Francis Bacon

To be or not to be

Publié le Mis à jour le

ignatius-donnelly (2)

Ignatius Donnelly, qui vient de mourir à Minneapolis, est l’auteur de la théorie célèbre d’après laquelle les drames de Shakespeare seraient l’œuvre de Francis Bacon. 

D’après d’autres chercheurs, le nom de Shakespeare constituerait tout simplement la figure graphique de la prononciation anglaise des deux prénoms français : Jacques-Pierre. Selon cette dernière théorie, le plus grand poète de l’Angleterre descendrait d’un des obscurs compagnons de Guillaume le Conquérant. Ce qui fournit à ce système quelque vraisemblance, c’est que le nom de Robespierre est pareillement formé de deux prénoms : Robert-Pierre, avec l’s qui, placé derrière le premier de ces deux prénoms, représente le génitif anglais, et leur donne la signification de Robert, fils de Pierre. 

Les aïeux de Robespierre auraient, dit-on, d’abord émigré d’Artois ou de Picardie en Angleterre ou en Irlande pour revenir s’établir à Arras. 

« Le Penseur. » Paris, 1901.

Publicités

La verrue de Bacon

Publié le Mis à jour le

francis-bacon

Voici ce que nous lisons dans la Sylva sylvarum, ouvrage peu connu et curieux.

« J’avais, dit Francis Bacon, une verrue au doigt dès l’âge le plus tendre. Me trouvant à Paris, à seize ans environ, il m’en vint aux deux mains plus de cent autres, dans l’espace d’un mois.

L’ambassadrice d’Angleterre, qui pourtant n’était pas superstitieuse, me dit un jour qu’elle se chargeait de me débarrasser de toutes ces verrues. En effet, elle se fit apporter un petit morceau de lard, recouvert de sa couenne, et frotta toutes mes verrues avec le gras, surtout celles que j’avais depuis mon enfance. Puis, ayant suspendu le morceau de lard à un clou en dehors d’une fenêtre de son appartement, à l’aspect du midi, elle le laissa dans cet endroit, où, se trouvant exposé aux rayons du soleil, il se putréfia.

Qu’arriva-t-il ? Dans l’espace de cinq semaines toutes mes verrues disparurent, même celles qui dataient de presque aussi loin que moi. »

Jules Janin. »Almanach de la littérature, du théâtre et des beaux-arts. » Paris, 1860.