diplomatie

Musée diplomatique

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banquetA peine le musée diplomatique est-il ouvert au ministère des Affaires étrangères que le bibliothécaire, M. Bertrand, a vu arriver deux collections de menus.

L’une de ce collections contient tous les menus des dîners offerts par les ambassadeurs et les ministres plénipotentiaires français, depuis 1860. Ils ne forment pas moins de quarante volumes. 

N’oublions pas que M. de Talleyrand affirmait qu’on ne fait de bonne diplomatie qu’à table.

« Revue hebdomadaire universelle. » Paris, 1904.
Illustration : Albert Uderzo.

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Sport et diplomatie 

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traité-france-jersey-pouletsQui pourra nier après cela que le sport ne sert pas la cause des relations internationales ? 

Depuis fort longtemps, les autorités britanniques de l’île de Jersey refusaient de laisser importer des poulets français. Rien à faire, les négociations échouaient toujours. Vint le jour où l’équipe française de rugby, équipe militaire, disputa un match avec un quinze de Jersey et triompha là-bas. 

Le soir, au banquet, les autorités de Jersey annoncèrent qu’elles étaient désormais disposées à signer avec la France le fameux traité commercial à propos des poulets ! 

Ce qu’aucun diplomate n’avait pu réussir, une équipe de sportifs l’avait accompli grâce au prestige de sa victoire. 

« L’Union de Limoges. » 1939.1 (8)

Une carte de visite pas banale

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chinois

En 1844, M. de Lagrené fut chargé par le gouvernement de Louis-Philippe d’une mission extraordinaire en Chine.

Le distingué diplomate, très courtois, très fin, sut plaire aux mandarins retors et au ministre des affaires étrangères lui-même, Li-Hung-Chang.

Les négociations conclues à Macao, M. de Lagrené se disposait à se rembarquer, lorsqu’un matin on lui remit de la part du gouverneur de l’Ile un gros, un très gros rouleau de papier. Intrigué du cadeau, il interrogea un interprète chinois attaché à l’ambassade qui lui apprit que l’envoi n’avait rien de rare et que c’était tout simplement… la carte de visite officielle et complète du puissant personnage, contenant ses noms, qualités et souhaits.

On déroula le cylindre. La feuille de parchemin couvrit bientôt la moitié du parquet du grand salon d’honneur. On s’arrêta essoufflé au cinquantième mètre et non sans rire.

Le soir même, l’ambassadeur français expédia à l’aimable gouverneur un microscopique carré de carton glacé avec ces seuls mots :

« Lagrené, envoyé de France, qui regrette de n’avoir que ce nom à mettre aux pieds de son Excellence. »

« Gazette de France. » Paris, 1903.