chien

Un télépathe à quatre pattes

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Sir-Henry-Rider-HaggardOn cite, de plus en plus, des exemples de télépathie. Voici un témoignage de Sir Henry Rider-Haggard, le romancier anglais bien connu, relatif à un chien qui lui était très familier.

« Dans la nuit du samedi 9 juillet, dit M. Haggard, j’eus un cauchemar. Je rêvais qu’une  bête affectueuse, un épagneul noir appelé Bob, appartenant à ma sœur aînée, mais qui m’était très attaché, était couché sur le côté, clans un terrain broussailleux, près d’une rivière. Ma propre personnalité me semblait apparaître près du chien, que je savais être Bob et nul autre, et ma tête près de la sienne qui se dressait de façon étrange. Dans ma vision, le chien essayait de me parler le langage humain, mais n’y parvenant pas, il faisait appel à mon esprit et, de façon indéfinissable, m’informait qu’il était mourant. »  

Dès le lendemain, M. Haggard racontait son rêve, son cauchemar plutôt, à toute sa famille, au moment du déjeuner. Le soir, il apprenait que le chien avait été écrasé par un train, la nuit précédente : la malheureuse bête s’était traînée le long de la voie et avait dû expirer, quelques instants avant l’heure probable où l’écrivain avait été pris par le cauchemar. 

La parfaite honorabilité du romancier, le témoignage de plusieurs personnes de sa famille et du vétérinaire qui a procédé à l’autopsie du chien, ne sauraient laisser aucun doute sur l’authenticité du fait. 

« Touche-à-tout. » Paris, 1904.

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N’oubliez pas le pourboire !

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chien-serveur

On parvient aisément à dresser les chiens à tout faire. Nous avons même aujourd’hui les chiens ambulanciers, les chiens policiers, etc.

Un hôtelier de Francfort-sur-le-Main, possédant un chien d’une rare intelligence, s’efforça de le dresser à porter dans sa gueule un plateau avec les consommations commandées par ses clients.

Il y réussit facilement, et ce chien, qui fait les délices des habitués de son établissement, ne manque pas d’attendre jusqu’à ce qu’on ait placé, sur son plateau, le pourboire ordinaire.

Oeil pour oeil

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claude-monet

Claude Monet est, en ce moment, à l’honneur dans le charmant pavillon de l’Orangerie, près des Tuileries. Cent vingt toiles, d’inégale valeur, mais dont beaucoup sont des chefs-d’œuvre, attestent le multiple génie du maître impressionniste. Un de nos amis, qui les admirait avec nous, nous rappelait cette petite anecdote peu connue .sur Claude  Monet.  

Un jour, le grand peintre téléphona de Giverny à Vernon, où le docteur Pozzi était en villégiature. 

—  Venez vite, disait sa voix angoissée. il y a un malade à la maison !… 

Le docteur Pozzi part en hâte pour Giverny et, sitôt arrivé, Claude Monet lui présente un petit fox qu’il affectionnait et qui, en effet, souffrait d’une forte indigestion. 

Le docteur Pozzi, un peu vexé d’être confondu avec un vétérinaire, rédigea néanmoins une ordonnance et fit en sorte que, quelques jours plus tard, Black  (ainsi se nommait le fox) était complètement remis sur pattes. 

A quelque temps de là, Claude Monet reçut ce mot :

« Mon cher maître, venez le plus tôt que vous pourrez à Vernon. j’ai un petit service à vous demander. 
Signé ; Pozzi. » 

Claude Monet s’empressa à son tour,et quand il fut dans la propriété du célèbre praticien, celui-ci le fit monter à son grenier et là, lui désignant la porte : 

Voyez, comme cette porte est sale, lui dit-il. Vous seriez tout à fait gentil, mon cher maître, si vous vouliez bien lui donner deux ou trois coups de pinceau !

« Paris-soir. » Paris, 1931.
Illustration Claude Monet, autoportrait.

Esprit pratique

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gare

Un chasseur, M. Ubaldo Orna, avait pris le train à la gare de Vérone, pour se rendre à Roverbella, et s’y livrer aux douceurs de la chasse. Son chien l’accompagnait.

