Hara-Kiri

La guenon de Lézignan

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L’équipe de rugby de Lézignan, qui si longtemps tint l’affiche dans le Championnat de France de rugby, ne plaisantait pas avec l’honneur sportif… 

On se souvient encore de ce joueur, l’avant Wisser, qui, le soir d’une défaite en demi-finale du Championnat de France en face du R. C. Narbonne, se logea bel et bien une balle de revolver dans la tête… Fort heureusement la mort ne voulut pas de ce sportif qui avait si tragiquement voulu se faire hara-kiri. Quelques mois plus tard, Wisser, un serre-tête sur sa cicatrice, rejouait au rugby avec la même foi et la même flamme ! 

Mais que dire encore du sort qui était réservé au fétiche de l’équipe de Lézignan, une petite et alerte guenon ! 

Jamais l’équipe n’eût consenti à faire un déplacement sans être accompagnée de la précieuse mascotte. la victoire souriait à Lézignan et la guenon promenée ostensiblement le long de la touche, recevait force, joyeuses et amicales bourrades dont elle se fût sans doute dispensée, mais qu’elle ne savait, dans son langage plaintif, faire écarter. 

Mais un jour, triste jour, cela se passait à Colombes, l’équipe de Lézignan connut, pour la première fois de la saison, l’amertume de la défaite… 

Pauvre guenon, elle fut injuriée sur le stade même où elle avait été tant adulée, elle fut accusée d’avoir trahi la cause lézignanaise, et étranglée sur-le-champ…

« Presse française. » 1936.

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Suppression définitive du Hara-Kiri

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C’est, comme on le sait, l’expression qui désigne l’habitude qu’avaient, qu’ont même encore les Japonais, de s’ouvrir le ventre, sous prétexte d’honneur.

C’est à cela surtout que servaient ces sabres qui font si bien dans les ateliers ou les installations de jeunes gens. Ils vont prendre un intérêt tout archaïque ; car le ministre de la Guerre du Japon vient de lancer un ordre du jour à ses troupes, leur interdisant de se « Hara-Kiriter » désormais : car, dit-il, s’il est beau de mourir pour l’honneur, il est encore plus beau de vivre pour la patrie…

En attendant qu’on se fasse tuer pour elle.

« Touche-à-tout. »  Paris, 1904.