découverte

La téléphonie sans fil

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arsène-d-Arsonval

Interrogé, au mois de janvier dernier, sur les découvertes scientifiques, qui vraisemblablement, marqueraient l’année 1913, le professeur Arsène d’Arsonval répondait :

« Douze mois ne se passeront certainement pas sans que la téléphonie sans fil soit une question résolue. »

Il parlait à bon-escient. Déjà à cette époque la série d’expériences à laquelle il s’était lui-même livré lui avait donné la certitude de toucher bientôt au but. C’est aujourd’hui chose faite. Le professeur d’Arsonval aurait réalisé cette découverte tant attendue. Souvent annoncée, objet d’essais de laboratoire sérieux, elle n’avait en fait jamais reçu d’évolution complète, et pratique. Il ne reste à l’éminent physicien qu’à mettre la dernière main à un transmetteur pour très longues distances.

Ce sera chose accomplie au  mois d’octobre, assure-t-on.

En 1914 on transmettra la parole sans fil à des milliers de kilomètres, comme aujourd’hui on transmet l’écriture. La science française a dès aujourd’hui à son actif une belle découverte de plus.

« L’Écho du merveilleux. » Paris, 1913.

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Les miracles de Notre-Dame du Répit

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Dans le petit village d’Avioth (Meuse) s’élève une somptueuse basilique dont la construction au XIIIe siècle s’explique par la découverte, deux siècles plus tôt, d’une statue miraculeuse de la Vierge.

Avioth-procession.

Les pèlerins qui venaient implorer cette dernière déposaient leurs offrandes dans la Recevresse, une élégante chapelle de forme hexagonale. A une époque où le nombre d’enfants mort-nés et la mortalité infantile étaient très élevés, les nourrissons décédés avant d’avoir été baptisés ne pouvaient être enterrés, chrétiennement, ni aller au paradis. De nombreux parents transportaient donc le corps de leur enfant jusqu’à la statue miraculeuse d’un sanctuaire à répit. Ils attendaient le signe de vie (changement de couleur, mouvement du corps, saignement, sueur chaude) qui permettrait de le baptiser.

On estime à 135 le nombre de miracles qui y furent recensés, entre 1625 et 1673. A la fin du XVIIe siècle, l’évêque de Toul interdit la pratique des répits. Le pape la condamna en 1729. A Avioth, elle perdurera clandestinement jusqu’au milieu du XIXe siècle.

« A la découverte de la France mystérieuse. »  Sélection du Reader’s Digest. Mai 2001.

Grande découverte d’un monstre extraordinaire

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monstre

Ce Monstre fut découvert dans la forêt des Ardennes, où il se retirait dans une caverne au bord de la Meuse.

Il est amphibien ; sa longueur est d’environ douze pieds ; il a une figure humaine, une bouche énorme, garnie de longues défenses ; ses oreilles ont sept pouces de long, et ressemblent à celles d’un mulet ; sa tête est hérissée de serpents, qui paraissent être fixés en place de cheveux ; son corps, dont la peau est tigrée, ressemble à celui d’une femme ; ses bras sont faits comme ceux d’un homme ; il a les cuisses d’un bouc, garnies de longs poils, et les pattes d’un griffon ; il porte des ailes de chauve-souris, garnies de poils et de piquants ; sa queue est couverte d’écailles, qui la rendent impénétrable aux coups de feu ; elle a de plus des nageoires, et se termine en forme de dard, dont il se sert pour enlever les bestiaux.

Ce Monstre est toujours accompagné d’un petit dragon ailé, qui se tient sur sa queue, et lui aide à fixer sa proie.

Il fut détruit, dans le courant de germinal, par des habitants des bords de la Meuse, qui, l’ayant surpris, parvinrent à en purger la terre. Il a été empaillé, et l’on espère bientôt l’offrir à la curiosité du public.

« Grande découverte d’un monstre extraordinaire, dans la forêt des Ardennes… »  Thomas, Paris. BNF.

La découverte de l’Amérique

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colomb
 Le Figaro assure qu’il a découvert une composition donnée dans une école populaire de jeunes Anglaises, et il en donne la traduction.
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Sujet : « Comment Christophe Colomb découvrit l’Amérique » 
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Colomb était un homme qui savait faire tenir des oeufs sur la table. Un jour, le roi d’Espagne lui dit :
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Saurais-tu découvrir l’Amérique ?
Oui, dit Colomb, si tu me donnes un vaisseau.

Il eut son vaisseau et fit voile du côté où il pensait que se trouvait l’Amérique. Les matelots commençaient à se plaindre, déclarant qu’ils ne croyaient pas qu’il y eût un tel endroit que l’Amérique. Mais, après de longs jours, le pilote vint lui dire : 

Colomb, je vois la terre !
C’est l’Amérique !… s’écrie Colomb.

Approchant davantage, il voit le pays couvert d’hommes noirs. Colomb leur crie :

— Est-ce ici l’Amérique ?
Oui, répondent-ils.

Alors lui :

Je suppose que vous êtes des noirs ?
En effet.

Puis le chef de ceux-ci de lui dire :

Je suppose que tu es Christophe Colomb ?
Juste ! Tu l’as deviné.

Alors le chef, se tournant vers les siens :

Mes amis, il n’y a pas à nous le dissimuler, nous sommes découverts !

« La Revue des journaux et des livres. »  Paris, 1885.