Bertol

Without women

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ticayou

Le Daily Mail conte l’histoire d’un homme qui, à la suite d’un chagrin d’amour, éprouvé dans sa jeunesse, s’isola du monde, ne voulant plus voir un seul visage féminin.

Il acheta du terrain au milieu des forêts et construisit, d’abord avec l’aide d’un de ses frères, un bastion a l’abri de toute hypothèse de rencontre féminine, voire masculine. Les deux hommes vécurent des années en ermites, et presque à l’état sauvage… James Mason a aujourd’hui la barbe blanche, il est paralytique et le journaliste anglais qui a enfin pu l’approcher a eu une vision digne des Burgraves. Il y a cinquante ans que l’inconsolable vit ainsi loin des humains.

Nous avons rencontré en Suisse un semblable misogyne, sinon misanthrope, qui, pour fuir les femmes à la suite d’une passion contrariée, passait sa vie à excursionner dans les montagnes. Or, à la cabane Bertol, entre la Dent Blanche et le Cervin, arriva un soir une jeune alpiniste : charmante et intrépide petite Hollandaise. L’Anglais, car celui-là aussi était Anglais, bien qu’il fût déjà prêt à se coucher dans la paille et qu’une tourmente de neige commençait à tomber, préféra sortir de la cabane et passer la nuit dehors !

La misogynie par amour a ses héros.

« Comoedia. »Paris, 1927.
Illustration : « Ticayou, Chasseur de la Préhistoire. » Priscille Mahieu / Eric Le Brun.

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