députation

Dilemne

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taverne

A Londres, toutes les vieilles dévotes se sont réunies et ont rendu visite à lord Palmerston. Elles lui ont demandé en grâce de faire immédiatement fermer tous les cabarets et de défendre le débit de boissons enivrantes.

Lord Palmerston aurait répondu qu’il était prêt à satisfaire à leur demande, mais qu’il serait dans ce cas obligé de supprimer en même temps toutes les vieilles dévotes, par l’excellente raison que leurs maris ne s’enivrant plus, elles n’auraient plus aucune raison de gronder et, par conséquent, seraient tout à fait inutiles en ce monde.

La députation a senti la justesse de cette réponse et s’est retirée gracieusement.

Vous connaissez Robaglia ?

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b-robaglia

M. Barthélémy Robaglia, qui fut battu dans le XIVème arrondissement de Paris, se présente à Asnières, au siège de M. Bokanowski. Il a commencé sa campagne par les marchands de vins de la circonscription. Ces derniers le voient arriver, seul, devant leur comptoir ou il s’installe sans façon.

— Vous ne connaissez pas Robaglia ? demande-t-il à la ronde.

Les consommateurs se regardent : « Tu connais ça Robaglia ? »

Le candidat a alors un large sourire :

— Robaglia, c’est moi !

Il annonce alors qu’il est candidat à la députation et entend défendre à  la Chambre et au Gouvernement (sic) comme il l’a déjà fait, l’ouvrier, le consommateur et le commerçant. Il ajoute qu’on « va remettre ça et que c’est sa tournée… »

C’est cette dernière déclaration qui a le plus de succès.

« Le Merle mandarin. » 1928.

John Paul Jones

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JohnPaul-Jones

L’intrépide marin dont on vient de retrouver la dépouille à Paris, et qu’une députation des Etats-Unis est venue chercher en grande pompe, était né en Ecosse et servit d’abord dans la marine marchande.

Il se trouvait aux Etats-Unis, lorsque ceux-ci songèrent à créer une flotte pour combattre les vaisseaux des Anglais, qui ne voulaient pas reconnaître leur indépendance. Il fut mis à la tête d’une des frégates de l’Union et se rendit en Angleterre où il réussit à incendier le port de Whitehaven et à s’emparer du château de Selkirk. L’année suivante, il ravageait de nouveau les côtes de l’Angleterre, avec une escadrille que lui avait fournie le gouvernement du roi Louis XVI.

Le 22 septembre 1778, il osa attaquer, avec une frégate, un gros vaisseau anglais, dont il s’empara à l’abordage. Il le ramena en France où on l’accueillit avec enthousiasme. Louis XVI lui donna une épée d’or. Le congrès de Philadelphie lui vota aussi des félicitations et une médaille d’honneur.

Quand la paix eût été conclue entre les Etats-Unis et l’Angleterre, c’est-à-dire que celle-ci eût reconnu officiellement l’indépendance du nouveau pays, Paul Jones servit quelque temps dans la marine russe, avec le grade de contre-amiral. Puis il revint en France, où il mourut en 1789. L’Assemblée Législative se fit représenter à ses funérailles.

« Le Journal du dimanche : gazette hebdomadaire de la famille. »  Paris, 1905.