Inde

Hospices pour les animaux

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indeLa Société asiatique de Londres a reçu sur ce sujet des détails étendus et authentiques qui lui ont été communiqués par M. Burns, officier de l’armée de Bombay. En voici quelques particularités, sur lesquels son témoignage ne laisse aucun doute. 

L’hospice fondé à Surate par les Banians contenait, en 1825, un grand nombre d’animaux; il s’y trouvait surtout beaucoup de vaches et de buffles infirmes; mais il y avait aussi des moutons, des chèvres, des coqs, des poules malades. Il n’y a point d’exception dans l’admission des espèces animales, et on les reçoit toutes, quel que soit leur nombre et le lieu d’où elles viennent. A l’entrée de l’établissement est une maison de bois, longue de vingt-cinq pieds, et ayant un plancher à huit pieds du sol. C’est dans cet endroit que l’on nourrit avec du grain une immense quantité d’insectes comprenant toutes les espèces qui habitent ordinairement les plus misérables demeures. Le nombre en est si grand, qu’en jetant les yeux dans ce hideux réceptacle, on ne peut rien voir de la nourriture qu’on y jette, et qu’on ne distingue autre chose qu’une vaste masse informe et animée. 

M. Burns atteste que des hospices semblables existent dans toutes les grandes villes de la région occidentale de l’Inde, et il nomme, entre autres, la cité d’Ariar, dans le Cutch, où il vit un hôpital de rats contenant 5,000 de ces animaux, nourris régulièrement avec de la farine. 

« Archives curieuses, ou Singularités, curiosités et anecdotes de la littérature. » Paris, 1831.

Histoires d’Anthropophages 

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pique-nique

Deux décrets rendus ces jours derniers par le Ministre des Colonies ont pour but d’extirper complètement de nos possessions africaines les pratiques de l’anthropophagie. 

Car il paraît que ces mœurs abominables existent encore chez certaines peuplades dans le Haut-Congo et dans le Cameroun. Or, au temps jadis, elles étaient répandues, non seulement en Afrique, mais aussi dans un grand nombre d’îles océaniennes, et même en Extrême-Orient. Dans l’Inde, il y avait des peuplades qui mangeaient le foie de leurs ennemis tués à la guerre. En Chine, pendant la longue guerre civile des Taï-pings, on constata maints faits de cannibalisme. Un marchand anglais de Changhaï raconta qu’il vit un jour un de ses domestiques apporter le cœur d’un rebelle et le manger pour se donner du courage. 

Cette croyance qui consiste à manger le cœur ou l’œil de son ennemi pour s’approprier ses qualités, sa force, son courage, se retrouve chez beaucoup de peuples primitifs. Ainsi faisaient les Hurons, les Iroquois et les Caraïbes, avant la conquête yankee, c’est-à-dire au temps où il y avait encore des Hurons, des Iroquois et des Caraïbes. 

Les Polynésiens, à l’époque où les premiers explorateurs européens visitèrent leur îles, avaient ces mêmes traditions d’anthropophagie. Ils croyaient qu’il fallait surtout manger l’œil gauche de l’ennemi vaincu, non point que ce fût le morceau le plus fin, mais parce  que là résidait l’âme du défunt, et qu’en absorbant cette âme, on doublait son être. Leur anthropophagie, cependant, n’était pas uniquement mystique : il y entrait aussi quelque gourmandise. Un chef mélanésien, d’ailleurs très doux et qui avait accueilli les Européens avec beaucoup d’affabilité, disait au voyageur Earle pour l’engager à goûter à la chair humaine, que cela était « tendre comme du papier ». 

Il paraît cependant que tous les plats humains ne sont pas également bons. Le docteur Clavel, qui explora les îles Marquises, en 1884, rapporte ceci : 

« J’ai connu, dit-il, un chef de Hatihéu qui avait mangé sa belle-mère…« 

Et il ajoute : 

« Comme je lui demandais s’il avait trouvé cela bon, il fit un geste de répugnance… » 

L’anthropophagie était en usage à peu près partout en Océanie chez les Papouas, chez les Néo-Calédoniens, aux Nouvelles-Hébrides. Mais la terre classique du cannibalisme c’était l’archipel de Viti. 

John-Denis Macdonald, qui explora ces îles, il y a un demi-siècle, raconte que les naturels et surtout les hommes des castes élevées, les chefs, se nourrissaient presque uniquement de viande humaine et se faisaient gloire de montrer, dans ces horribles festins, d’insatiables appétits. Un missionnaire rapporte à ce sujet le fait suivant : 

« Parmi les chefs les plus renommés pour leur anthropophagie, Ra-Undreundu fut le plus fameux de tous sans contredit. Il était un sujet d’étonnement et d’horreur pour les Vitiens eux-mêmes… Ra-Vatu, le fils de ce cannibale, se promenant un jour au milieu de  ses domaines héréditaires avec le missionnaire que l’avait converti au christianisme, montra à son compagnon des rangées de pierres placées là pour indiquer le nombre de corps humains que Ra-Undreundu avait dévorés. On eut la curiosité de les compter, et il s’en trouva huit cent vingt-deux. Ra-Vatu affirma que son père avait seul mangé tous ces corps, sans jamais admettre aucun convive à ses affreux festins…« 

Gargantua n’était en vérité qu’un petit mangeur auprès de ce cannibale polynésien. 

