automobile

Qui a inventé le moteur d’auto ?

Publié le Mis à jour le

plan-pyréolophore

En fouillant les annales de notre Académie des sciences, un chercheur a mis à jour une communication à cette assemblée, concernant un appareil où la force motrice était fournie par l’explosion d’un mélange d’air et de poudre de lycopode ou de charbon pulvérisé.

pyréolophore

Le mémoire fut présenté, le 5 décembre 1806, par deux éminents physiciens, Lazare Carnot et Berthollet. Et savez-vous par qui cette communication était signée ? Par les inventeurs de La photographie, les frères Claude et Nicéphore Niepce.

L’invention fut brevetée en 1806 et qui mieux est, réalisée sous le nom de pyréolophore. C’était un moteur à combustion interne, brûlant la fameuse poudre de lycopode qu’ils adaptèrent à un canot. Celui-ci a navigué sur la Saône. Voilà donc, sans conteste, la première automobile.

« Almanach des coopérateurs. » Limoges, 1927.
Illustration : http://www.photo-museum.org/fr/pyreolophore-invention-moteur-explosion/

Publicités

Un qui travaille

Publié le Mis à jour le

louis-ferdinand

Le prince Louis Ferdinand, petit-fils de Guillaume II, qui a passé son doctorat à l’Université de Berlin, est entré chez Ford comme simple monteur. 

Une fois passés ses examens, contre la volonté de son père, l’ex-kronprinz, s’embarqua pour l’Amérique où il fut quelque temps l’hôte de M. Bigelorf, ami de I’ex-kaiser. L’ex-kronprinz a exprimé à son fils son mécontentement de le voir embrasser cette carrière, mais le jeune prince a affirmé que son avenir était là, et il a laissé choir son papa.

Le prince Louis Ferdinand fera peut-être des  victimes dans l’industrie automobile, mais moins, assurément, que n’en fit, son grand-père dans l’industrie militaire.

« Les Potins de Paris. » Paris, 1929.

Industrie nouvelle

Publié le Mis à jour le

hopital

Un jeune homme de Rome, nommé Russo, qui s’était fait blesser dernièrement par l’automobile du duc d’Aoste, en vue d’être soigné, nourri et logé à l’hôpital, est professionnel du genre.

On a, en effet, constaté que depuis longtemps ce genre d’accidents constitue sa principale ressource. Autant que possible, Russo ne se fait écraser que par les gens riches. Ce qu’il y a de remarquable chez cet individu, c’est l’habilité surprenante avec laquelle il sait éviter les blessures graves, tout en simulant parfaitement l’imprudence ou l’inattention.

« Journal hebdomadaire d’actualités. »  Paris, 1907.
Image d’illustration.

Une religieuse au volant

Publié le Mis à jour le

religieuse-voiture.

S’il est assez fréquent, aujourd’hui, de voir des femmes tenir le volant d’une automobile, on n’avait jamais rencontré, en France du moins, de religieuses faisant cet office.

Or, dans un couvent de femmes, à Pau, est une religieuse qui conduit la camionnette chargée de faire les provisions à la campagne.

Entrée au couvent, comme novice, cette religieuse montra de telles qualités d’énergie et de décision, que la supérieure lui fit suivre un cours de mécanicien-chauffeur, elle lui confia ensuite le soin de conduire la voiture que venait d’acheter le couvent.

La chauffeuse en cornette s’acquitte à merveille de ses fonctions, et elle conduit sa camionnette avec une telle dextérité qu’elle n’a pas encore, paraît-il, écrasé le moindre poulet.

« La Revue limousine : revue régionale. »  Limoges, 1927.
Illustration :  » Le gendarme de Saint-Tropez » de Jean Girault.  France Rumilly et Louis de Funès. capture YouTube.

De la réclame sur mon blog ?

Publié le Mis à jour le

automobile'accident

On demandait à un candidat, en octobre dernier, au baccalauréat.

Doit-on écrire Roi ou Roy ? demandait l’examinateur  avec quelque malice.

