chair humaine

Anthropophages parisiens

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On se rappelle toutes les horreurs que mangèrent les Parisiens durant le siège de 1870-1871 : certains en devenaient enragés.

Victor Hugo, lui, prenait la chose avec plus de philosophie. Et comme, un soir, dans un restaurant célèbre, après avoir mangé du cheval, un des dîneurs déclarait qu’il vaudrait mieux manger de la chair humaine, le grand poète annonça qu’il était tout prêt à faire partie d’une société où l’anthropophagie serait de règle.

Et pour le prouver il écrivit joyeusement un quatrain :

Je lègue à Paris, non ma cendre
Mais mon bifteck, morceau de roi.
Femmes, si vous mangez de moi,
Vous verrez comme je suis tendre.

«  Le Journal du dimanche : gazette hebdomadaire. »  Paris, 1904.