confusion

C’est vilain de copier !

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voltaire-madame-denis

M. de Saint-Marc se vantait chez Voltaire d’avoir une mémoire tellement familiarisée avec la littérature, qu’on ne pourrait pas lui citer deux vers de suite du théâtre moderne qu’il ne dît de quelle pièce ils étaient.

On en fit plusieurs essais dont il se tira très bien. Madame Denis, nièce de Voltaire, crut l’embarrasser en lui en citant deux qu’elle composa à l’instant. Il réfléchit un moment et dit :

Ah ! je les reconnais, ils sont de la Chercheuse d’esprit (petit opéra-comique sous ce titre).

La confusion de madame Denis ne laissa plus de doute sur la découverte de l’auteur.

« Journal des histoires anciennes, modernes et contemporaines. »Paris, 1833.

Une famille un peu compliquée

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Samuel-Luke-Fildes

Les journaux anglais du mois de juin 1836 rapportent qu’il y a quelque temps, un fait probablement unique dans son genre s’est passé à Cambden.

Un homme veuf et déjà d’un certain âge devient amoureux d’une très-jeune fille et l’épouse. Peu après, le fils que ce veuf avait eu de son premier mariage devint amoureux de la mère de la nouvelle femme  de son père, femme du reste à la fleur de l’âge. Il lui offre sa main et l’épouse.

Ainsi voilà un père gendre de son fils, et une épouse qui devient non-seulement belle-fille de son propre beau-fils , mais encore belle-mère de sa mère, qui elle-même se trouve être la belle-fille de sa fille, tandis que le mari de celle-ci est beau-père de sa belle-mère et beau-père de son père.

Ce sera une bien autre confusion s’il vient un jour des enfants de ces deux mariages singuliers.

« Le livre des singularités. »  G. P. Philomneste. Dijon, 1841.
Image d’illustration : Samuel Luke Fildes.