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Entr’aide malgré tout

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enfants-noelIl est un vieux proverbe chinois que l’on ferait bien de répéter souvent à l’heure actuelle. Le voici : « Vous ne pouvez pas empêcher les oiseaux de la tristesse de voler au-dessus de votre tête, mais vous pouvez les empêcher de faire leurs nids dans vos cheveux.« 

Les Juniors » semblent avoir compris cela. Ils savent que pour obéir à leur devise « Je sers »  ils n’ont pas le droit de se laisser décourager par les difficultés. Ils prouvent à chaque instant que l’on peut trouver moyen de venir en aide aux autres, si maigres que soient les ressources dont on dispose. 

Les Juniors d’une Ecole Secondaire de Vienne se sont trouvés devant un problème angoissant à la Noël dernière. Depuis des années, ils envoyaient des cadeaux de Noël aux élèves d’une pauvre école dans les montagnes. Ils savaient que ces enfants comptaient sur leur colis cette année-là comme de coutume. Mais la caisse de la Croix-Rouge de la Jeunesse était vide. Que faire ? Ils se sont réunis en conseil et ont trouvé pour résoudre la difficulté un moyen qui exigeait un sacrifice de leur part. Ils ont apporté à l’école quelques-uns des cadeaux qu’ils avaient eux-mêmes reçus pour la Saint-Nicolas et une semaine avant Noël ils ont pu expédier deux gros colis aux enfants des montagnes. 

Dans l’Ecole Primaire de Kunovice, Tchécoslovaquie, se trouvaient 36 élèves pauvres, auxquels les Juniors de cette école voulaient donner des cadeaux de Noël. A force d’ingéniosité, ils ont tiré de leurs modestes ressources un parti inespéré, n’achetant que ce qu’ils ne pouvaient pas fabriquer. Leurs préparatifs furent connus en ville et tout d’un coup, ce projet des Juniors devint le projet de toute la collectivité. 

Différents magasins envoyèrent des présents comprenant des souliers, des vêtements,  des mouchoirs, des casquettes, des gants, des fournitures scolaires et des friandises. Ces envois, ajoutés aux cadeaux confectionnés par les Juniors et à ceux qu’ils avaient achetés, ont fait de Noël un moment inoubliable pour les 36 élèves indigents. Bien plus, lorsque les Juniors ont dressé l’arbre de Noël dans une des classes, ils ont trouvé au pied des dons d’argent provenant de bienfaiteurs anonymes qui ont voulu participer à cette œuvre de charité. Avec cet argent, les Juniors ont acheté des souliers et de l’étoffe pour faire des habits pour plusieurs des élèves. 

Les activités de ce groupe de Juniors tchécoslovaques sont caractéristiques de l’oeuvre  des différents groupes du pays. Ils ont choisi comme devise cette année : « Aidons davantage les malheureux. » 

En Bulgarie, les membres de la Croix-Rouge de la Jeunesse poursuivent le même but. Plusieurs groupes ont organisé des cantines scolaires gratuites où l’on sert quotidiennement des repas sains et abondants. On distribue des livres de classe aux élèves pauvres afin de leur éviter cette dépense. Un des groupes a donné une représentation dont le produit a permis d’acheter des chaussures pour quinze enfants  qui venaient nu-pieds à l’école par un temps abominable. 

« Jeunesse : organe de la Section de la jeunesse de la Croix-rouge française. » Paris, 1932.

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Clowns

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clowns

Entre deux entrées, au moment où l’on roule les tapis, où l’on ratisse la sciure de la piste, arrive, pour occuper le public, la bande grouillante des Augustes. On les voit venir avec joie et quand ils entrent en trombe, criant, se bousculant, c’est une large bouffée de rire qui nous arrive. 

Mais voici que s’avance vers nous un être étrange, au pantalon trop large, à la veste trop courte et dont le nez proéminent vise le haut des cheveux. Il a une cravate qui ressemble à un papillon phénomène et ses yeux sont remplacés par deux points d’exclamation : c’est l’Auguste de la troupe, l’homme maladroit par excellence, celui qui renverse la corbeille d’œufs frais sur la tête blonde de l’écuyère, tombe malencontreusement dans le bassin des phoques et sort de piste, traîné à vive allure par un cheval, à la queue duquel  il se cramponne désespérément ! 

