invités

L’opéra populaire à Venise

Publié le

orfeo

Les théâtres d’opéra vénitiens furent les premiers théâtres d’opéra réguliers et publics. Tous les théâtres qui avaient été ouverts jusque-là étaient aristocratiques. Ainsi, le grand théâtre Barberini à Rome, qui, malgré ses 3.5oo places, était un théâtre d’invités.

Une anecdote nous montre, pendant une représentation, en 1639, le maître du logis, le cardinal Antonio Barberini, futur archevêque de Reims, chassant à coups de bâton un de ses invités, un jeune homme de bonne mine, pour faire de la place aux gens de marque.

Désormais, à Venise, c’est le peuple qui a son théâtre d’opéra. Il paye : il est maître chez lui. Monteverdi, établi à Venise depuis 1613, avait prévu cette transformation artistique et sociale, et il semblait l’appeler depuis longtemps; car il écrivait déjà en 1607 ces lignes si nouvelles pour son siècle :

« Les hommes de science protestent que le peuple se trompe, et ne saurait juger. Non, le peuple a raison; et s’il contredit l’élite, c’est à l’élite à se taire. »

Francesco Cavalli. « Le Mercure musical. »  Paris, 1906.
Illustration : « Orfeo. » Monteverdi. Capture YouTube.
Publicités

Location d’amis

Publié le Mis à jour le

Sir Samuel Luke Fildes
Sir Samuel Luke Fildes

Quand on se marie, on reçoit de nombreux prospectus de fournisseurs, agences, loueurs, de voitures, etc. Mais on a trouvé mieux. Un quidam sur le point de convoler a reçu la note suivante :

Beaucoup de jeunes gens se mariant à Paris sont fort ennuyés d’être pour ainsi dire isolés à leur propre mariage. Loin du pays où ils ont été élevés, où ils ont vécu longtemps parfois, ils ne peuvent être escortés dans ce jour si solennel de leur existence par les compagnons de leur jeunesse, dont la place est cependant marquée à leurs côtés.

Cet isolement leur pèse et est parfois l’occasion de commentaires désobligeants de la part d’invités de la famille de la mariée.

Notre maison a comblé une lacune en parant à ces inconvénients.

Nous pouvons mettre à la disposition des mariés qui se trouvent dans cette triste situation un personnel de choix, jeunes gens bien élevés, causeurs agréables, danseurs élégants, dont plusieurs même sont doués de talents de société.

Nos prix sont modérés et varient suivant la classe à laquelle appartiennent les intéressés et la tenue qu’ils exigent.

Nous envoyons même en province. On traite par correspondance.

Discrétion absolue

S’adresser à…

« La Revue des journaux et des livres. » Paris, 1885.