Mais il interrogeait alors un garçon qui n’avait pas froid au yeux. Celui-ci un « sportif », un fervent du volant, habitué à juger promptement, répondit :

On écrit l’un et l’autre.
Voyons cela, fit l’examinateur. Entendez-vous qu’on peut mettre indifféremment i ou y ?
Non point. Roi désigne un chef d’Etat.
Et Roy ?
Roy, c’est le nom du meilleur fournisseur d’articles pour automobiles. Dans ses établissements de la rue du Chaudron d’Or, n° 3, on trouve phares, projecteurs, pare-chocs, avertisseurs, carburateurs…
Je sais, mon ami, c’est M. Roy qui me vend huile, graisse et pièces détachées pour mon auto. Allez, vous êtes reçu.

Et il le méritait bien.

« La Grand’goule : les lettres, les arts, la tradition, les sites. »  Poitiers, 1930.

Le grand duc et le citoyen américain

Publié le

voiture-1907

Le grand duc Michel de Russie se promenait l’autre jour en auto sur la route de Napoule. Une autre auto précédait la sienne, et envoyait dans les narines grand-ducales des exhalaisons malodorantes et des images de poussière.

Le grand duc donne des appels de trompe, il fait agir la sirène. Il insiste. L’automobile, continue à marcher à son allure et ne se range pas. Le grand duc prend la troisième vitesse pour dépasser l’incommodante auto. Mais celle-ci prend la troisième aussi et le grand duc ne peut passer.

Enfin les deux véhicules s’arrêtent. Le grand duc descend et dit au propriétaire de l’automobile  irrespectueuse : 

Monsieur… je suis le grand duc Michel de Russie…
Cela m’est tout à fait égal Monsieur.
Vous êtes un impertinent.
Monsieur, je suis citoyen américain, nous sommes en France et je suis libre de…
Monsieur, vous êtes un faquin…
Monsieur, si vous continuez sur ce ton, je vais vous boxer la… figure.

Le grand duc se le tint pour dit, remonta en auto très impérialement et débraya.

Fit-il pas mieux que de se plaindre ?

« Ma revue. »  Paris, 1907.
Image d’illustration.

Le centenaire de la locomotive

Publié le

Richard-Trevithick...

Combien, parmi les voyageurs qui, le 4 décembre dernier, confièrent leur personne aux caprices d’une locomotive, se doutaient-ils que l’ancêtre du monstre de fer essaya ses premiers pas cent ans auparavant ? Ah ! les débuts ne furent pas éclatants et n’allèrent pas, sans anicroches.

C’est notre confrère le Vélo qui nous l’apprend :

On vient de célébrer en Angleterre, sans grand tapage, le centenaire d’un des événements les plus considérables de la science moderne. C’est, en effet, le 24 décembre 1801 que Trevithick et Vivian montrèrent la première locomotive digne de ce nom.

Si Joseph Cugnot fut le créateur de la voiture automobile, Trevithick fut le vrai créateur de la locomotive, ayant eu le premier l’idée géniale de placer sa voiture sur des rails.

L’expérience eut lieu sûr la route de Camborne à Tchidy. La nouvelle machine put traîner une charge de 10 tonnes et 70 voyageurs à une vitesse de 8 kilomètres à l’heure.

Au bout de quelques milles, le moteur eut une panne et un peu plus loin démolit sa cheminée qui était en briques, au passage d’un pont. Malgré ces incidents, le nouveau véhicule parvint à terminer son voyage d’environ 20 kilomètres.

Plus de cinquante ingénieurs, directeurs de mines et notabilités du monde des chemins de fer assistaient à la célébration de cet intéressant centenaire organisé par la municipalité de Camborne. 

Que dites-vous de ces huit kilomètres à l’heure, quand une machine récemment construite se permettait du cent soixante ?

Il est vrai qu’elle a commencé sa brillante performance par l’écrabouillement de son malheureux inventeur…

« Le Journal du dimanche : gazette hebdomadaire de la famille. »  Paris, 1902. 
Illustration : Extract of Terence Cuneo’s painting of the Trevithick trial, see Ellis, The Lore of the Train.