appétit

Un appétit célèbre

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haendel

L’appétit d’Haendel, le célèbre compositeur allemand, né en Saxe en 1684, mort à Londres en 1759, était aussi extraordinaire que son embonpoint.

Un jour, il se présenta dans un restaurant de Londres et commanda un dîner pour trois personnes. Après avoir attendu quelques moments, qui lui parurent extrêmement longs, il interpella vivement le garçon : 

 Eh bien, et mon dîner ? en finirez-vous bientôt!
— Mais, monsieur, j’attends que la société soit arrivée.
— Eh bien alors, servez-le prestissimo, reprit Haendel, la société, c’est moi.

Le souper du sanglier

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varennes

La gloutonnerie des Bourbons éclate chez Louis XVI  d’une manière intempestive. A aucune époque de sa vie, le pauvre homme ne sut modérer ni contenir son appétit.

Quand il se fut déterminé à quitter les Tuileries, le 21 août 1791, il se détourna de son itinéraire pour déjeuner à Etoges, chez son premier valet de chambre, M. de Chamilly. Quand il entra dans Varennes, les troupes du marquis de Bouillé étaient parties depuis deux heures, mais le postillon Drouet et ses hommes l’attendaient. A peine de retour aux Tuileries, il soupa, dévora un poulet comme si rien d’extraordinaire ne s’était passé.

Il mangeait salement et Buffon, ayant assisté une fois à son grand couvert, laissa échapper un mot qui n’est pas du style soutenu, devant les sangliers domestiques élevés par le Jardin des plantes :

 « Eh bien, le roi, dit-il, mange comme ces animaux-là ! »

« Petit bréviaire de la gourmandise. »  Laurent Tailhade. Paris, 1914.  
Illustration : « Arrestation à Varennes. » Jean Louis Prieur.

 

Estomac complaisant

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Pieter Claesz
Pieter Claesz

Le grand appétit du poète Alexandre Lainez surprenait ceux avec qui il mangeait souvent.

Un jour qu’il avait dîné pendant cinq ou six heures, on lui demanda, le voyant un instant après se remettre à table, s’il n’avait pas déjà soupé ?  Il répondit:

« Est-ce que mon estomac a de la mémoire ? »