Gênes

Les restes de Niccolò

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paganini

On lit dans le Parlamento de Turin : 

Il y a plus de dix ans que le célèbre violoniste Paganini est mort sans sacrements. L’évêque lui a refusé la sépulture en terre sainte. Son héritier a fait déposer provisoirement le corps, de Paganini dans un endroit particulier, et il a ouvert une instance. 

Ayant perdu son procès devant la cour de Nice, il a interjeté appel devant la cour archiépiscopale de Gènes, qui a ordonné que le corps de Paganini fût inhumé dans le cimetière ordinaire. Le ministère public près la cour de Nice a interjeté l’appel, et la cour de Turin, saisie de cet appel, a confirmé l’arrêt de la cour de Gènes. Dans les tribunaux
ecclésiastiques, il faut trois sentences conformes pour exclure tout appel. Le ministère public de Nice a interjeté appel de la dernière sentence devant les juges que désignerait le Saint-Siège. 

Ainsi, depuis dix ans, il n’a pas encore été décidé formellement dans quel lieu les restes mortels de Paganini recevront la sépulture. 

« Journal des arts, des sciences et des lettres. » Paris, 1865.

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Désillusion

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H-G-WELLS

Lors du dernier séjour que H.-G. Wells fit à Gênes il se rendit chez un antiquaire pour acheter une statuette antique qu’il avait vue dans la boutique. 

S’étant enquis du prix : 

Cinq mille lires. Mais, puisque c’est vous, je vous ferai un prix exceptionnel.  Je vous la laisse pour trois mille lires. 

On a beau dire : il est flatteur, même quand on est célèbre, d’être ainsi reconnu. Aussi Wells paya-t-il comptant, sans barguigner, heureux de l’occasion qui lui
était offerte. 

Où dois-je envoyer l’objet ? demanda alors le marchand.
— Au Grand-Hôtel.
— Fort bien. Et… à quel nom, je vous prie ? 

Depuis cette aventure, H.-G. Wells répète à tout venant que la gloire est un vain mot…

Les aventures d’un singe

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singe

Une revue allemande raconte l’amusante histoire d’un singe rapporté du Sud-Ouest Africain par un voyageur.

Le petit animal pesait environ un kilogramme. De Gênes à la frontière suisse, une taxe d’oiseau à 1 fr. 50 lui fut imposée. L’administration de la ligne du Gothard le considéra comme un chien, et son propriétaire dut débourser 8 fr. 40 cent. Sur la ligne orientale helvétique, le singe devint un simple colis de 20 kilogrammes et paya 80 centimes. Dans le Grand-Duché de Bade et dans le Wurtemberg, l’animal passa sans difficulté. Mais de Stuttgart jusqu’au lieu de sa destination, le singe redevint chien et cela coûta 1 fr. 60 à son propriétaire, qui rit encore des avatars du quadrumane.

Simples fantaisies administratives !

« La Lanterne : journal politique quotidien. »  Paris, 1902.

Mauvais public

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charlie-chaplin

Charlie Chaplin se fait tenir scrupuleusement au courant des succès et des critiques que remporte son film : « Les lumières de la ville » dans les divers pays du monde.

On lui apprit une dernière semaine que l’accueil du public italien lui était défavorable. En effet, à Rome, son imprésario a été dans l’obligation de baisser de moitié le prix du spectacle; à Milan et à Gênes, « City Lights« , au bout de huit jours, a été retiré de l’affiche.

 Charles Spencer Chaplin n’en a pas paru surpris :

Peut-être, riront-ils davantage, a-t-il murmuré, quand ils verront « Charlot dictateur »

« Chantecler. »  Hanoï, 1932.