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Code Napoléon

couple

Rédigé en 1804, le Code Civil des Français, dit « Code Napoléon« , affirme l’incapacité juridique totale de la femme mariée. Jusqu’en 1938, la femme était une incapable, au point de vue juridique, et devait se munir de l’autorisation de son mari pour tous les actes de sa vie. Il en est ainsi, par exemple, dans le cas où la femme mariée voulait intenter une action en justice. Or, l’autorisation maritale, qui est indispensable en cette matière, n’était pas toujours aisée à obtenir. Lisez cette histoire. 

Le ménage marche mal et le mari est décidé à en finir au plus vite. Pour se venger de la femme qu’il n’aime plus, il envoie son frère, un colosse, à la rencontre de son épouse en lui donnant l’ordre de la frapper.

A la sortie de l’usine où elle travaille, apercevant sa belle-soeur, le beau-frère se précipite sur elle, les poings en avant, et venge ainsi son frère rancunier. La jeune femme est blessée, aucun témoin n’est présent à cette scène de sauvagerie. Elle porte plainte, malgré tout, contre son beau-frère, espérant ainsi le faire punir de son dévouement fraternel. Mais ici, l’affaire se complique : étant donné que, pour déposer une plainte, la femme mariée doit fournir l’autorisation de son conjoint, vous pensez bien que celui-ci se gardera bien de la donner.

Que fera la femme ? Rien, probablement.L’autorisation de justice qui supplée à l’autorisation maritale, au cas où celle-ci fait, défaut, est une procédure coûteuse que, dans ces conditions, elle ne pourra employer. Alors, le délit caractérisé restera impuni, la femme ne sera pas vengée, son mari rira bien sous cape. 

Yvonne Netter, Avocat à la Cour. « La Femme de France. » Paris, 1931.

 

Cherchez la femme !

Edward-G-Robinson-Joan-Bennett

Il n’y a pas de jour où vous  ne lisiez ce mot à la fin du récit de quelque crime plus ou moins célèbre.

Sait-on qui est l’auteur de cet aphorisme policier ? C’est l’ancien lieutenant de police, M. de Sartine. Mais celui qui l’a vraiment rendu populaire c’est Alexandre Dumas père, en le mettant en action dans ses Mohicans de Paris.

« Gazette littéraire, artistique et bibliographique. »   Paris, 1892. 
Photo : Edward G Robinson et Joan Bennett

Contre-attaque

mode-1930

Sait-on qu’il vient de se fonder une société contre la robe longue ? Une société d’hommes, bien entendu.

Les adhérents ont juré entre autres choses :

1° De ne pas regarder dans la rue les dames qui auront une robe jusqu’à la cheville.
2° De ne faire danser dans les bals que les personnes qui découvriront leurs genoux.
3° De n’adresser la parole à la terrasse des cafés et dans les salons qu’aux beautés (?) qui, assises, ne dissimuleront pas leurs chaussures. 

Cette société est une société de célibataires.

Voici ces dames prévenues. A elles de choisir entre le couturier ou la galanterie.

« Le Quotidien de Montmartre : journal hebdomadaire. »  Paris, 1930.