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Libre-échange zoologique

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A l’occasion de la rentrée des classes, plusieurs conseillers municipaux vont, paraît-il, s’offrir un petit voyage d’études en Italie.

Voilà une nouvelle qui, sans doute, fera encore une fois pousser aux Parisiens des cris de contribuables qu’on écorche. Il n’y a pourtant pas de quoi. Si nous expédions nos élus à l’étranger, l’étranger ne se gêne pas pour nous envoyer les siens et cet échange d’édiles sans résultat est un beau trait de courtoisie internationale. En outre, il contribue à étendre les connaissances zoologiques du peuple en lui montrant ce qu’est la faune d’hôtel de ville dans les différentes capitales européennes.

D’ailleurs l’inutilité de ce genre d’exportation n’est pas absolument démontrée. On apprend bien des choses en voyage. Il est fort possible que nos promeneurs reviennent de Venise, par exemple, avec des idées intéressantes sur la constitution des canaux et les moyens à employer pour les empêcher de descendre dans le Métro. Reste la misérable question d’argent : les déplacements sont hors de prix, cette année, et si les conseilleurs ne sont pas les payeurs, on peut précisément en dire autant des conseillers.

Mais quoi ! êtes-vous bien sûr que nos échevins ne nous coûtent pas encore plus cher quand ils restent à Paris que lorsqu’ils se baladent à travers l’Italie ? 

Bernard Gervaise. « Paris-soir. » Paris, 1923.
Photo d’illustration : 28 mai 1914, édiles étrangers à l’Hôtel de ville de Paris, lors du Conseil général de la Seine. Agence Rol.

Galanterie au XVe siècle

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anne-de-bretagneOn avait de singulières attentions pour les dames en 1491. Nous trouvons en effet dans le Livre du Chevalier de Sainte-Foix (t. I, p. 98) la précision suivante : 

« A l’entrée de la reine Anne de Bretagne à Paris, on poussa l’attention jusqu’à placer de distance en distance de petites troupes de dix à douze personnes avec des vases de jour pour les personnes, dames ou demoiselles du cortège qui se trouveraient pressées de quelque besoin. »

Voilà de la prévenance dont l’édilité parisienne ferait bien de faire son profit.

« Gazette française. »  Paris, 1892.