boiteux

Cloven foot

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 lord-byron

Quand la mère de lord Byron s’aperçut que le fils qu’elle avait mis au monde était boiteux, elle en ressentit un très vif chagrin.

Mais il paraît que cette infirmité existait depuis longtemps dans la famille. Plusieurs ancêtres du poète ont été boiteux de la même manière que lui. Il attacha toujours de l’importance à dissimuler ce défaut : il portait pour cela des pantalons fort longs, et taillés d’une manière particulière.

Quand ses camarades d’école voulaient le faire entrer en fureur, ils l’appelait pied fourchu (cloven foot). Cette injure le mettait hors de lui. Une chose bizarre et assez remarquable, c’est que Walter Scott a un pied exactement pareil à celui de lord Byron.

Louise Swanton-Belloc. « Lord Byron. Tome 1, notes. »  Paris, 1824.

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Les boiteux

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Thomas-Faed

Le siècle actuel semble appartenir aux boiteux avec toutes ses gloires. La tragédie que préférait l’Empereur était Hector, de Luce de Lancival. La meilleure comédie du temps était l’ Avocat, par M. Roger; Eh bien ! M. Roger et M. Luce de Lancival, ces deux représentants de l’art dramatique, étaient boiteux.

Lord Byron fut proclamé le premier poète de l’époque; Walter Scott, le premier romancier. Personne ne leur disputa la palme. Ils étaient boiteux l’un et l’autre. En France, pendant que la politique tournait toutes les têtes, les partis se dessinèrent, et chacun se choisit un chef. Les libéraux modérés et constitutionnels se rallièrent sous le drapeau de Benjamin Constant. Il était boiteux. Enfin, les hommes positifs, dédaignant les théories, se rangèrent sous le patronage du premier talent financier de notre époque, M. le baron Louis. Il est boiteux.

Depuis la révolution de juillet, l’opposition avait reconnu pour chef M. de La Fayette. Il est boiteux. Le gouvernement se fit représenter à l’extérieur par M. de Talleyrand, bien plus boiteux encore. Le parti royaliste appela alors à son secours l’illustre Châteaubriand. A peine rentré dans la carrière politique, il se sentit pris de douleurs rhumatismales, et il est boiteux, comme il convient à un illustre du siècle où nous vivons.

« Echo de la frontière. » paris, 1833. 
Illustration : « Sir Walter Scott et ses amis littéraires à Abbotsford. » de Thomas Faed.