En cours de route, dans une station intermédiaire, M. Orna descendit pendant quelques minutes sur le quai, mais au moment du départ du train, il ne retrouva plus son chien qui s’était égaré un instant. Le train se remit en marche. Le chien essaya un moment de le suivre en aboyant, puis comprenant qu’il ne pourrait jamais suivre ce « train » d’enfer, il revint à la gare d’un air résigné. Il s’installa philosophiquement sur le quai, et attendit.

Quelque temps après, un train survint en sens inverse, dans la direction de Vérone, Notre intelligent quadrupède sauta dans un compartiment et revint à Vérone, où il réintégra le domicile de son maître.

Chien et chat

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Le Journal de Dieppe rapporte un acte de sauvetage accompli par un chien de Terre-Neuve A Dieppe. 

C’était jour du Mardi-Gras, vers onze heures du matin, un chien de Terre-Neuve poursuivait un chat. Ce dernier ne trouva d’autre moyen, pour se soustraire à cette poursuite, que de se jeter dans l’avant-port, en face de la poissonnerie. Mais le chien, obéissant A son instinct, se précipite dans le port pour sauver la victime. Celle-ci, qui ne paraît pas comprendre les intentions du Terre-Neuve, l’accueille à coups de griffes, de sorte que le sauveteur est obligé de le happer pour l’amener  à bord d’une barque. Les matelots de cette barque rejetèrent le pauvre chat dans le port, et le chien, toujours dévoué, se jeta à l’eau après la victime, et parvint à la sauver une seconde fois. 

Chien et chat, de nouveau sur le pont de la barque, eurent une altercation qui fut fatale au malheureux chat. Celui-ci, exaspéré par les tribulations qu’il subissait depuis quelques instants, donna quelques coups de griffes à son sauveur, qui, outré de cette ingratitude, étrangla son protégé sans autre forme de procès. 

« Le Journal de Dieppe. » 1869.

Comme chien et chat

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Azor et les saucisses

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Il remplissait l’office d’un domestique. Tout le quartier le connaissait et les fournisseurs étaient au fait de ses allures, car il se présentait chez eux avec un papier attaché à son collier, et sur lequel était inscrit ce qu’on devait lui remettre. Un jour il fut envoyé chez le charcutier, avec mission de rapporter six saucisses, qui furent soigneusement enveloppées dans un papier et qu’il prit dans la gueule.

L’animal s’en allait réfléchissant, car, ne l’oubliez pas, les chiens pensent, et le fumet appétissant des saucisses lui montait au nez, en éveillant son appétit. Il avait grande envie d’en manger une, une seule. Mais elles étaient comptées, et l’on se fût certainement aperçu du larcin. Et pourtant quelle tentation ! Comment faire ? N’y avait- t-il pas un moyen d’accorder le devoir avec la gourmandise, sans encourir la correction dont il avait si grand’peur ?

Une idée lumineuse vint au chien. Les saucisses étaient comptées, oui ! mais elles n’étaient pas mesurées sans doute. Toutes les saucisses n’ont pas la même longueur. Cette pensée fit construire tout un plan dans sa cervelle et il l’exécuta sur-le-champ, avec l’adresse d’un écolier en maraude.  Au lieu de suivre le chemin ordinaire dans lequel passait beaucoup de monde, il avisa une ruelle déserte, bordée de grands jardins, et il y entra. Une fois caché là, dans l’enfoncement d’une porte, il se livra aux délices du fruit défendu. Chaque saucisse fut délicatement mordillée aux deux bouts, puis il les replaça toutes tant bien que mal dans le papier et retourna triomphant chez son maître.

Le crime fut enfin découvert, mais le moyen de gronder l’animal après un pareil trait ? L’eussiez vous fait ? Je ne le crois pas. Quant à moi, je n’en aurais pas eu le courage.

E. Sanfourche »Les chiens, les chats et les oiseaux : traité d’hygiène. » Paris, 1866.