouve mieux que tout que ce développement n’est aucunement lié à la faculté de… bavarder. 

« Le Grand journal hebdomadaire d’actualités. » Paris, 1907.