hospices pour animaux

Hospices pour les animaux

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indeLa Société asiatique de Londres a reçu sur ce sujet des détails étendus et authentiques qui lui ont été communiqués par M. Burns, officier de l’armée de Bombay. En voici quelques particularités, sur lesquels son témoignage ne laisse aucun doute. 

L’hospice fondé à Surate par les Banians contenait, en 1825, un grand nombre d’animaux; il s’y trouvait surtout beaucoup de vaches et de buffles infirmes; mais il y avait aussi des moutons, des chèvres, des coqs, des poules malades. Il n’y a point d’exception dans l’admission des espèces animales, et on les reçoit toutes, quel que soit leur nombre et le lieu d’où elles viennent. A l’entrée de l’établissement est une maison de bois, longue de vingt-cinq pieds, et ayant un plancher à huit pieds du sol. C’est dans cet endroit que l’on nourrit avec du grain une immense quantité d’insectes comprenant toutes les espèces qui habitent ordinairement les plus misérables demeures. Le nombre en est si grand, qu’en jetant les yeux dans ce hideux réceptacle, on ne peut rien voir de la nourriture qu’on y jette, et qu’on ne distingue autre chose qu’une vaste masse informe et animée. 

M. Burns atteste que des hospices semblables existent dans toutes les grandes villes de la région occidentale de l’Inde, et il nomme, entre autres, la cité d’Ariar, dans le Cutch, où il vit un hôpital de rats contenant 5,000 de ces animaux, nourris régulièrement avec de la farine. 

« Archives curieuses, ou Singularités, curiosités et anecdotes de la littérature. » Paris, 1831.

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