S’il fallait tracer l’histoire du cannibalisme en Afrique, nous n’en finirions pas. La plupart des explorateurs ont rapporté là-dessus des détails horribles. Le docteur Schweinfürt a vu chez les Niams-Niams cet épouvantable tableau : 

« Sous un éblouissant soleil de midi, dit-il, entre deux cabanes dont les portes étaient ouvertes, en face l’une de l’autre, un enfant nouveau-né et mourant gisait sur une natte. A la porte de  l’une des cabanes, un homme jouait tranquillement de la mandoline; à l’autre porte, une vieille femme, au milieu d’un groupe de jeunes garçons et de jeunes filles, coupait et préparait des gourdes pour le souper. Une chaudière, pleine d’eau  bouillante, était toute prête : on n’attendait que la mort de l ‘enfant, dont le cadavre devait servir au plat principal... » 

Depuis l’époque où l’explorateur allemand parcourut l’Afrique, il est vrai que la civilisation européenne a pénétré jusqu’au cœur du continent noir. Les pratiques  barbares reculent et s’effacent peu à peu devant elle, et le jour est prochain, sans doute, où l’anthropophagie, si elle n’a point disparu complètement, n’existera plus qu’à l état d’exception et comme le souvenir d’un horrible passé. 

Or, voici qui est singulier : C’est à l’heure où ces mœurs horribles disparaissent que la science semble les justifier. Je m’explique :

D’après une théorie de deux savants allemands, MM. E. Fischer et Abderhalden, théorie basée sur de nombreuses expériences, il est admis aujourd’hui par la physiologie que la chair qui est le plus complètement assimilée par un animal carnivore n’est autre que la chair des animaux de même espèce. Il est prouvé que, dans ces conditions, la digestion s’accomplit le plus rapidement et avec le minimum de déchets. Des savants français ont fait à ce sujet des expériences qui confirment la théorie des savants allemands. Ils ont  pris des grenouilles, ont nourri les unes avec du veau et les autres avec de la chair de grenouille, et ils ont constaté que dans un même temps, ce sont ces dernières qui ont augmenté de poids. Et pourtant nul n’ignore que la chair de la grenouille contient moins d’albumine que celle du veau. Ils ont donc conclu à la justesse de cette théorie. 

En conséquence de ces constatations physiologiques, la chair de l’homme doit être pour l’homme celle qui se digère le plus facilement, celle qui, pour employer une expression populaire qui traduit bien la pensée « profite » le plus. C’est la chair la mieux adaptée, la mieux assimilée parce que c’est celle qui fournit les éléments les plus semblables à ceux des tissus. 

Et voilà comment, à l’heure où la civilisation supprime l’anthropophagie, la science physiologique la justifie et en fait, en quelque sorte, l’apologie. 

Jean Lecoq. 1923.

La licorne

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licorne-femmeLa licorne a passé pendant longtemps pour un animal fabuleux, bien à tort puisqu’elle existe au Thibet*. On en trouve beaucoup dans le voisinage d’un grand lac situé non loin  de la petite ville d’Atdza, et les habitants de ce pays n’attachent pas plus d’importance à cet animal qu’aux autres, ne se doutant nullement que son existence a été le sujet de bien des controverses. Voici les détails qu’a donnés sur la licorne M. Klaproth, un célèbre orientaliste anglais :

La licorne du Thibet  s’appelle, dans la langue du pays, séroum, tou-kio-cheou en chinois et keré en mongol. La licorne se trouve mentionnée pour la première fois chez les Chinois dans un ouvrage qui traite de l’histoire des premiers siècles de notre ère. Il y est dit que le cheval sauvage, l’argali et le kiotouam sont des animaux étrangers à la Chine, qu’ils vivent dans la Tartarie, et qu’on se servait des cornes du dernier pour faire des arcs qu’on nommait arcs de licorne

Les historiens chinois, mahométans et mongols parlent tous de la tradition suivante : En 1224, Tchinggiskhan se préparait à aller attaquer l’Indoustan. Ayant soumis le Thibet, il se mit marche pour entrer dans l’Enedkek (l’Inde). Comme il gravissait le mont Djadanaring, il vit venir à sa rencontre une bête fauve de l’espèce appelée sérou, qui n’a qu’une corne sur le sommet de la tête. Cette bête se mit trois fois à genoux devant lui comme pour témoigner de son respect. Tout le monde fut étonné de cet événement et le monarque s’écria :

