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Cumul

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rubens

Mme Vigée-Lebrun rapporte ces mots dans la relation de son séjour à Vienne.

Un jour que nous dînions chez le prince de Kaunitz, la conversation roulant sur l’art pictural, on parla de Rubens, et, quand on eut fait l’éloge de son immense talent, quelqu’un dit que son instruction, qui était aussi prodigieuse, l’avait fait nommer ambassadeur. A ces mots une vieille baronne allemande prend la parole :

Comment ! un peintre ambassadeur ! C’est sans doute un ambassadeur qui s’amusait à peindre.
— Non, madame, répondit Casanova, c’est un peintre qui s’amusait à être ambassadeur.

PS : Le Casanova en question n’est pas l’auteur des Mémoires illustres, mais son frère, Francisco, le peintre de scènes de batailles, celui qui mettait sur son nez trois paires de lunettes pour peindre les triomphes du prince de Nassau.

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corbillard.

En voyant passer un enterrement, on a pu se demander parfois pour quelle raison le cocher du corbillard, tout en surveillant la marche lente de ses chevaux, lorgne de droite à gauche, le nez en l’air, dans une attitude méditative, les façades des maisons.

Ce n’est pas, croyez-le bien, qu’il rêve aux tristesses de sa lugubre profession ni qu’il creuse l’éternel problème du To be or not to be… Très prosaïquement, il relève, pour le compte de quelque agence de location, les numéros des maisons où se trouvent des appartements, logements, boutiques à louer et ainsi, par ce cumul bizarre, il ajoute quelque peu à ses maigres appointements.

Tout en conduisant les morts à leur dernière demeure, le cocher de corbillard en cherche pour les vivants.

« La Joie de la maison : journal hebdomadaire. »  Paris, 1892.