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Les adieux du film américain

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Oui, mais, si l’Amérique ne fait plus que du film parlant, la France s’est-elle mise à en faire ? Non !

La raison même pour laquelle l’Amérique a rompu avec la France sur la question du contingentement est qu’elle n’a plus rien à tirer du marché français et que le film parlant américain n’a pas de débouchés possibles ici puisque les acteurs parlent anglais.

L’Amérique peut amortir le film parlant chez elle. Nous n’étions qu’un petit appoint pour elle, avec le film muet. Cet appoint disparaît, et il reste d’ailleurs à l’Amérique le marché de Londres. Le film parlant y affole déjà les directeurs de théâtre par sa concurrence formidable.

Le film américain nous quitte. Bon voyage !

Seulement, qu’est-ce que nos écrans vont avoir à se mettre sous la dent cet hiver ?

Nous ne faisons pas du tout de films parlants, et nous ne ferons que peu de films muets dont beaucoup témoignent de l’impécuniosité des fabricants.

N’échapperons-nous à la domination américaine que pour tomber sous la domination allemande ?

« Les Potins de Paris : politiques, financiers, théâtraux. »  Paris, 1929.
Photo : Agence Meurisse.
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