Quelle impression bizarre, on ressent à s’entretenir sérieusement avec ces personnages aux visages enluminés, déformés par le maquillage. Leur accoutrement est drôle quand on les voit au cours de leur numéro, avec leur visage animé, leurs gestes désordonnés, mais là parlant tranquillement du temps qu’il fait, des petites préoccupations de chaque jour, c’est assez déconcertant. 

— Mon meilleur public ? Celui du jeudi en matinée : les enfants. Chacun de leur éclat de rire, spontané, sincère est, pour moi, une récompense, un encouragement. Car, le croiriez-vous ? la maladresse est un art véritable : vous ne pouvez vous faire une idée de  ce qu’un mouvement, une chute, un faux pas sont difficiles à rendre comiques et  naturels à la fois. 

— Peut-être, profitez-vous de vos heures de loisir pour apprendre à jouer d’un instrument de musique. 

— Oh ! j’ai bien assez de mon métier, me rétorque-t-il, cela me suffit grandement. J’ai d’ailleurs trop peu de temps pour cela : à part, quelques après-midi par semaine, pour souffler un peu et, l’été, aller à la campagne. 

Le poids de l’éducation

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Un anglais, M. Soames, vient d’inaugurer un système tout nouveau dans l’éducation des enfants. 

Il mesure et pèse ses élèves à chaque rentrée de vacances. Ceux dont le poids et la taille progressent normalement sont activement poussés dans leurs études. Au contraire, ceux dont le poids est au-dessous de la moyenne, ainsi que ceux dont la taille augmente tandis que le poids reste stationnaire, sont soumis à un un régime spécial et dispensés de la plus grande partie des classes.

Gazette de 1891.

Les tyrans

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Les éducateurs se plaignent vivement de la crise de l’autorité paternelle… et maternelle. L’enfant est devenu un roi, et même un tyran dans trop de foyers. bien des parents oublient que la vraie tendresse ne vas pas sans fermeté. C’est à ce propos que le colonel de Grentz disait plaisamment à M. Joseph Ageorges :

Je n’ai jamais goûté, à une aile de poulet, parce que, lorsque j’étais enfant, les parents gardaient pour eux les meilleurs morceaux et parce que, depuis que j’ai atteint l’âge d’homme, on les donne aux enfants.

Le père Noël existe…

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Un sénateur du Kansas, M. Robinson, est l’auteur d’un projet de loi qui rend passible d’une amende de trois mille francs les pères de famille qui révéleraient à leurs mioches que le père Noël n’existe pas.

Les légendes sont indispensables au bonheur des enfants, dit M. Robinson, les en priver devient un véritable crime.

M. Robinson a bien raison. Laissons à nos enfants leurs illusions, le plus longtemps possible. Ils connaîtront toujours assez tôt les tristes réalités de la vie.

« Nos lectures chez soi. » Paris, 1911.

Une légende

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Je vous propose une jolie légende anglaise pour apprendre aux enfants pourquoi le mois de février n’a que vingt huit ou vingt neuf jours.

Février était au commencement du monde, un joueur enragé et pas veinard. Un jour qu’il s’était ruiné, il voulut, comme on dit au cercle, courir après son argent. Mais comme il n’en avait plus, il ne trouva rien de mieux a proposer à ses partenaires habituels que de leur céder un de ses jours. Janvier et Mars qui, en qualité de voisins les plus proches, étaient les partenaires en question, acceptèrent l’enjeu.

Février perdit la partie, comme toujours… et paya.

Et voilà pourquoi Janvier et Mars ont chacun trente et un jours, tandis que le pauvre février n’en a que vingt huit aux années ordinaires et vingt neuf aux années bissextiles.

Etalages

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On raconte que Lamartine, contemplant un jour, aux approches de Pâques, avec un de ses amis, les étalages des confiseurs et des joailliers, ne pouvait s’empêcher de songer aux tristesses des pauvres enfants, qu’il voyait là, demandant un petit sou, et s’arrêtant devant ces étalages superbes, sans pouvoir se promettre le plus modeste de ces oeufs exposés.

Par un de ces élans qu’on explique, Lamartine entre dans le magasin et témoigne de sa prodigieuse libéralité : il jette quelques pièces d’or sur le comptoir, prend une corbeille d’oeufs de Pâques et la distribue lui-même à tous les enfants que l’excès de joie rendait muets, et comme son ami semblait  lui reprocher cette prodigalité : 

Que Dieu me pardonne, dit-il, ainsi qu’à ma mère, qui m’a toujours appris que faire des heureux était la plus douce des jouissances !

« Le Messager de l’Ouest. » Bel-Abbès, 1894.