« L’empire de l’Indoustan est, à ce qu’on assure, le pays où naquirent les majestueux Bouddhas et Baddhisatvas ainsi que le puissant Bogdas ou prince de l’antiquité. Que peut donc signifier que cette bête privée de la parole me salue comme un homme ? »

Cela dit, il rebroussa chemin et retourna dans sa patrie. L’Indoustan fut sauvé par une licorne. Ce fait, pour être fabuleux, ne démontre pas moins l’existence d’un animal à une seule corne dans les hautes montagnes du Thibet. 

Il y a dans ce pays des endroits qui tirent leur nom du grand nombre de licornes qui y vivent par troupeaux, tel que le canton de Sérou-dziong, c’est à-dire village de la rive des licornes, il est situé dans la partie orientale de la province de Kham et tout près des frontières de la Chine. licorneLes licornes hantent de préférence les pays qui ont des lacs salins, elles lèchent le sel qui est déposé sur les terres environnantes, elles ont une forme gracieuse qui rappelle celle de l’antilope, elles ont de grands yeux expressifs et fort beaux, elles sont d’une couleur rougeâtre à la partie supérieure du corps et blanche dans les parties inférieures, elles sont très farouches dans l’état sauvage. Il est impossible de les approcher, car elles s’enfuient au moindre bruit. Attaquées, elles font face à l’ennemi et elles résistent courageusement. Blessées, elles poussent des cris qui se rapprochent des cris humains. 

Le mâle et la femelle ont la même apparence. 

Les caractères distinctifs de la licorne sont d’abord une corne noire longue et pointue, ayant trois légères courbures avec des anneaux circulaires vers la base, ils sont plus saillants sur le devant que sur le derrière de la corne qui a généralement cinquante centimètres de longueur et dix centimètres de circonférence. 

Second signe distinctif, la licorne a deux touffes de crins qui sortent du côté extérieur de chaque narine. Beaucoup de soie autour du nez et de la bouche. Son poil très dur est creux comme celui de tous les animaux qui habitent le nord de l’Himalaya, il a environ cinq centimètres de longueur, il est si touffu qu’il fait l’effet au toucher d’une masse solide. En dessous de ce rude poil, la licorne a sur le corps un duvet fin, doux. Ceci est un trait distinctif propre à tous les quadrupèdes qui vivent dans les régions des monts Himalaya, et les fameuses chèvres dites kachemir le possèdent aussi, et c’est avec ce duvet  qu’on fait les châles cachemir. 

Il est probable que l’antilope-licorne du Thibet est l’oryx capra des anciens, elle se trouve aussi dans les déserts de la haute Nubie. Les Nubiens la nommant ariel, les Hébreux la nommaient reèm et les Grecs monokéros

*Thibet ou tibet : les deux transcriptions orthographiques sont possibles. Cela s’explique suivant qu’on accepte l’étymologie chinoise ou thibétaine du mot.

Louis De Vorth. « Les Deux mondes. » Paris, 1880.

Gandhi à la mode

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gandhi

Gandhi est bien à la mode à Paris, ce printemps, au moins dans les conversations. L’on s’entretient partout de ce Messie, moderne et singulier, qui, avec une candeur incroyable cherche à ébranler la formidable puissance britannique…

Un homme s’attaquer à une tâche pareille! Un homme, tenter naïvement de souffler l’Inde à la domination anglaise, faut-il qu’il soit intelligent ou fou ! Pour intéresser, il a aussi ce visage extraordinaire qui rappelle celui d’un oiseau ou d’un dément. Et ce costume, sans apprêt et pourtant un peu théâtral !

Dans ce match entre Gandhi et l’Angleterre, les Français observent et sont prêts à marquer les coups…

Bien habile, celui qui discernerait dès maintenant le vainqueur. Bien habile celui qui verrait et déduirait avec intelligence toutes les conséquences d’une victoire ou d’une défaite des Britanniques dans l’Inde.

« L’Africain. » Alger, 1930.

Du chamboulement de l’écosystème

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jamaique

C’est à la Jamaïque que la chose se passe. Nos vaisseaux y avaient importé le rat noir et le rat brun, qui jusque-là y avaient été inconnus. Ils y avaient pullulé. Ils dévoraient les récoltes de canne à sucre.

Il y a dans l’Inde un animal appelé la mangouste, qui a horreur du rat et qui en est le plus terrible destructeur que l’on connaisse. Les propriétaires de la Jamaïque font venir des mangoustes de l’Inde. Les mangoustes multiplièrent et firent une si bonne besogne qu’en peu d’années rats bruns et rats noirs furent exterminés ou à peu près.

