dépense

Economies

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L’Administration des postes a décidé de réduire la dépense en charbon des wagons-poste. Naturellement, on procède aux statistiques.

Un inspecteur, muni d’un thermomètre, effectue chaque jour un voyage sur une ligne. A chaque station, il descend de son wagon de première classe, monte dans le wagon poste, brandit son thermomètre, prend des notes, remonte dans le wagon de 1ère classe. Il lui est alloué 25 francs supplémentaires par jour.

N’aurait-on pu confier le thermomètre au chef du personnel ambulant ? On eût économisé une place en première classe. Cela eût certainement été moins illusoire que l économie que l’on réalisera dans le chauffage des wagons-poste. L’inspecteur serait resté à son bureau et les finances de la République s’en seraient mieux trouvées.

« Le Carnet de la semaine. »  Paris, 1917.
Illustration : Wagon poste. Le tri du courrier dans un wagon. Photographie de presse.Agence Rol. 1913.

Eclairage public

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Ludwik-de-Laveaux

C’est, dit-on, à la dévotion de Louise de Lorraine, femme d’Henri III, que nous devons l’origine de l’éclairage des rues de Paris.

Elle faisait placer à tous les carrefours et sur beaucoup de maisons des madones, des anges, des crucifix, devant lesquels on allumait d’abord des lampes et des chandelles que l’on plaça ensuite dans des lanternes. Ces lumières mises là avec une intention de piété rendaient des services et donnèrent l’idée d’éclairer régulièrement les rues alors mal gardées et périlleuses à parcourir.

On rapporte d’ailleurs que le pape Sixte-Quint employa le même expédient pour assurer aux rues de Rome un éclairage qu’on ne voulait point faire à  cause de la dépense.

« Musée des familles. »  Paris, 1896.
Illustration : Ludwik de Laveaux.