confession

Confession

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louis-II-de-vendôme

Lorsque le duc de Vendôme commandait l’armée des deux couronnes en Lombardie, la désertion était considérable parmi les Italiens.

En vain la peine de mort était exécutée contre les déserteurs, rien ne pouvait fixer le soldat sous ses drapeaux. A la fin, le général fit publier que tous ceux qui déserteraient seraient pendus à l’instant, et sans l’assistance d’aucun prêtre. Cette punition, comme on l’avait prévu, fit sur eux plus d’impression que la mort même.

Ils auraient bien risqué d’être pendus, mais ils n’osèrent pas courir le risque d’être pendus sans confession.

Victor Fournel. « Dictionnaire encyclopédique. » Paris, 1872.

La confession d’un soldat

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soldat

Parbleu ! Monsieur l’abbé, disait un vieux soldat à l’aumônier de son régiment, si jamais il me prend l’envie d’aller vous raconter mes péchés, ma confession ne sera pas longue.

Mon ami, l’homme le plus sage pèche au moins sept fois par jour, et s’il y a longtemps que vous ne vous êtes confessé…

Oui, il y en aurait long ; mais je vous expliquerais cela en peu de mots ; je vous dirais simplement ; tout ce qu’on peut faire de mal, je l’ai fait.

Vous mentiriez.

Non, foi de soldat , je ne connais pas de péché que je n’aie commis.

Vous vous flattez, mon cher.

Comment je me flatte ? puisque je vous dis que j’ai commis tous les péchés connus.

Mon enfant, la miséricorde de Dieu est infinie, et il laisse toujours au pécheur le plus endurci un moyen d’avoir recours à sa clémence. Je suis bien sûr qu’il y a des péchés bien condamnés par la réligion et que vous n’avez pas commis.

Oh ! mille bombes, s’écria le soldat, je parierais bien que non.

Ne pariez pas, mais répondez-moi. Avez-vous quelquefois prêté à usure ?

Prêté à usure ! comment ?

C’est un gros péché et que l’église défend et punit.

Ma foi, non ; j’ai quelquefois prêté et on ne m’a pas toujours rendu, mais à usure, jamais.

Vous voyez donc bien, mon ami, qu’il y a des péchés que vous n’avez pas commis, et quand vous voudrez que nous causions, je vous en indiquerai bien d’autres.

« Les souvenirs d’un vieux de la vieille. »  Arthur Halbert d’Angers, Paris, 1845.

La précaution du curé

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messeUn curé de Basse-Bretagne qui, dans le siècle dernier, s’était rendu célèbre par d’étranges naïvetés, monta en chaire le dimanche des Rameaux, et dit à ses paroissiens :

« Je vous annonce, mes frères, que, pour éviter l’encombrement et la confusion, je confesserai :
Lundi, les menteurs;
Mardi, les avares;
Mercredi, les médisants;
Jeudi, les voleurs;
Vendredi, les libertins;
Samedi, les femmes de mauvaise vie. »

On pense bien qu’il n’eut personne; mais il fut le seul qui ne put comprendre pourquoi.

« Almanach facétieux. »  Hilaire Le Gai, Passard, Paris, 1851.