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Le cocher des Rothschild

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Un cocher de fiacre avait l’habitude de conduire le fils de lord Rothschild de l’hôtel paternel à Victoria et recevait pour cette course une demi-couronne.

Un jour, il eut à conduire à la même destination lord Rothschild qui ne lui remit que dix-huit pense. 

— Vous êtes un voyageur moins généreux que votre fils, observa le cocher…
— Vraiment ?… c’est probablement parce qu’il a un père riche et que je n’en ai pas, répliqua lord Rothschild.

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Fouette, cocher, fouette !

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beraud_fiacreVers 1640, un ancien employé des coches d’Amiens, Nicolas Sauvage, dota Paris de ses premières voitures publiques.

Comme l’hôtel où ces voitures remisaient, au faubourg Saint-Antoine, portait l’image d’un saint Fiacre, cette image leur servit d’enseigne. De là on les nomma fiacres, et ce nom s’étendit aux autres voitures de même style que la concurrence ne tarda pas à établir.

Après être passé de l’enseigne à la voiture, la dénomination de fiacre passa encore de la voiture au cocher, ainsi qu’en témoigne le vieux dicton : « jurer comme un fiacre. »

« Les cochers sont si brutaux, écrivait déjà Saint-Evremond en 1692, ils ont la voix si courroucée, si effroyable, et le claquement continuel de leurs fouets augmente le bruit d’une manière si horrible, qu’il semble que toutes les furies soient en mouvement pour faire de Paris un enfer. »

Nous les retrouvons à peu de chose près aussi aimables dans le Tableau de Paris, de Mercier :

« Quand les fiacres sont à jeun, ils sont assez dociles; vers le midi, ils sont plus difficiles; le soir, ils sont intraitables. »

« Musée universel. »  A. Ballue, Paris, 1873.