Cornouailles

Une musique divine…

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Le Daily Chronicle raconte un fait curieux qui se serait passé à Camborne, une localité de Cornouailles.

Une jeune femme de l’Armée du Salut était mourante dans une des maisons de ce village, et pendant les trois ou quatre nuits qui précédèrent sa mort, on entendit une musique douce et mystérieuse dans la chambre même de la malade. Cette musique s’entendait assez fréquemment et surtout à la tombée de là huit et durait environ un quart d’heure. 

Le lieutenant Jones, jeune officier de l’Armée du Salut, crut d’abord à une mystification. Il se mit donc à rechercher la provenance de ce bruit musical, mais ne put y parvenir. L’ayant étudié avec soin, il raconte qu’il y reconnaissait les notes claires, du cornet, l’harmonie de la harpe, et l’ensemble formait un chant indescriptible, sans qu’on y put cependant reconnaître aucun air. 

Il entendit cette étrange musique pendant deux ou trois nuits successives et six autres personnes, parents ou amis de la malade, qui se trouvaient dans la maison, l’entendirent également et en parlèrent plus tard comme d’une « musique divine ».

« L’Écho du merveilleux. » Paris, 1905.

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Une statue pour Piéronne

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époque-médiévale

Les Bretons de Paris cherchent toutes les occasions de faire du bruit, c’est-à-dire d’être des Bretons bretonnant. Donc les Bretons qui sont à Paris ont réuni un comité d’organisation pour élever une nouvelle statue.

A qui le tour ? A la belle Piéronne (ou Perrinaïc). Vous ne la connaissez pas ? C’est tout simplement la compagne de Jeanne d’Arc, qui neuf mois avant le supplice de la Pucelle à Rouen, fut brûlée vive sur le parvis de Notre-Dame de Paris par messieurs les Anglais.

Ce monument en granit de Keroman, serait dressé sur l’une des collines armoricaines, le Menez-Bré, d’où l’on découvre les régions de Tréguier, de Cornouailles et de Goëlo et, tout au Nord, à l’horizon, la mer anglo-bretonne.

Il parait que la Commission de la statue ne renfermera que des femmes bretonnes ? Est-ce une grande indiscrétion de demander si elles seront toutes douées de la vertu de la pucelle d’Orléans ?

« La Grande revue. »  Paris, 1891.