Henry Seldon Bacon

La vieille prophétie du pont de Balgownie

Publié le Mis à jour le

pont-de-Balgownie

George Gordon Byron (Lord Byron) aimait les coutumes des lieux où il était né et se plaisait à raconter les légendes et les superstitions dont on l’avait entretenu. Il y ajoutait la foi la plus vive. Il était bon camarade et très dévoué. Il poussait même cette qualité fort loin. Un de ses compagnons, qui avait un petit cheval des îles Shetland, vint un jour lui proposer de faire une promenade sur les bords du Don (Petite rivière qui a son embouchure près d’Aberdeen).

Ils montaient et marchaient tour à tour ; mais quand ils atteignirent un vieux pont jeté sur la rivière, Byron arrêta l’écolier et le supplia de mettre pied à terre et de le laisser passer seul avec le cheval, parce qu’il existait une vieille prophétie populaire qui disait que le  pont de Balgownie tomberait si le fils unique d’une veuve et le seul poulain d’une jument y passaient à la fois.

« Et qui sait, dit-il, si ce poulain n’est pas le seul enfant d’une jument, et nous sommes tous deux fils de veuves; mais toi, tu as une soeur; et moi, personne que ma mère ne me pleurera. »

Son camarade céda; mais aussitôt que Byron eut échappé aux dangers de ce terrible passage, l’autre enfant voulut absolument le tenter aussi. Il arriva sans accident sur l’autre bord, et tous deux en conclurent très sérieusement que la mère du petit cheval avait eu d’autres poulains.

« Lord Byron. Tome 1 . » Louise Swanton Belloc, Paris,  1824.

La légende du Gal de gauchin

Publié le Mis à jour le

Gal de gauchin

Sur la place du village,  près de l’église ( du XVIéme, à visiter !),   un grès  presque rond est attaché par une solide chaîne à une pierre scellée dans le sol . La légende raconte que ce grés va frapper , certaines nuits, à la porte des maris trompés. C’est pour cette raison, qu’un officier américain Henry Seldon Bacon, en 1925, (célibataire, dit on) l’a solidement fait  enchaînée.

On ne connaît  pas exactement l’origine de cette pierre de 132 Kg. Selon les légendes, ce serait le diable, qui en voulant tracer la chaussée Brunehaut , aurait fait rouler une pierre ronde du haut de la cathédrale de Thérouane vers Arras. Cette pierre se serait arrêtée à Gauchin. Il s’agit probablement d’une sorte de « boulet » où l’on attachait les personnes ayant commis un vol ou un crime, afin de les exposer sur la place public. Quoiqu’il en soit,  le gal  conserve toujours sa réputation. On raconte qu’il voyagea beaucoup pendant la guerre 1914/18 , lors de la présence dans la région des soldats anglais et américains.

Mais depuis qu’il est enchaîné, la paix est revenue dans les chaumières et  les femmes de Gauchin sont des plus fidèles.