docteur

Le colis

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daumier

Un monsieur fort bien mis monte dans un wagon de première classe du Métro. Il porte un colis bien ficelé, que, pour sa facilité, il dépose dans le filet.

Au moment de descendre, il constate que son colis a disparu. Un voyageur lui fait remarquer qu’à l’arrêt précédent, une dame a ramassé tout ce qu’il y avait dans le filet.

Il y a comme ça des voleuses, explique le voyageur volé. Ça avait l’air d’un paquet de grand magasin. La femme s’est dit : « Ça doit être du crêpe de Chine. Comme ça tombe bien avec le printemps ! »
Eh bien, vous ne savez pas ce qu’elle m’a volé, cette dame ?
Non…
C’est un bras, un bras d’homme coupé !

On devine l’effroi des voyageurs à cette nouvelle. Eh bien, le voyageur n’était qu’un simple chirurgien. Après avoir coupé le bras de son client, il reportait ce membre chez lui afin de déterminer par une étude plus approfondie le cas du malade.

Mais on a peine à s’imaginer la tête de la voleuse quand elle a déballé son butin Malgré son indéfrisable, ses cheveux se seront dressés tout droits sur sa tête !

« Le Conteur Vaudois. »  Lausanne, mai 1934.
Illustration : Daumier.

Chinoiseries

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medecin-chinoisLes Chinois ne croient guère à la médecine européenne.

Si un chrétien tombe malade on lui fait avaler les drogues consacrées par la tradition, et il meurt. Si on leur demande pourquoi il n’ont pas consulté le missionnaire, docteur en médecine, il faut s’attendre à cette réponse inattendue :

Nous ne voulions pas faire de la peine au Père. S’il n’avait pas réussi à guérir le malade, il aurait eu trop de chagrin ! 

Avouez qu’on ne peut pas s’exprimer plus diplomatiquement.

« L’Aventure : journal hebdomadaire. »  Paris, 1927. 

Candeur virginale

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couvent

Nul n’est exempt de parasites, même les saintes personnes qui vivent emmurées dans un couvent. Témoin soeur Tècle, jeune novice, à l’âme pure, mais au corps souillé par la présence d’un hôte incommode qui s’était incarné en elle, l’immonde taenia solium.

L’expulsion fut décidée et, en qualité d’exorciste, fut mandé le vieux docteur, lequel ordonna une préparation à base de kousso. Vains efforts, quelques cucurbitains seuls firent preuve de bonne volonté en vidant (métaphore) les lieux. En dernier ressort, l’homme de la science déclara à la nonnette qu’il lui fallait avoir recours à la fougère mâle.

Terreur et rubéfaction de la sainte fille :

De la fougère mâle… Grand Dieu… Enfin, je demanderai une dispense.

« Le Passe-temps médical : journal des curiosités médicales. » Lyon, 1899.

Honoraire et Pignon

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docteur

« L’Universel : magazine hebdomadaire. » Paris, 1903.

Désinfectez les livres d’études

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Albert-Anker

On a donné l’exemple à Nancy où, déjà l’année dernière, une étuve à désinfection fut mise au service de la Bibliothèque municipale et de certaines formations scolaires.

Le docteur Roubinovitch adresse aux autorités un pressant appel pour que tous les livres d’études mis entre les mains des enfants et qu’on se repasse d’une année à l’autre soient passés à l’étuve. Il y va de la santé des gosses des écoles et de celle aussi des élèves de nos lycées.

A l’étuve donc, tous les manuels, atlas, brochures, livres d’histoire ou de mathématiques que tous les enfants de France sont appelés à manipuler.

Sans compter que souvent ils s’endorment dessus.

Purifiez donc ces oreillers !

« Comoedia. »  Paris, 1927.
 Illustration : Albert Anker.

Les sangsues

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souper

Le Dr P…, de Villefranche-sur-Saône, ordonne à un pleurétique du village d’Ars l’application de douze sangsues. La femme les va quérir à la pharmacie M…

Huit jours se passent. La cliente retourne à l’officine et le titulaire lui demande si lesdites hirudinées ont soulagé le patient.

« Il a bien fait la g… pour les avaler, ça lui a ben fourré la colique, mais ça la tout de même guéri. »

Stupéfaction du digne apothicaire, qui partit d’un fou rire apprenant que les sangsues, considérées comme goujons, avaient été accommodées au beurre et sautées à la poêle.

« Le Passe-temps médical : journal des curiosités médicales, anecdotiques, historiques, littéraires et scientifiques. »  Lyon, 1898.
Illustration : Léon Augustin Lhermitte

Merci docteur

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docteur

Un célèbre médecin visitait une malade imaginaire.

Mais enfin, madame, vous avez bonne tête ?

Oh ! oui, docteur.

Et bon pied, bon oeil ?

Certes.

Vous dormez et mangez votre saoul.

Sans doute, mais….

Bon, bon, je vous donnerai un remède qui vous ôtera tout cela.

Merci bien…