chaîne d’os

Une chaîne de montre en os humain

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fermier

Un fermier des environs de New York avait perdu, il y a deux ans, sa femme qu’il aimait beaucoup. Désirant conserver d’elle un souvenir qui ne fût pas banal, il eut l’idée de se faire faire, avec les os des phalanges de sa défunte épouse, une chaîne de montre unique en son genre.

Il confia ce travail délicat à un habile sculpteur de la ville qui, après dix-huit mois de patience et de soins, vient de lui livrer un véritable chef-d’œuvre. La chaîne en question est formée de huit anneaux longs, mesurant à peu près deux centimètres chacun, polis comme de l’ivoire et décorés d’attributs et d’ornements d’une extrême finesse. Les anneaux sont reliés les uns aux autres par une petite tresse des cheveux de la défunte.

N’est-ce pas un peu macabre, mais bien américain tout de même ?

« La Science française : revue populaire. »  Paris, 1897.
Illustration : truquée (un peu)…

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