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La beauté de Marie

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Du livre intitulé Miraculis Mariae, soixante-dix-huitième exemple :

Un clerc très dévot à la Sainte Vierge sollicita ardemment la grâce de voir un moment sa beauté. Un ange, envoyé par la Vierge, vint lui annoncer que la maîtresse des anges et des hommes est prête à exaucer ses souhaits.

« Mais, sache, ajoute-t-il, que tu ne verras plus rien après l’avoir contemplée, tu seras aveugle. »

Après avoir entendu l’ange, le clerc inquiet se dit :

« Que feras-tu après avoir perdu tes yeux ? Tu ne pourras plus gagner ton pain en écrivant, et tu seras réduit à la misère, a la mendicité ! »

Puis, ayant réfléchi un moment, il reprit :

« Quand la bienheureuse Vierge viendra, j’ouvrirai un seul oeil pour la voir, et je fermerai l’autre, afin de n’en perdre qu’un, car un seul me suffira. »

Le rusé clerc fit comme il l’avait résolu. Il tint fortement sa main sur l’oeil qu’il voulait garder ; mais il trouva la Vierge si belle, qu’il regretta amèrement plus tard de ne pas l’avoir regardée de ses deux yeux. 

Si le coeur vous en dit, mes chers frères, vous pouvez en risquer un aussi ; pour moi, je préfère me rincer l’oeil d’une autre façon !…

« Almanach de La Calotte. »  Paris, 1912.

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Le chien dévot

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Dans une chronique de l’abbaye de Corbie (en Allemagne), on lit l’histoire d’un chien qui était en dévotion. Il écoutait la messe avec recueillement, se levant, s’agenouillant, se prosternant toutes les fois qu’il était nécessaire.

Il observait les jours maigres avec tant de scrupule, que toutes les caresses imaginables ne l’auraient pas décidé à ronger le plus petit os un jour d’abstinence. S’il apercevait quelques chiens prêts à salir les murs de l’église, il courait aussitôt et allait les mordre avec un saint zèle. S’ils aboyaient dans la cour, il ne manquait pas de sortir doucement et les mettre à la raison.

La vie de ce vertueux chien a été publié dans un ouvrage intitulé : Mélanges de l’Académie des curieux de la nature, en 1686…