jugement

La passion du sport

Publié le Mis à jour le

football-americain

Les tribunaux du Texas, qui avaient condamné dernièrement à mort le fameux champion indien du jeu de football, nommé Wolla Toneka, viennent de lui accorder un sursis jusqu’à fin d’octobre, uniquement pour lui permettre de tenir ses engagements de la saison.

Et, dans tous les rings américains, c’est à qui jouera une suprême partie de football contre le champion qui n’a plus que six semaines à vivre. 

Wolla Toneka est né à Eagle County, il y a de cela vingt-deux ans. Il appartient à la tribu encore puissante des Choctaws. Quoique orphelin de très bonne heure, reconnu par un chef indien, il a fait d’assez fortes études et parle et écrit correctement l’anglais. 

A la suite d’une petite discussion de famille, Wolla dans un moment de vivacité a brûlé la cervelle de ses deux oncles et d’un individu nommé Henderson. 

Il sera fusillé, suivant la coutume, à l’expiration de son sursis, par conséquent dans les premiers jours de novembre, mais cela ne l’empêchera pas de jouer jusque-là au football, sous l’oeil de la police, bien entendu, contre tous les champions américains.

 Source : « L’Athlète. » Roubaix, 1897.

 

Publicités

La sagesse du magistrat

Publié le

jugement-salomon

S’il est vrai que l’histoire sans cesse se recommence et que les mêmes faits se reproduisent à l’infini, il faut tout de même convenir que les choses ne se présentent jamais sous un aspect semblable, et que depuis les premiers âges, elles se sont un peu compliquées.

Témoin l’aventure de ce magistrat de l’Etat de Géorgie qui, tout pénétré des enseignements de la Bible, voyait se présenter dernièrement devant lui deux femmes apportant un bébé de six mois, chacune soutenant que c’était son enfant.

Tel un nouveau Salomon, le juge déposa l’enfant sur la table et, saisissant un couteau, fit le grand geste de le couper en deux pour en donner la moitié à chaque femme.

« Non ! non !  s’écrièrent à la fois les mères rivales, ne faites pas cela, gardez plutôt le pauvre petit. »

Puis elles se sauvèrent à toutes jambes. L’honorable magistrat, avec l’enfant sur les bras, lui cherche maintenant une troisième mère. Ce qui prouve que la sagesse de Salomon ne suffit plus aujourd’hui.

« Ma revue. » Paris, 1907.

Juge et partie

Publié le

tribunal

A Warasdin, en Yougoslavie, le Tribunal siège dans un local dont l’État est simplement locataire. Le propriétaire, en raison d’une nouvelle loi sur les loyers, demanda une augmentation qui fût refusée.

Sur quoi le propriétaire assigna son locataire devant le tribunal même de Warasdin. Celui-ci jugea qu’à défaut de l’augmentation demandée il y avait lieu à expulsion.

Le jugement fut confirmé en appel et, s’il n’intervient pas une entente, le Tribunal, condamné par lui-même, va être expulsé…

C’est la preuve que l’on peut, en toute équité, être juge et partie.

« Le Détective. »  Paris, 1927.

L’automate

Publié le

squelette

Au temps où l’on brûlait les sorcières, pour les punir de leurs coupables pratiques, on livrait aussi quelquefois aux flammes, des hommes dont l’intelligence produisait des œuvres qui, ne pouvant être comprises du vulgaire, étaient considérées par lui comme inventées par le génie du mal.

M. Fétis, dans sa Biographie des musiciens, rapporte qu’un mécanicien d’Aix, en Provence, nommé Allix , avait introduit dans un squelette un mécanisme qui permettait à ce squelette de répéter sur une guitare, un air que ledit Allix venait de jouer sur la sienne.

Ce concert étrange, ajoute le biographe, causa de la rumeur parmi la population superstitieuse de la ville d’Aix. Allix fut accusé de magie, et le parlement fit instruire son procès.

Jugé par la chambre de la Tournelle, il ne put faire comprendre que l’effet merveilleux de son automate n’était que la résolution d’un problème mécanique.

L’arrêt du parlement le condamna à être pendu et brûlé en place publique, avec le squelette complice de ses sortilège.

La sentence fut exécutée en 1664.

« Dictionnaire des superstitions erreurs préjugés et traditions populaires. » Adolphe de Chesnel, 1856.

Justice rigoureuse

Publié le Mis à jour le

chute-clocher

Un couvreur était monté au plus haut d’un clocher pour la raccommoder. Il eut le malheur de tomber en bas, et en même temps il fut assez heureux pour ne se faire aucun mal. Mais sa chute devint funeste à un homme qu’il écrasa en tombant.

Les parents du défunt attaquèrent en justice celui qui était tombé du clocher, l’accusant de meurtre, et prétendant le faire condamner à de forts dommages et intérêts.

L’affaire fut plaidée. Il fallait accorder quelque satisfaction aux plaignants. D’un autre côté, le juges ne pouvaient punir un homicide dont un accident malheureux était la seule cause.

Il fut ordonné à celui qui demandait vengeance de monter au haut du clocher et de se laisser tomber sur celui qu’il poursuivait, lequel serait tenu de se trouver précisément au-dessous, dans la même place où le défunt avait perdu la vie.

Un pareil jugement fut la fin du procès.