Borley

La maison la plus hantée  d’Angleterre

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fantome« La maison la plus hantée d’Angleterre », voilà ce que prétend avoir découvert aujourd’hui, à la suite de minutieuses recherches, M.Harry Price, secrétaire du comité d’investigations psychiques de l’université de Londres. 

Il s’agit d’une vieille demeure bâtie en pierre sombre d’un petit village de l’Essex. Construite vers 1865, sur les fondations d’un monastère du XIIIe siècle, elle comprend vingt-cinq pièces et se trouve au milieu de vastes terrains, à travers lesquels coule un ruisseau. On y voit encore les ruines d’un tunnel qui jadis conduisait à un couvent de nonnes à Bures, situé à quelques kilomètres de là.

La légende veut qu’au temps où le monastère existait encore, un moine essaya de s’enfuir avec une jeune religieuse de Bures. Ils partirent dans une vieille calèche noire tirée par deux chevaux bais mais furent bientôt rattrapés. Le moine fut pendu haut et court et la nonne crucifiée vive sur le mur du couvent.

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Presbytère de Borley.

Il y a quelques années, alors que la maison hantée était la propriété de trois sœurs, l’une d’elles, la plus jeune, à peine âgée de 25 ans, vit apparaître une nonne dans les jardins. Le fantôme disparut aussitôt. Un curé acheta en 1929 la résidence et de nouveau des manifestations extraordinaires se produisirent, y compris l’apparition de la nonne, à des heures régulières. Les sonnettes de la maison se mirent à tinter, les pierres à se détacher de la maçonnerie, les portes à se fermer à clef toutes seules.

Tous ces phénomène ont été soigneusement enregistrés par M. Price qui a en personne visité la maison hantée. Depuis des années, il a assisté lui-même à des apparitions et a fait noter les faits troublants par des amis qui l’accompagnaient.

En 1930, un nouveau curé loua la maison et les manifestations spiritualistes se firent de plus en plus nombreuses. Le malheureux homme entendait la nuit des bruits de sabots de chevaux retentir sur le pavé à l’extérieur. Il était réveillé à tout moment par des pas, la nuit, et finit par quitter la maison.

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Harry Price, le chasseur de fantômes.

Un couple assez âgé M. et Mme Robinson vinrent alors habiter la maison hantée. Les sonneries retentirent, des odeurs délicates de lavande pénétrèrent la nuit entre 11 heures et minuit. Mme Robinson, rentrant un soir chez elle, reçut un violent coup de poing sous l’œil gauche. Un jour qu’elle était au lit, dans la matinée, elle fut violemment jetée au plancher à trois reprises. Quant à M. Robinson, il reçut un vigoureux coup de sa propre brosse à cheveux sur la tête. Mari et femme, une nuit, reçurent sur la tête une douche d’eau froide pendant leur sommeil.

Plusieurs de ces phénomènes ont été vus par d’autres témoins. M. Price, qui possède un important dossier sur cette affaire, va d’ailleurs publier un livre sur le résultat de ses investigations qui, selon lui. constitueront le cas le plus extraordinaire de psychie.

« Le Matin. » Paris, 1938.

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Le fantôme de Borley

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Le fantôme de Borley

Le rectorat de Borley, dans l’Essex, en Angleterre, a connu des ennuis dès sa fondation vers 1860. Il se peut que son apparence d’édifice hanté (une monstruosité architecturale de trente pièces) y soit pour quelque chose.

Ses premiers locataires, le pasteur Henry Dawson, sa femme et leurs quatorze enfants, racontaient d’étranges histoires de bruits et prétendaient avoir vu à plusieurs reprises le spectre d’une religieuse. Après la mort du pasteur, son fils aîné, Harry Bull, assuma les charges de la cure de 1892 à 1927. Des événements hors du commun continuèrent de se produire. On voyait si souvent la religieuse que le domaine finit par être appelé la Promenade de la Religieuse. On prétendait même avoir vu un cocher sans tête conduire une diligence dont les chevaux crachaient le feu.

Les locataires suivants, le pasteur G. Eric Smith et sa femme, n’y demeurèrent que quelques mois et mirent leur départ précipité sur le compte de l’étrangeté de ce qui se passait.

Enfin, arrivèrent le pasteur Lionel Foyster, sa femme Marianne et leur fille. Les histoires reprirent de plus belle et Marianne s’entêta même à soutenir qu’un fantôme l’avait giflée au visage et l’avait fait tomber de son lit.

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Harry Price

Le laboratoire britannique de parapsychologie décida de mener sa propre enquête. Son fondateur, Harry Price, passa une petite annonce dans le Times de Londres afin de trouver des gens disposés à l’aider à surveiller le rectorat hanté. L’annonce faisait appel à des observateurs objectifs, dotés d’esprit critique et intelligents. Price en prit quarante avec lui. Cette fois encore, il fut question d’objets qui se déplaçaient et de bruits inexplicables. Le commandant A.B. Cambell raconta avoir été frappé par une savonnette volante tandis qu’un autre bénévole, un professeur de philosophie du nom de C.E.M. Joad, affirma avoir vu un thermomètre descendre de 10 degrés sans raison apparente.

Les Foysters finirent par abandonner les lieux et Price lui-même s’y installa. Il put alors signaler des phénomènes très divers. Assez en tout cas pour remplir un livre. Ce qu’il ne manqua pas de faire par la suite. Après sa mort, certaines mauvaises langues prétendirent pourtant que Price avait lui-même fabriqué certains phénomènes et qu’il en avait grossi d’autres pour attirer l’attention.

Harry Price aux côtés du révérend et de sa famille.
Harry Price aux côtés du révérend et de sa famille.

Les choses prirent une autre tournure après l’incendie qui rasa l’édifice en 1939. Le révérend W.J. Phytian-Adams, un chanoine de Carlisle, au Canada, émit alors l’hypothèse qu’il se pouvait que la religieuse que l’on avait si souvent vue n’ait pas été anglaise, mais française. On racontait en effet qu’une femme du nom de Marie Lurie avait déserté son couvent au XVIIIème siècle pour s’enfuir avec son amant. Elle serait venue en Angleterre, mais son vaurien d’amant l’aurait assassinée. Après l’avoir étranglée, il l’aurait enterrée sous les fondations de l’édifice qui se trouvait à l’endroit où le rectorat de Borley fut construit ultérieurement. Après l’incendie, on découvrit réellement une tombe qui contenait en effet quelques reliques religieuses et un crâne de femme.

Il semble que la destruction du rectorat ait mis fin aux pérégrinations de la religieuse, mais l’histoire ne s’arrête pas là: une équipe de chercheurs qui faisait des fouilles sur le site a entendu d’étranges bruits dans la nuit, a enregistré de surprenantes variations de température, a aperçu des feux d’origine inconnue et détecté des odeurs inhabituelles dans les ruines.

« Les phénomènes étranges du monde. »  Robert Laffont.