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L’éléphant chirurgien

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C’est d’auto-chirurgie qu’il s’agit, l’opérateur à longue trompe ayant opéré sur lui-même, pour se débarrasser d’une sangsue qui le gênait fort. Le fait a été signalé dans le journal Nature par M. G.-E Peal.

Celui-ci vit avec étonnement la bête s’approcher d’une clôture en bambou, et en briser un des poteaux, puis casser ce dernier en éclats en s’aidant de sa trompe et d’une de ses jambes de devant. Quand il eut obtenu ainsi un bout de bois pointu long de quelque 25 centimètres, il le saisit avec sa trompe et s’en gratta l’aisselle avec une énergie qui annonçait une pensée bien arrêtée.

En effet, l’observateur vit bientôt tomber à terre une grosse sangsue qui s’était accrochée sous l’aisselle de l’éléphant et le gênait évidemment d’une façon considérable. L’intelligent animal posa son pied sur la sangsue et l’écrasa avec un grognement de satisfaction.

« Le Pays de Montbéliard. » 1899.

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Haydn et la trompe

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Le célèbre Haydn descendit un jour dans l’auberge d’un village, à quelques lieues de Dresde. Il y rencontra une troupe de bons campagnards qui fêtaient gaîment un jubilé. Ils invitèrent Haydn à partager leur repas, ce qu’il accepta sans se faire prier et avec sa cordialité ordinaire.

Le propriétaire d’une ménagerie ambulante, qui se rendait à Dresde, était arrivé le même soir, fort tard, dans ce village, avec un éléphant. Il attacha cette bête près de la fenêtre de l’auberge, et alla se rafraîchir dans la salle d’entrée. Nos joyeux convives occupaient le premier étage. Ils mangeaient, buvaient et chantaient. L’âme bienveillante de Haydn s’était mise à la portée de ces bonnes gens. La gaîté la plus franche présidait à ce repas, et le bruit des verres retentissait au loin.

L’éléphant, naturellement attentif, eut probablement la fantaisie de prendre sa part des joies expansives qui se manifestaient au-dessus de sa tête. Il leva son immense trompe, l’appliqua contre la fenêtre, et ouvrit celle-ci sans peine. Cette trompe ne parut pas plutôt à travers l’ouverture, qu’elle manoeuvra à droite et a gauche, à la grande stupéfaction des assistants, renversa bouteilles, assiettes, flambeaux, chaises et tables. La plupart des pauvres campagnards se prosternèrent à terre, à moitié morts de frayeur, à la vue subite de ce gros serpent gris qui se mouvait dans l’air et portait le ravage sur tous les points.

Haydn eut besoin de toute son éloquence pour rassurer ses convives, bien qu’il ne pût pas encore s’expliquer lui-même la cause de ce phénomène. Heureusement le propriétaire de la ménagerie entra, et pria la société d’excuser la trop grande curiosité de son éléphant.

 Heugel.  Paris, 1834.

 

Tcheser-Ka-Ra, la momie fatale

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Le British Museum de Londres possède le cercueil de la momie égyptienne de Tcheser-Ka-Ra, grande prêtresse de Amen Ra, divinité du Soleil. Or, ce cercueil a été la cause de nombreux malheurs pour tous ceux qui l’ont approché et de nouveau on signale des méfaits qui lui seraient imputables.

Des deux porteurs chargés de convoyer le fatal sarcophage au musée anglais, l’un mourut dans la même semaine, l’autre se cassa le bras. Enfin, dans le mois où fut installée Tcheser-Ka-Ra sous les vitrines de la salle égyptienne, deux gardiens décédèrent subitement.

On parla beaucoup de cette étrange affaire, et les directeurs du British Museum eurent toutes les peines du monde à trouver des gardiens qui restassent dans le hall. L’un d’eux y consentit; il avait servi en Egypte et savait comment il faut traiter les momies. Il se souvenait du sort d’un de ses officiers qui, s’étant emparé d’un sarcophage sur lequel était écrit : « Celui qui troublera mon sommeil mourra écrasé, » avait ri de cette prédiction en faisant l’esprit fort. Ce même officier était mort peu après, écrasé par un éléphant au cours d’une partie de chasse.

dieux-egyptiens.

Aussi ce gardien du musée affectait-il une grande déférence lorsqu’il parlait de Tcheser-Ka-Ra.

Il faut la traiter poliment, disait-il, et elle ne vous fera pas de mal.

Il avait raison. Un ouvrier d’art anglais, Herbert Browne, récemment chargé de faire une petite réparation au cercueil, se vanta auprès de ses camarades de ne pas croire à « ces histoires de brigand » et paria qu’il donnerait deux coups de marteau sur le haut du sarcophage. Il tint parole et par deux fois tapa sur le bois.

Quelques jours après, sans raison apparente, il tomba paralysé du côté droit.

« Le Véritable almanach du merveilleux. »  Paris, 1913.

 

Le langage des éléphants

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Free Dolphins Belgium

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Comment dites-vous en éléphant : «Il est temps de quitter l’abreuvoir» ? Apparemment, vous utilisez un grondement qui veut dire : «Allons-y !».
Dans la revue Bioacoustics, Dr Caitlin O’Connell-Rodwell a publié une étude sur la communication chez les éléphants. Celle-ci révèle comment les pachydermes usent de « conversations » (constitué de grondements, d’infrasons et d’appels claironnants) pour communiquer et, entre autres choses, pour indiquer que c’est le moment de s’en aller.

Le Dr O’Connell-Rodwell et ses collègues se sont servi d’instruments acoustiques pour étudier les vocalisations des éléphants au parc national d’Etosha. Les scientifiques ont mesuré les données sonores et cartographié le comportement des éléphants à cinq points d’eau différents. Ils ont catalogué les vocalisations des éléphants à partir du moment de leur arrivée au niveau des auges jusqu’à ce qu’ils décident qu’il était temps de partir.

 «Ecouter leurs grondements, c’est comme écouter des camions qui passent à distance. Ils utilisent des…

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