incendies

Superstitions

Publié le

inondation

Les anciens attachaient des idées superstitieuses à l’intempérie des saisons. Ainsi, les Hérules massacraient leur roi quand des pluies détruisaient les biens de la terre.

« Six choses, disent les anciennes lois d’Irlande, témoignent de l’indignité d’un roi : opposition illégale dans le conseil, infraction aux lois, disette, stérilité des vaches, pourriture du fruit, pourriture du grain mis en terre. Ce sont là six flambeaux allumés pour faire voir le mauvais gouvernement d’un roi. » 

L’historien espagnol Antonio de Solís y Ribadeneyra raconte que lorsque l’empereur du Mexique montait sur son trône, on lui faisait jurer que, pendant son règne, les pluies auraient lieu suivant les saisons, qu’il n’y aurait ni débordement des eaux, ni stérilité de la terre, ni maligne influence du soleil.

En Chine, c’est aussi une maxime reçue que, si l’année est bonne, c’est que l’empereur est béni du ciel, et ses sujets lui en tiennent compte. Mais il court grand risque d’être détrôné s’il survient quelque tremblement de terre ou une suite d’inondations ou d’incendies, car alors on croit, voir un arrêt du ciel dans ces désastres.

« L’Impartial. » Djidjelli, 1931.

Publicités

Un extincteur original

Publié le

camion-pompiers.

Le grand duc de Saxe-Weimar Ernest-Auguste avait une façon singulière de combattre les incendies. Voici l’ordonnance qu’il édictait en 1742 :

« Considérant que les incendies sont une cause de grande misère et voulant prévenir ces malheurs ou tout au moins en atténuer les effets, il nous plaît d’ordonner que dans chaque ville et village, les bourgmestres, échevins et baillis devront tenir à la disposition du public des assiettes de bois dans lesquelles on aura mangé et sur lesquelles des images et inscriptions, conformes au modèle ci-joint, auront été tracées avec de l’encre fraîche et une plume neuve, entre onze heures et midi, un vendredi pendant le décours de la lune.

Si un incendie vient à éclater ce dont Dieu en sa sainte grâce veuille préserver ce pays nous prescrivons qu’on jette dans le feu, en invoquant le nom du Seigneur, une des susdites assiettes. Au cas où l’incendie semblerait devoir se propager, l’opération sera renouvelée trois fois. Moyennant quoi les flammes s’éteindront infailliblement ! »

« Gazette littéraire, artistique et bibliographique. »  Paris, 1903.