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La bête de Saint-Florent

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Il y avait dans les marais de Saint-Florent, au delà de la Porte St-Jean (Niort était enclos de murs et de tours et des portes y donnaient accès. Au nord la Porte St-Gelais. Au sud la Porte St-Jean), une bête monstrueuse dont le souffle donnait la mort. Les malheureux qui restaient, le soir, hors les murs, quand les portes se fermaient, étaient retrouvés morts le lendemain, sans blessures, tués par le souffle de la Bête.

Les échevins décidèrent de faire quelque chose. Il y avait dans les caves du Donjon, un prisonnier qui devait être pendu. Ils le firent venir à leur conseil et lui proposèrent sa grâce, s’il acceptait d’affronter la Bête pour la terrasser.

Bien entendu, il accepta. On l’équipa. On l’arma. On le munit même d’un masque de cuir. Et, à la nuit tombée, on lui fit passer la Porte St-Jean que l’on referma derrière lui.

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Le combattant rencontra la Bête et l’affronta avec succès. Laquelle tomba dans le marais, et son vainqueur, tout heureux, avant de retourner en ville, pour s’assurer d’avoir bien occi la vilaine bête, se pencha sur sa victime en levant son masque pour mieux voir. Hélas ! Dans son dernier soupir l’affreux animal atteignit le gracié qui mourut tout aussitôt.

« Aguiaine : revue de recherches ethnographiques. » Jean-Marie Gautier. Société d’ethnologie et de folklore du Centre-Ouest (Saint-Jean-d’Angély). 1979.