bandit

Billy le hors-la-loi

Publié le

billy-the-kid

Le Courrier des Etats-Unis nous apporte le récit de la mort, à Las Negras, dans le Nouveau-Mexique, du fameux bandit Billy the Kid, qui était légendaire en Amérique.

Depuis sa dernière évasion de la prison de Lincoln, Billy vivait avec des Mexicains et avait adopté leur costume. Pat Garrett, shérif du comté de Lincoln, ayant eu connaissance des endroits qu’il fréquentait, est allé samedi à minuit dans la résidence d’un éleveur de bétail, nommé Pete Maxwell, à Fort Summer. Il y était depuis une vingtaine de minutes quand Billy a fait son entrée, sans chaussures, un couteau ouvert à la main, apparemment pour acheter de la viande. 

En apercevant le shérif, Billy the Kid a exhibé un revolver et demandé à Maxwell quel était cet étranger. Maxwell, au lieu de répondre, s’est jeté vivement sur le plancher et a rampé sous le lit. Le brigand, en s’avançant lentement vers Garrett, s’est exposé au clair de la lune, qui pénétrait par la fenêtre, et Pat Garrett, prompt comme l’éclair, lui a tiré dessus. Le bandit est tombé à la renverse, serrant un couteau dans une main, un revolver dans l’autre. La balle lui avait traversé le cœur, et sa mort avait été instantanée, très heureusement pour le shérif qui, sans cela, ne serait pas sorti vivant de la chambre, car le Kid était un tireur de premier ordre. 

La nouvelle que le brigand était tué a causé des réjouissances dans tout le pays, dont il avait juré de massacrer les plus nobles habitants. Le nombre de ceux qui avaient déjà péri par ses mains est de dix-huit, preuve qu’il entendait tenir son serment.

Billy the Kid était natif de la ville de New York et s’appelait de son vrai nom William Henry Mac Carthy.

« Gil Blas. » Paris, 1881.

Publicités

L’espoir d’un brigand

Publié le Mis à jour le

Giuseppe-Musolino

Le procès de Giuseppe Musolino, de ce chevaleresque bandit d’opéra-comique, pour qui le sexe charmant montre un enthousiasme presque égal à celui dont jouit chez nous le beau Jean de Reszké, est très instructif pour les auteurs de romans-feuilletons, qui trouveront en ce brigand prisonnier des carabiniers, pour une fois arrivés à temps, le type d’un héros fort réussi.

De lui cette réponse, charmante de naïveté présomptueuse, à son  avocat qui l’avertissait qu’il pourrait bien être condamné à trente ans de réclusion :

« En tel cas, je conseille aux jeunes filles italiennes d’adresser un recours en grâce en ma faveur à la reine, et de le renouveler jusqu’à ce qu’elles obtiennent satisfaction. »

« La Revue mondaine : hebdomadaire, littéraire et artistique. »  Paris, 1902.

Le repos dominical de Guicciardini

Publié le

Angelo-Guicciardini

Angelo Guicciardini, bandit sicilien, est la terreur du pays. Le gouvernement napolitain donnerait bien vingt mille francs pour avoir ses deux oreilles.

Mais Guicciardini n’est pas un bandit ordinaire : en semaine il est dangereux, mais le dimanche il ne travaille pas. Un voyageur raconte qu’il se trouvait un dimanche avec sa femme, sa sœur et plusieurs de ses amis sur le bord d’une forêt à se promener. Il fit la rencontre de Guicciardini. Ce dernier l’invita à dîner dans une auberge d’un village voisin; là les meilleurs mets et les meilleurs vins de la contrée leur furent servis. Angelo Guicciardini se conduisit avec les dames en vrai chevalier français.

Mais il eût été dangereux de le rencontrer le lendemain.

« Almanach facétieux. » Hilaire Le Gai, Paris, 1853.