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Industrie nouvelle

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Un jeune homme de Rome, nommé Russo, qui s’était fait blesser dernièrement par l’automobile du duc d’Aoste, en vue d’être soigné, nourri et logé à l’hôpital, est professionnel du genre.

On a, en effet, constaté que depuis longtemps ce genre d’accidents constitue sa principale ressource. Autant que possible, Russo ne se fait écraser que par les gens riches. Ce qu’il y a de remarquable chez cet individu, c’est l’habilité surprenante avec laquelle il sait éviter les blessures graves, tout en simulant parfaitement l’imprudence ou l’inattention.

« Journal hebdomadaire d’actualités. »  Paris, 1907.
Image d’illustration.

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Balzac épicier

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On sait qu’une des grandes préoccupations de Balzac fut d’arriver à la fortune, même par le commerce et l’industrie. Imprimeur, il en résulta pour lui des dettes qui l’angoissèrent presque toute sa vie.

Il voulut exploiter, en Sardaigne, des mines d’argent abandonnées par les Romains : on lui vola son idée. Aux Jardies, il rêva de battre monnaie avec un guano imaginaire, soi-disant déposé au pied des arbres. Il songeait aussi à cultiver les ananas, pour les vendre, en boutique, sur le boulevard Montmartre : chimères !

Un projet des plus chers à Balzac, en 1840, c’était la création d’une colossale épicerie, en pleine rue Saint-Denis. Mais il voulait, pour la faire prospérer, un personnel d’élite et qui eût attiré tout Paris ! On connaît les employés que se proposait d’appointer Balzac : lui, chef de la maison; Théophile Gautier, premier garçon; George Sand, caissière; Léon Gozlan, commis emballeur… Gozlan prit la chose en riant :

Attendons, dit-il, que les sucres soient en baisse. Et surtout,ne louez pas la boutique sans que je vous en parle.

Le silence obstiné de Gozlan enterra l’épicerie Honoré de Balzac.

« Revue Belge. »  J. Goemare, Bruxelles, 1926.
Illustration : montage fait maison 🙂