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Les conducteurs d’omnibus à l’Opéra

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M. Cousset, député de Boussac, a la douce manie de vouloir « tomber » tous les ans l’Opéra, dont les dépenses lui semblent inutiles.

Il s’en est pris spécialement cette fois aux danseurs, « ces êtres étranges qui viennent montrer leurs grâces callipyges sur la scène ».

Il veut bien faire grâce aux danseuses.

Mais, dit-il, pour les danseurs, qui ne sont là que pour soutenir les danseuses, je suis absolument sûr que, si l’administration de l’Opéra voulait prendre, à leur place, de simples conducteurs d’omnibus à 3 ou 4 francs par jour, elle réaliserait d’importantes économies.

On veut bien comprendre que la Chambre a eu là un moment de bruyante gaieté. Le président lui-même, malgré la sévérité de son emploi, a ri à ventre déboutonné.

« Journal artistique. »  Paris, 1891.
Illustration : Antoine Blanchard.
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