Ce fut une joie dans tout l’île. Elle dura peu. Les mangoustes, n’ayant plus de rats à se mettre sous la dent, ne furent pas assez simples pour mourir de faim. Elles dévorèrent cailles, perdrix, pigeons, veaux, porcs, chiens et chats,et, comme le régime animal ne leur suffisait pas, elles s’en prirent aux bananes, aux patates, aux ananas, aux ignames, à tous les fruits qui jadis étaient la proie des rats.

Ce n’est pas tout, attendez, voilà qui est plus plaisant :

Il y avait à la Jamaïque des variétés de serpents, très inoffensifs pour l’homme et qui lui rendaient le service de nettoyer ses plantations de l’innombrable foule des insectes nuisibles. Les mangoustes mangèrent les serpents.Les insectes délivrés de leurs ennemis suivirent à la lettre le précepte de l’écriture « Croissez et multipliez. » La Jamaïque fut bientôt couverte de nuées de tiques qui s’attaquèrent aux troupeaux d’abord, puis aux hommes.

Le fléau du rat avait été remplacé par deux autres la mangouste et les tiques.

Mais ce n’est pas fini.

Il paraît que les tiques se sont abattues sur les mangoustes. C’était faire preuve d’une noire ingratitude. Mais pourquoi voulez-vous qu’une tique soit reconnaissante ? Elles en firent périr des milliers et voilà que tout aussitôt les rats bruns et noirs ont reparu. Les mangoustes ne les avaient pas tous détruits. Ils sont sortis de leurs trous. Ils sont rentrés en danse.

Qui sait ? Les serpents vont peut-être aussi reprendre leur utile besogne. Mais s’ils exterminent de nouveau les tiques, ce sera au tour des mangoustes de reprendre la corde. Les Jamaîquois sont perplexes. Il n’y a que les naturalistes de contents. Ils font sur ces évolutions des rapports à l’Académie et les journalistes, en dépeçant ces rapports, en composent des articles.

On n’a pas encore trouvé la mangouste du journaliste.

Sganarelle. « Le Temps. » Paris, 1897.
Illustration :Henry Scott Tuke.

 

Le tigre

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Rayé de jaune et de noir, portant de longues moustaches, que personne n’ose tirer, le tigre, dont l’aspect est celui d’un gros chat, est le plus féroce de tous les animaux.

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Il vit principalement dans le sud de l’Asie, dans les Indes anglaises et en Indochine, où sa cruauté le rend redoutable.

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Lorsque arrive le soir, le tigre quitte son repaire et va chercher sa proie. Tapi dans les hautes herbes, au bord de l’étang, il bondit sur le buffle qui vient boire et le dévore. Les Indigènes l’appellent le « mangeur d’hommes ».

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Les Rajahs de l’Inde chassent le tigre à dos d’éléphant. La chasse au tigre est un sport dangereux, aussi n’est-il pas un voyageur revenant de ces lointains pays qui ne se vante d’en avoir tué au moins un.

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Le tigre cesse d’être redoutable lorsqu’il sert de descente de lit. Jamais, pourtant, il n’ouvre une gueule plus menaçante. C’est peut-être qu’alors il bâille d’ennui. 

« L’Arche de Noé ».Texte et dessins de André Hellé. 1925. 

 

Robert Surcouf

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Ce fut en 1796, que se fit connaître pour la première fois dans les mers de l’Inde, un des plus intrépides corsaires dont les annales maritmes aient conservé le souvenir.

Robert Surcouf allant acheter du riz au Bengale, rencontra trois navires marchands anglais, escortés d’un schooner armé. Présumant que ces trois navires étaient chargés de la denrée qu’il allait chercher au Bengale, il pensa qu’il s’épargnerait le voyage et le prix d’achat en s’en emparant. Cette idée sourit à son équipage : le schooner fut enlevé et les trois navires amarinés.

Il continua à tenir la mer avec le schooner, quoique n’ayant que 19 hommes d’équipage. Ayant rencontré un navire à trois mâts qui hissa pavillon anglais, il fit cacher son monde,

resta seul sur le pont, et manœuvra pour ranger le bâtiment anglais bord à bord : c’était le Triton, vaisseau de la Compagnie des Indes, armé de vingt-six canons de douze, et monté par 150 hommes.

Dès que les deux navires se touchèrent, Surcouf, avec ses 19 hommes, s’élança sur le pont, où s’engagea un combat furieux, à la suite duquel les Français restèrent maîtres du Triton

Robert Surcouf est né le 12 décembre 1773 à Saint-Malo. Il décède le 8 juillet 1827 à Saint-Servan.

« France militaire : histoire des armées françaises de terre et de mer. »   : Société de militaires et de gens de lettres. Paris, 1838.