clergyman

La coiffure du président Masaryk 

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masarykVous connaissez le président Masaryk : de haute taille, tout de noir habillé, le visage noble et grave, ce vénérable professeur à quelque chose d’un clergyman. Mais avez-vous remarqué son couvre-chef ? Dans toutes les cérémonies officielles, il apparaît coiffé d’un chapeau de feutre à larges bords.

Ce qui vous semble être un petit détail sans intérêt est d’une importance capitale pour certains chapeliers tchécoslovaques. Etant donné l’immense popularité de M. Masaryk, presque tous les citoyens de la république ont adopté la coiffure présidentielle… d’où une crise terrible chez les fabricants de chapeaux hauts de forme. 

Le jour de Noël, ces malheureux ont envoyé une députation auprès du chef de l’Etat responsable de leur ruine. Ils lui ont offert un magnifique huit-reflets et l’ont prié de bien vouloir le mettre-sur sa tête dans les grandes occasions. Le président, ému, a promis, paraît-il, d’abandonner le sombrero familier et d’adopter la coiffure traditionnelle de tous les chefs d’Etat.

« L’Européen : hebdomadaire économique, artistique et littéraire. » 1930. Paris.

Mariage au télégraphe

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mariage

La semaine dernière, miss Mary Slaughter se présentait, avec ses demoiselles d’honneur et ses témoins, au bureau du télégraphe de Bowling Green, Etat du Kentucky, où un clergyman l’avait précédée.

Il lui donnait aussitôt la bénédiction nuptiale puis, saisissant l’appareil télégraphique, transmettait lui-même la bénédiction à M. James Murrel, qui était avec ses témoins à l’autre bout du fil dans le Wyoming. Ensuite de quoi, la nouvelle mariée et son époux, se précipitaient vers un train et se rencontraient à une station intermédiaire, d’où ils gagnèrent San Francisco pour se rendre aux Philippines.

On nous annonce en même temps, qu’une jeune et riche Américaine, miss Mary Paulin, a fait le pari vis-à-vis de ses amis de trouver un mari en faisant le tour du monde bien qu’elle ne doit s’arrêter que trois jours dans chaque ville. Avis aux épouseurs ! Pour peu qu’elle s’attarde en route, elle aurait le temps non seulement de se marier, mais de divorcer, de se remarier, de redivorcer, etc.

« Le Journal du dimanche : gazette hebdomadaire de la famille. »  Paris, 1905.

Un mariage en aéroplane

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mariage-aeroplaneA Wenatchee, dans l’Etat de Washington, deux époux viennent de s’unir en biplan.

L’aviateur Wiseman ayant offert cent dollars pour le premier mariage qui serait célébré et le premier voyage de noces qui serait accompli dans sa machine, vit un jour arriver à la porte de son hangar trois personnes suivies d’un nombre important de curieux. Ces trois personnes étaient : M. E. Grant, juge de paix; Mlle Mabel Bowen, directrice de théâtre, et le révérend P. Smith. Ils venaient pour le mariage et le voyage.

Comme les amis des futurs mariés avaient souscrit entre eux une somme de quatre cents dollars, la cérémonie pouvait se dérouler dans les meilleures conditions.

Le biplan fut sorti, M. E. Grant et Mlle Mabel Bowen s’y installèrent, et, parmi les ronflements du moteur, le clergyman les unit. Le signal du départ ayant ensuite été donné, les nouveaux époux s’élancèrent dans les airs au milieu des applaudissements d’une foule enthousiaste.

Ils revinrent, quelques heures après, à Wenatchee, après avoir accompli leur voyage de noces sans encombre.

C’est une façon comme une autre de se rapprocher de la lune… de miel.

« Le Petit Journal. »  Paris, août 1911.