Joconde

Ce brave Léonard !

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arsene-houssayeLes fouilles qu’on va entreprendre, aux environs d’Amboise, pour retrouver le tombeau  de Léonard de Vinci, ne seront pas les premières. En 1863, Arsène Houssaye avait déjà tenté la même découverte. 

Depuis dix jours déjà, il faisait creuser des tranchées, lorsqu’il apprit qu’un très vieil homme habitant près du château du Clos-Lucé où mourut l’auteur de la Joconde, affirmait connaître l’endroit exact de la sépulture. 

Après bien des difficultés, le vieillard consentit à conduire lui-même Arsène Houssaye. 

Chemin faisant, on bavarda, Quel ne fut pas l’étonnement de l’écrivain en entendant le paysan abonder en anecdotes sur « ce brave Léonard » comme il l’appelait. 

On arriva au cimetière ce qui était fort imprévu, étant donnés les documents qu’on possédait. Le paysan se leva, arracha de mauvaises herbes, et découvrit une inscription :

« Ci-gît, Léonard, artiste peintre. » 

Il s’agissait d’un obscur rapin, mort à Amboise de longues années auparavant. Le plus beau est qu’Arsène Houssaye dut payer le déplacement du guide !

« Gil Blas. » Paris, 1906.

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Pour faire sourire la Joconde

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joconde

Se trouvant à Florence, vers 1500, Léonard de Vinci entreprit de faire le portrait de Mona Lisa, femme de Francesco del Giocondo. Mona Lisa était une très belle femme, et elle avait un sourire si particulier, si agréable ! il lui fallait croquer parfaitement ce sourire.

Enorme difficulté que Léonard parvint cependant à vaincre, grâce à un procédé qui ne manque pas d’originalité. Il entoura la belle Mona Lisa de musiciens, de chanteurs et de bouffons qui l’entretenaient dans une douce gaieté. Léonard travailla pendant quatre ans à l’exécution de ce tableau. On ne sait combien de temps musiciens, chanteurs et bouffons furent en réquisition.

Le sourire, admirablement reproduit, plut tellement au roi François 1er qu’il acquit l’oeuvre de Léonard de Vinci pour la somme de douze mille livres. Somme énorme pour l’époque; mais on tenait cette peinture pour une chose merveilleuse et s’accordait à déclarer que la figure de Mona Lisa était d’une exécution à faire reculer l’artiste le plus habile du monde qui voudrait l’imiter.

Ce portrait est connu sous le nom de la Joconde. Vous tous qui allez l’admirer au Musée du Louvre, inclinez-vous devant l’œuvre du Maître, mais ne refusez pas un souvenir aux musiciens, chanteurs et bouffons qui, entourant le chevalet de Léonard de Vinci, ont su provoquer le sourire de la Joconde.

« Le Pêle-mêle. » Paris, 1929.

Précision : Cet article ne présente ici qu’une hypothèse… parmi beaucoup d’autres plus ou moins farfelues.